Erreur 0x800CCC0F : Résoudre le problème d’envoi des messages sur Outlook

1. Plusieurs pages de support technique existent sur le site d’Orange.
Elles se trouvent ici :

Bien sûr, comme il s’agit du support technique d’Orange, c’est la solution à essayer en premier.

2. Plusieurs pages de support technique existent sur le site de Microsoft également. Les voici :

2. Essayer de ré-envoyer les mails après avoir désactivé toute analyse du protocole SMTP par le(s) antivirus & firewall.
Attention, une grande partie des gens qui se plaignent de ce problème sur les forums constatent que ce problème s’est déclaré du jour au lendemain, suivent lors de l’envoi d’une ou de plusieurs pièces jointes. Par exemple, pour ceux qui ont Avast comme Antivirus, il faut supprimer l’analyse du courrier sortant dans l’onglet SMTP.

3. Bien vérifier que les adresses des serveurs de mail.
Les serveurs entrants (pour recevoir le courrier) sont pop.adresse-de-l-hebergeur-de-mail.fr (par exemple, pop.laposte.net ou pop.gmail.com etc.) et le serveur sortant (il ne doit y en avoir qu’un seul) est smtp.nom-du-FAI.fr (par exemple : smtp.free.fr si votre FAI est Free, smtp.orange.fr ou smtp.wanadoo.fr si votre FAI est Orange, etc.).

4. Paramétrer différemment Outlook Express en augmentant le délai d’attente du serveur.
J’ai également trouvé une technique qui pourrait peut-être marcher :
– Sélectionnez dans le menu de votre logiciel Outlook Express « Outils/Comptes ».
– Cliquez sur l’onglet « Courrier ».
– Sélectionnez le compte de messagerie.
– Cliquez sur « Propriétés » puis sélectionnez « Avancé ».
– Déplacez le curseur « Délais d’attente du serveur » vers « Long » (à droite) afin d’augmenter le temps d’attente.
– Validez en cliquant sur « OK », puis fermez.

Apple Ipod – Problème de l’écran blanc : La solution !

Un problème que pas mal de monde a eu : quand l’Ipod (Nano 8Go pour ma copine) affiche un écran blanc. Après un reset, on entend trois notes (qui font penser au Pin-Pon de la police ou des pompiers). Mais ça ne marche toujours pas.

La solution qui a marché pour elle : l’arrêt à la barbare. Appuyer en même temps sur « Menu + Bouton central » (pendant 3-4 secondes).
Après un petit temps, l’Ipod a remarché. Youpiii !

Sur le net, d’autres solutions sont préconisées : attendre que l’Ipod soit complètement déchargé, puis après, le rallumer. Pour certains ça marche.

Voilà voilà, en espérant que j’ai pu résoudre le problème de certains !

Photos : Crash d’un Boeing 747 de Kalitta Air à Bruxelles-Zaventem

Tiens, j’ai reçu ça aujourd’hui sur ma boite mail.

Quelques photos d’un ULM (Ultra Lourd Motorisé)
Hier après-midi à Zaventem (Bruxelles).
Pas de victime mais un avion qui marchera beaucoup moins bien…

Le mail était accompagné de photos, que je mets ici :



















En fait, il s’agit de l’événement suivant :

Bruxelles: catastrophe évitée de justesse après le crash d’un avion

BRUXELLES (AFP) — La catastrophe a été évitée de justesse dimanche à l’aéroport de Bruxelles où un avion cargo s’est écrasé au décollage sans faire de victime, s’immobilisant en trois morceaux à très courte distance des habitations et d’une ligne de chemin de fer.

Plusieurs associations de riverains de l’aéroport, qui demandent depuis des années l’interdiction de cette piste, ont immédiatement manifesté leur colère après un accident selon elles « prévisible ».

L’appareil, un Boeing 747 de la compagnie américaine Kalitta Air qui devait se rendre au Bahreïn dans le golfe Persique, s’est écrasé peu avant 13H30 locales (11H30 GMT) avec cinq membres d’équipage américains à bord, a indiqué à l’AFP l’un des porte-parole du gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, Jan Van der Cruysse.

Les cinq personnes ont été conduites par mesure de précaution à l’hôpital mais aucun d’entre eux n’est à proprement parler blessé. Certains seraient en état de choc.

Un toboggan jaune avait été sorti au niveau de la porte avant de l’avion pour leur permettre de sortir.

Selon la chaîne de télévision belge RTBF, l’avion transportait la valise diplomatique américaine (voiture, courrier). L’ambassade américaine à Bruxelles n’a voulu faire « aucun commentaire ».

La raison du crash n’a pu être immédiatement établie et une enquête a été ouverte.

« Il semble que l’appareil soit subitement sorti de la piste en phase de décollage et se soit crashé. C’est peut-être un problème technique, on ne sait pas », a ajouté une autre porte-parole de l’aéroport, Tru Lefevre, en écartant un accident du à de mauvaises conditions météo.

Quelles que soient les causes de la sortie de piste, les riverains qui ont senti leurs maisons trembler et les élus locaux ont exprimé leur colère.

« Depuis 2004, le samedi et le dimanche, cette piste qui est plus courte que les deux autres de près de 1.000 mètres est celle qui est principalement utilisée pour les décollages », a expliqué à l’AFP Frédéric Petit, responsable de l’association de riverains Awacss.

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Pat Benatar – We Belong : Paroles et Clips

Tiens ce sera mon Happy Hour à moi. En fait, en revoyant la pub pour Sheraton sur France 24, je me suis mis en quête d’en trouver la provenance. Je l’ai trouvé : la musique originale s’appelle « We Belong » (scoop), et elle est chantée par Pat Benatar (et pas par Maria Carey ni par Gavin DeGraw).

Voici deux clips que j’ai pu trouver sur Youtube :

Maintenant, les paroles correspondantes :

Many times I’ve tried to tell you
Many times I’ve cried alone
Always I’m surprised how well you
Cut my feelings to the bone

Don’t want to leave you really
I’ve invested too much time
To give you up that easy
To the doubts that complicate your mind

Chorus:

We Belong to the light
We Belong to the thunder
We Belong to the sound of the words
We’ve both fallen under
Whatever we deny or embrace
For worse or for better
We Belong, We Belong
We Belong together

Maybe it’s a sign of weakness
When I don’t know what to say
Maybe I just wouldn’t know
What to do with my strength anyway
Have we become a habit
Do we distort the facts
Now there’s no looking forward
Now there’s no turning back
When you say

(Chorus)

Close your eyes and try to sleep now
Close your eyes and try to dream
Clear your mind and do your best
To try and wash the palette clean
We can’t begin to know it
How much we really care
I hear your voice inside me
I see your face everywhere
Still you say

(Chorus)

Et pour ne pas partir idiot, voici une partie de sa biographie :

Pat Benatar, de son vrai nom Patricia Andrzejewski, est une chanteuse américaine, née à New York le 10 janvier 1953.

Biographie

Pat Benatar est née Patricia Mae Andrzejewski d’une famille d’origine polonaise par son père et irlandaise par sa mère. Elle grandira à Long Island, un des quartier de New York et épousera très jeune Dennis Benatar, qui lui donnera son nom d’artiste, nettement plus facile à porter que son nom de jeune fille pour faire carrière. Elle abandonnera vite son métier d’employée de banque en Virginie pour revenir courir les auditions à New York, et divorcera avant d’être connue.

Caractérisée par une voix puissante couvrant quatre octaves, initialement formée à l’opéra, elle est découverte en 1977 par le fondateur de Chrysalis Records dans le cabaret  » catch a rising star » lors d’un concours amateur. En 1979 son premier disque, In the heat of the night la propulse immédiatement dans le club des rockeuses les plus influentes, Heartbraker est le tube qui la fait connaître, il reste aujourd’hui un de ses hits les plus marquant.

Pat Benatar devient alors une véritable icône du rock des années 1980 aux États-Unis, enchainant un nombre impressionnant de succès, surtout durant la première moitié de la décennie.

Pas moins de sept albums produits entre 1979 et 1989 seront certifiés platine aux États-Unis (plus de 1 million de disques vendus). Pat Benatar remportera quatre Grammy Awards consécutifs (de 1981 à 1984) pour la meilleure performance vocale féminine rock et sera également nominée en 1985, 1986, 1988 et 1989, ses vidéos compteront alors parmi les plus diffusées sur la nouvelle chaîne musicale MTV. La chanteuse placera 17 hits singles en huit ans dans le top 40 des charts américains dont Love is a battlefield, We Belong, Invincible et Hit me with your best shot.

Le rock énergique et sexy de Pat Benatar séduira vite le reste de la planète, notamment l’Europe, l’Australie et même le Japon, les tournées organisées seront ‘sold out’ et les ventes de disques colossales. L’album Crime of Passion se vendra à plus de 8 millions d’exemplaire dans le monde.

La période 1979/1989 sera la plus prolifique et la plus réussie de la chanteuse, les quatre albums réalisés durant les années 1990 et 2000 auront une audience bien moindre et aucun single n’atteindra le top 40 aux États-Unis.

Son dernier véritable tube, All fired up en 1988, se classera deuxième dans les hits parades en Australie et aux États-Unis, dans le top 20 en Grande Bretagne et huitième au Canada.

À noter l’intéressant album True love (1991), tranchant avec son style musical habituel, Pat Benatar montre qu’elle est crédible en chanteuse de blues reprenant quelques standards américains, elle est accompagnée par un big band réputé, the roomful of blues, qui nous transporte dans un club quelque part à Chicago. L’album eut un honorable succès d’estime et reste une valeur sûre dans le catalogue de la chanteuse.

Une multitude de ‘Best of’ ont été réalisés, le plus populaire est le ‘best shot’ américain de 1989 devenu depuis un peu daté, le ‘best of’ français (1994) offre une bonne palette du savoir-faire de la chanteuse, mais le mieux produit est sans conteste le dernier Greatest Hits (Capitol Records) sorti en 2005 qui inclut toutes ses chansons majeures.

Aujourd’hui Pat Benatar partage sa vie entre Malibu en Californie et Maui à Hawaii avec Neil Giraldo son mari, guitariste et producteur, et ses deux filles; elle continue de donner régulièrement des concerts en Amérique du Nord devant un public de fans conquis et a même fait quelques apparitions en ‘guest star’ dans des séries télé. Pour honorer ses nombreux succès et sa longue carrière, elle rentrera au prestigieux Long Island Music Hall of Fame en 2007.

Les ventes mondiales de disques de la chanteuse dépassent 35 millions d’albums.

Trois vidéos à voir absolument !

D’abord pour commencer, le clip qui alimente le plus de buzz en ce moment : c’est le clip du groupe Weezer, pour la chanson du nom de « Pork and beans ».

Les critiques de la bloguosphère sont plutôt élogieuse.

  • Bienbienbien résume assez bien le clip : « Pour leur dernier clip, les mecs de Weezer sont allés chercher les Internet memes les plus célèbres. « 
  • Pingoo est très clair : « Un gros buzz en cours avec le dernier clip de Weezer, qui est clairement génial. En gros ces petits malins sont allé débaucher tous les stars de Youtube de ces dernières années, pour les faire tourner dans leurs tubes. Vous allez voir, vous devriez en reconnaitre un bon gros paquet :). Vraiment génial. »
  • Blog de nuit reste dans l’éloge : « Fan de Weezer depuis… presque toujours, j’avoue avoir été anéanti des zygomatiques, par leur nouveau clip qui est une pure bombe. À l’instar de South Park qui avait parodié toutes les vidéos star de Youtube, Weezer s’approprie les grands talents de Chris Crocker et compagnie, pour notre plus grand bonheur… »
  • Et enfin, je m’arrête avec Gérant d’estrade, qui clôture parfaitement par : « J’ai jamais rien vu d’aussi incroyable. La perfection faite numérique. Le summum du geek et de la culture web. Je suis IMPRESSIONNÉ ! ».

Ensuite, les exploits extraordinaires (je le pense vraiment) d’un jeune homme de 20 ans, Robert Muraine, alias Mr Fantastic :

Là, c’est le site Toutlebuzz.com qui résume la situation : « Robert Muraine (AKA Mr. Fantastic) vient de Los Angeles et il auditionne pour So You Think You Can Dance 2008 sur la musique “It’s Me Bitches” de Swizz Beatz. Une chose est sure il a un talent incroyable pour la danse ! »

Et pour finir en beauté, la performance de jesayplusqui en batterie dans la rue (« street bucket drums »).

3h10 Pour Yuma de James Mangold : Génial !

J’ai vu cet après-midi un film que je vous recommande : 3h10 Pour Yuma.

L’histoire : en gros, Christian Bale est un fermier américain fauché qui va participer à l’expédition du très méchant Ben Wade (joué par Russell Crowe) vers Contention, où ce dernier doit prendre le train de 3h10 pour aller à Yuma (d’où le titre) afin d’aller être jugé par un tribunal là-bas.
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Le PS, Ségolène Royal et Bertrand Delanoé

Ces derniers temps, le web a vu passer pas mal de vidéos importantes sur le PS.
Sans pour autant prendre position, j’en fait un florilège ici :

D’abord, Laurent Joffrin commentant la sortie du livre « De l’audace ! » de Bertrand Delanoé :

Ensuite, une vidéo de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charente :

La vidéo de Ségolène Royal se déclarant candidate à la présidence du PS :

Essence chère : comment fera le secteur aérien ?

Je me posais la question récemment, voyant l’envolée des prix du baril du pétrole, et je me demandais comment le secteur aérien allait réagir. Parce que ça tête, un avion.

Et en farfouillant sur le web, voilà ce que j’ai pu trouver :

Airbus termine le première vol d’essais effectué par un avion civil utilisant des carburants alternatifs
1 February 2008

Un A380 d’Airbus a réalisé avec succès le tout premier vol jamais effectué par un avion civil utilisant un carburant liquide dérivé du gaz (Gas to Liquids – GTL) dans le cadre de la première étape d’un programme de vols d’essais visant à évaluer l’impact environnemental des carburants alternatifs sur le marché du transport aérien. Le vol reliant Filton, au Royaume-Uni, à Toulouse a duré trois heures. L’appareil était piloté par Hugues van-der-Stichel et Frank Chapman.

L’A380, l’avion de ligne dont la consommation de carburant est la plus faible du marché, était équipé des réacteurs Trent 900 de Rolls-Royce. Le GTL était fourni par Shell International Petroleum. Ces essais s’inscrivent dans le cadre de l’accord signé en novembre 2007 avec les partenaires du consortium Qatar GTL, et les résultats des essais seront partagés.

L’A380 a été sélectionné parce que l’appareil est d’ores et déjà la référence environnementale dans le transport aérien. Cet appareil est équipé de quatre réacteurs alimentés par des réservoirs séparés, une configuration idéale pour effectuer des essais d’arrêts moteurs et redémarrages dans les conditions d’évaluation standard. Au cours de ce vol, le réacteur n° 1 était alimenté par un mélange de GTL et de carburant avion, alors que les trois autres étaient alimentés en carburant avion standard.

Dans le cadre du programme de recherche d’Airbus sur les carburants alternatifs, ce vol constitue la première étape d’une phase d’essais à long terme visant à évaluer le potentiel des carburants alternatifs viables et durables pour l’avenir. Le GTL pourrait être disponible dans certaines régions du monde, pour devenir à court terme un carburant de substitution pratique et viable pour l’aviation civile. Le GTL possède des caractéristiques intéressantes pour la qualité de l’air local, et présente des avantages en termes de consommation par rapport au carburant avion actuel. Par exemple, le GTL a une très faible teneur en soufre. Le carburant de synthèse peut être fabriqué à partir d’un éventail de produits à base d’hydrocarbures comprenant le gaz naturel ou les matières organiques végétales obtenues selon un procédé connu sous le nom de Fischer-Tropsch.

Les essais actuels utilisant le GTL ouvriront la voie à l’avenir aux biocarburants de seconde génération, qui ne sont pas actuellement disponibles en quantités suffisantes pour un usage commercial. Airbus étudiera les biocarburants viables de seconde génération dès qu’ils seront disponibles.

“Nous sommes heureux d’avoir réussi ce vol, qui ouvrira la voie à l’approbation de carburant de synthèse pour les avions, à l’avenir. Nous sommes fiers de faire partie du consortium qui effectue des recherches dans le domaine de carburants plus propres destinés à l’industrie aéronautique », a déclaré Sjoerd Post, Vice President Shell Aviation.

“C’est un grand événement. Le carburant et l’environnement sont des défis majeurs auxquels l’aviation doit faire face, et la coopération internationale en termes de recherche et de technologies ouvre de nouveaux horizons dans ces domaines. Notre feuille de route concernant les carburants alternatifs demande des innovations, des nouvelles idées et options qui restent à explorer, » a déclaré Tom Enders, Président et CEO d’Airbus. “Cela exige une forte coopération entre les industries et entre les pays, et c’est cette approche que nous démontrons aujourd’hui avec ce tout premier vol d’essais inaugurant l’utilisation de carburants alternatifs, une étape incontournable qui confirme l’engagement d’Airbus à devenir une entreprise éco-efficiente leader ».

Airbus est une société EADS.

Preuve que les contructeurs commencent à réfléchir sérieusement à l’avenir. Et ils ne peuvent qu’avoir raison. Quand on voit le nombre d’appareils vendus chaque année, on se demande si les compagnies aérienne pourront un jour avoir un réel retour sur investissement !

Bon, comme je ne voulais pas m’endormir trop bête ce jour là, je suis allé faire un tour sur Wikipédia afin d’en savoir un peu plus sur le GTL.

L’essence synthétique (GTL) a été produite à grande échelle pour la première fois pendant la Seconde Guerre mondiale par l’industrie chimique allemande afin d’approvisionner la Wehrmacht qui manquait de pétrole. Les territoires conquis par le IIIe Reich n’étaient en effet pas gros producteurs de pétrole et la guerre empêchait d’acheter du pétrole aux pays producteurs de l’époque. Par ailleurs, les véhicules essentiels pour le Blitzkrieg en étaient gros consommateurs.

Histoire

Avant 1939

Divers procédés avaient été élaborés avant la Seconde Guerre mondiale : Eugène Houdry, en France, fabrique de l’essence à partir de lignite (années 1920), mais le procédé est trop coûteux, et abandonné en 1930. En 1920, deux chimistes allemands, Fischer et Tropsch parviennent à liquéfier un gaz synthétique produit à partir du charbon.

Il existait également un procédé mis au point par Friedrich Bergius. Il consistait à faire réagir de l’hydrogène avec du charbon et des goudrons à une température de 450 degrés, sous une pression de 200 atmosphères, en présence d’un catalyseur.

L’essor dû à la Seconde Guerre mondiale

Ce sont les impératifs militaires allemands qui forcent à l’usage d’essence synthétique. De nombreuses usines en fabriquent, avec des rendements variables. Certaines sont situées dans les camps de concentration (On notera par exemple que la Pologne conservera quelque temps une unité d’essai à Auschwitz). La principale usine de production d’essence synthétique était située sur le site industriel de Blechhammer. Suite à la défaite nazie, les données et rapports techniques relatifs ont été récupérés par la Technical Oil Mission anglo-américaine. L’abandon de la technologie Fischer-Tropsch pour la fabrication de carburant s’imposa par la suite après la découverte des champs pétrolifères d’Arabie Saoudite: la voie synthétique ne représentait plus une alternative rentable vis-à-vis du pétrole.

Cependant, dans les années 50, l’Afrique du Sud développa une importante industrie de produits pétroliers synthétiques. Elle y fut contrainte par deux facteurs : l’Apartheid, qui causa un blocus des produits pétroliers, puis bien, plus tard, par l’arrêt des livraisons en provenance de l’Iran. L’Iran était en effet le seul fournisseur de l’Afrique du Sud , et ce jusqu’à la révolution qui renversa le régime du Shah.

Fabrication

Un carburant de synthèse peut en théorie être produit à partir de toute matière première contenant du carbone et de l’hydrogène : charbon, biomasse (déchets agricoles, ménagers, industriels…), ou gaz naturel. Les étapes sont les suivantes :

  1. Production d’un gaz de synthèse (mélange de CO et d’H2) par vaporeformage, gazéification ou oxydation partielle ;
  2. Transformation de ce gaz en brut de synthèse composé de molécules linéaires comprenant typiquement de 1 à 80 atomes de carbone (Procédé Fischer-Tropsch) ;
  3. Hydrocraquage du brut de synthèse en produits finaux (naphtha, kérosène, essence ou diesel, huiles de base pour lubrifiants, cires, produits de spécialité).

On parle des filières CTL (coal to liquids, du charbon vers les liquides), BTL (biomass to liquids, de la biomasse vers les liquides), GTL (gas to liquids, du gaz vers les liquides) en fonction de la matière première. Aujourd’hui, seuls gaz naturel et charbon sont à l’origine de productions industrielles de carburant.

La principale coupe pétrolière issue de ce procédé est en général le carburant car c’est le marché le plus vaste. Ce carburant est soit de l’essence, soit du diesel, en fonction de la variante technologique utilisée pour la conversion Fischer-Tropsch. Ce diesel d’excellente qualité bénéficie d’un indice de cétane (combustion) très élevé : il ne contient ni soufre, ni molécules aromatiques (benzène, toluène) et sa combustion produit moins de particules fines qu’un diesel traditionnel. Compte tenu de la réglementation et de sa densité plus faible, ce carburant est pour l’instant utilisé comme en mélange avec le diesel. Liquide, il ne nécessite aucune transformation des moteurs ni réseau de distribution dédié… Ces qualités pourraient selon ses promoteurs en faire le diesel propre des villes de demain. L’U.S. Air Force procède également à des tests de grande ampleur sur un B52, son ambition étant d’atteindre une proportion de 50% de carburants synthétiques pour son approvisionnement à l’horizon 2015.

Bilan environnemental

En l’état actuel des technologies, la production de synfuel est aussi émettrice de CO2 que le raffinage, voire bien davantage, lorsqu’il est issu du charbon. Et l’état des technologies en fait un mode de production d’énergie très consommateur d’énergie, et donc coûteux. Seul le développement de la filière BTL (gazéification de la biomasse) présenterait une réelle alternative. Les biocarburants 2e génération ainsi produits utilisent l’ensemble des plantes, pailles, tiges, déchets, bois et non pas les seules graines ou fruits comme les biocarburants actuels. Mais la filière BTL n’en est qu’à ses balbutiements. Si de nombreux projets de recherche sont en cours, aucune unité industrielle n’est encore active. Cependant, des unités pilotes BTL doivent également entrer en production prochainement en Allemagne. La filière BTL est confrontée à un problème majeur car les quantités de biomasse nécessaires sont énormes : il faut donc trouver un « gisement » suffisant et résoudre également les difficultés logistiques pour acheminer toute cette biomasse vers l’usine BTL.

Le renouveau de la filière GTL

Shell et PetroSA ont chacune mis en marche une unité GTL (Gas to liquids) de taille intermédiaire en 1993 : 12500 barils/jour pour l’usine de Shell à Bintulu (Malaisie), 24000 barils/jour pour l’usine de PetroSA à Mossel Bay (Afrique du Sud). La renaissance du GTL (encore à confirmer) date des années 2000. Sasol, Chevron, Shell, ExxonMobil, Syntroleum, ont notamment signé des accords avec Qatar Pétroleum au Qatar, dont les réserves gazières sont considérables, mais depuis, la plupart de ces projets ont été annulés. La première unité de production est entrée en production début 2007, Oryx GTL (34 000 barils/jour), qui appartient à Sasol et Qatar Petroleum. Shell a également débuté fin 2006 la construction de Pearl GTL, usine géante de 140 000 barils/jour. Combinés, l’ensemble des unités GTL opérationnelles devraient produire à l’horizon 2011 quelque 250 000 barils/jour (la production totale de pétrole étant de l’ordre de 84 millions de barils/jour). Un autre projet important est également en cours de construction au Nigeria (Escravos GTL, 34 000 barils/jour). Tous les autres projets GTL envisagés jusqu’ici sont suspendus, que ce soit en Égypte, Indonésie, Bolivie, Afrique du Sud… Ce dernier reste le premier producteur de carburants synthétiques au monde (200 000 barils/jour), avec sa production issue du charbon. La Chine se lance également dans de grands projets de carburants extraits du charbon.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime à 2,4 millions de barils/jour la capacité de GTL installée à l’horizon 2030… chiffre à mettre en perspective avec la prévision concernant l’évolution de la demande à la même échéance : 120 millions de barils/jour.

En mars 2006 en Europe, 3 constructeurs automobiles (DaimlerChrysler, Renault, VW) et 2 pétroliers (Chevron, Shell) ont fondé l’AFSE (Alliance for synthetic fuels in Europe) dont l’objectif est de promouvoir ces carburants en Europe.

Le 1er février 2008 Airbus teste en condition réelle à bord d’un Airbus A380 l’utilisation du GTL en tant que carburant (mélangé avec 60% de kérosène) pour l’un des quatre réacteurs de l’avion.

Perspectives

Une unité de production GTL exigeant un investissement deux à trois fois plus important qu’une raffinerie et l’accès à une matière première bon marché, seuls des projets d’envergure ont pour l’instant vu le jour chez les gros producteurs de gaz naturel (Moyen-Orient, Asie, Afrique), dans des pays qui y voient une manière supplémentaire de le valoriser.

Issu d’une ressource hydrocarbure, le bilan environnemental des carburants synthétiques issus de la filière GTL reste modérément intéressant, même si des innovations technologiques peuvent l’améliorer. L’utilisation de la biomasse (BTL) pourrait en revanche présenter un potentiel intéressant, environnemental et en termes de dépendance énergétique des pays non-exportateurs d’hydrocarbures, même si ce potentiel est forcément limité compte tenu des grandes quantités de biomasse requises.

Le maintien du brut à des prix élevés devrait toutefois favoriser le développement des filières GTL, voire CTL, et amener les carburants synthétiques à occuper une place significative dans le bouquet énergétique du futur.

Airbus A380 Air France : photos de la sortie du premier exemplaire

Le premier exemplaire de l’A380 aux couleurs d’Air France vient de sortir des hangars toulousains d’Airbus. Il sera livré à la compagnie aérienne nationale après les dernières batteries de tests nécessaires avant l’autorisation d’exploitation commerciale.

EN exclusivité, voici les photos :



Pour mémoire, Air France avait commandé 12 appareils (et deux en option), et devrait être livré à partir de 2009.

Edit : En regardant de plus près, on voit que sur la première photo l’avion est immatriculé F-ERGG ou F-ERGC, alors que sur la deuxième photo, c’est à l’évidence F-FXYO. Donc les deux avions sont bien différents, et ce sont en fait les deux premiers appareils qui seront livrés à Air France !

Edit n°2 : Il semble qu’un certain nombre d’internautes aiment à se questionner sur la valeur de ces photos. Bon, d’abord, je ne suis pas certain qu’elles sont vraies, et qu’elles ne sont pas un montage. Mais surtout : j’en ai rien à faire ! En fait, je ne comprend même pas qu’on puisse passer des heures à se poser de telles questions. Si vous avez du temps pour ne rien faire (et/ou que vous êtes passionnés d’aéronautique), sortez dehors ! Et si vous pouvez vous déplacer, allez à l’aérodrome ! Prenez des cours de planeur (ou de motorisé, mais c’est plus cher), et vous verrez, c’est mille fois mieux que de se toucher pour savoir si oui ou non, les photos ci-dessus sont un « vulgaire » montage !

Petite vidéo touchante

Voici une petite animation 3D que j’ai découverte ce matin au fil de ma navigation. Je la trouve assez touchante, et notamment la petite météorite qui est très bien humanisée.

Mais au fait, c’est quoi la différence entre un astéroïde et une météorite ?
Demandons à Wikipédia :

Un astéroïde est un objet céleste dont la taille varie de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de diamètre et qui, à la différence d’une comète, tourne autour du Soleil sur une orbite faiblement elliptique (cf. lois de Kepler). Les astéroïdes font partie de notre système solaire et ne sont pas les satellites d’une planète.

On suppose que les astéroïdes sont des restes du disque protoplanétaire qui ne se sont pas regroupés en planètes pendant sa formation.

On appelle astéroïde le corps céleste dans l’espace et météorite lorsqu’il s’écrase sur la Terre.