Nokia libère Symbian et prouve que le modèle Open Source a de l’avenir

Symbian OS Open Source

Vous ne l’avez peut-être pas entendu sur les ondes ou vu à la télé, mais c’est vrai quand même : Nokia, l’entreprise finlandaise spécialisée dans les téléphones portables vient de racheter son éditeur d’interface Symbian (certains dirons Système d’Exploitation : ce n’est pas exact, car sur un téléphone portable, l’interface n’est autre qu’un OS virtualisé…). Bon. Mais ce qui est intéressant, c’est que juste après, Nokia a décidé d’ouvrir le code et de le passer sous licence libre !!

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Et bien que Symbian devient un logiciel libre, ce qui va permettre aux développeurs de créer pleins d’applications pour Symbian (par exemple le même genre que ce qui  été fait sur la plateforme Facebook).

Oui, mais, ce système de création tierce existait déjà sur l’Iphone d’Apple ! Alors où est la différence ?

La différence réside dans le fait que si l’Iphone avait un SDK (en français un kit de développement), la « publication » des applications tierces était plus ou moins gérée par Apple, ce qui occasionnait des interdictions par ci, des procès par là (par exemple, des développeurs créant un logiciel de lecture de musique pour Iphone concurrent à Itunes ne pouvaient pas sortir leur logiciel sous peine de procès). Bref : les développeurs en ont eu marre, et se sont tournés vers des interfaces libre comme Androïd et… aujourd’hui Symbian.

Quel est l’interêt réel de telles applications ?

Dans un premier temps, il faut bien voir que ces applications ne font pas le coeur de l’interface, puisque le logiciel sort avec un certains nombre de fonctionnalité, ce qui lui permet d’être relativement complet dès sa sortie. Sauf que, si on prend l’exemple de Facebook, on se souvient tous que l’interêt de ce réseaux social, outre de regarder les photos de ses amis ou d’écrire sur leur mur, est d’utiliser les applications externes les plus sympa : donner des surnoms, avoir un cercle représentant en couleurs les liens entre mes contacts, avoir un bloc où l’on voit les pays ou les villes que j’ai visitées, etc. Bref : un gros plus de ce service réside dans les applications créées par des développeurs tiers. Et bien c’est pareil sur les smartphones.

Tous ça pour dire que, après Google, Nokia investit massivement dans le code Open-Source ou code libre, en comprennant que ce n’est pas parce que l’on peut voir le travail des autres que l’on ne gagnera plus d’argent. Hé oui ! C’est évidemment faut.

Par contre, il est vrai que le problème de l’Open-Source est qu’il est favorable à l’utilisateur : ce dernier a le choix (l’open-Source va avec la grande diversité des offres), donc il choisit ce qu’il veut (et non pas ce qu’on veut bien lui imposer !).

J’espère vous avoir montré dans ce billet à quel point une vague de fond est en train de se former et de changer le mode économique actuel. L’ancien mode économique, celui du code informatique propriétaire, est en train de mourrir (Microsoft, l’entreprise emblématique du code propriétaire, ne va pas au mieux, surtout avec la sortie de Windows Vista très controversée). Le nouveau, celui du code ouvert et libre, se développe à vitesse grand V. Nokia, Sun, Google : tout le monde s’y met !

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