Tout sur : Logiciels Libres
WidgetPad: un IDE en ligne et Open-Source pour les développeurs mobiles
Caroline et moi avons beaucoup aimé l’article suivant sur la version américaine de RWW. C’est la raison pour laquelle nous vous en offrons une traduction (toute personnelle).
Satoshi Nakajima est le créateur de la première application CAD pour PC. Il l’avait créé sous Windows 95 et Internet Explorer 3 ! Aujourd’hui, il se place du côté des développeurs mobiles en créant une application révolutionnaire : WidgetPad. Il s’agit d’un IDE en ligne, gratuit et open-source, avec lequel les développeurs peuvent créer et distribuer sur les « stores » facilement, des applications pour smartphones, tout en respectant les standards web et ses technologies (HTML 5, CSS, et Javascript).
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Premiers screenshots de EyeOS 2.0, prévu pour le 1er janvier 2010
EyeOS, deuxième du nom, devrait voir le jour le 1er janvier 2010. C’est en tous cas ce qu’a déclaré son équipe de développement sur le blog officiel. EyesOS est un système d’exploitation, à l’instar de Windows ou Linux, à la différence près qu’il est en ligne. Vous pouvez donc y ajouter des applications web de différents types : cela va du simple webmail au lecteur multimédia streaming en passant par une suite bureautique. Faisant partie de la communauté Open Source, EyesOS est installable sur son propre hébergement, d’autant plus qu’il ne pèse que 4Mo.
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Le rachat de Sun par Oracle est encore loin d’être finalisé

Le ministère de la Justice des Etats Unis a peut-être approuvé le rachat de Sun Microsystems par Oracle, mais la vente pourrait être retardée par une autre institution. A Bruxelles, la Commission Européenne a encore 48 heures pour ouvrir des investigations, selon Reuters, et la Cours Européenne de Justice porte actuellement son attention sur les conséquences qu’aurait la détention de MySQL par Oracle.
J’ai découvert Piwik il y a quelques jours grâce à un article sur le blog ReadWriteWeb France : Piwik, une alternative open source à Google Analytics (lien), et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Depuis que je l’ai installé, je n’ai pas eu à m’en plaindre. Grande stabilité, belle fiabilité par rapport aux chiffres que j’obtiens sur Analytics (à quelques différences près, mais c’est normal), bref : en un mot, installez-le au plus vite.
Tristan Nitot fait une review de Firefox 3.5
Impressionnante présentation faite par Tristan Nitot, autant par les nouvelles fonctionnalités que sur l’implémentation du HTML 5. La vidéo est à voir, ce qui y est montré est assez fantastique
Les points abordés sont :
- La fréquence de rafraichissement des pages
- Le HTML 5, avec implémentation de la vidéo à part entière dans le navigateur
- La possibilité d’extraire un onglet pour en faire une page indépendante (fonctionnalité déjà existante dans Google Chrome)
- Mode de navigation privée (suppression de l’historique récent)
Un futur Java Store par Sun ?

L’App Store d’Apple a fait des jaloux, et… des petits. Aujourd’hui c’est Sun qui ouvre son App Store, dédié à la centralisation et à la commercialisation d’application Java et JavaFX.
Sun, très fier de la percée de Java au sein des entreprises, explique sa volonté de capitaliser cette réussite, par la voix de son PDF, Jonathan Schwartz : « Notre plate-forme permet de toucher plus de consommateurs que n’importe quel autre produit dans le monde ». En effet, Java compte plus d’un milliard d’utilisateurs, contre 10 fois moins pour tous les autres App Stores ! Le futur nom de la mine d’or ? Tout simplement « Java Store« . Lancée très récemment, la version Bêta de cette boutique en ligne ne propose jusqu’à maintenant que deux logiciels : le jeu de rôle RuneScape et le client Twitter FX basé sur l’API du site de micro-blogging.
Le Java Store devrait être ouvert en version finale dans le courant de l’année, sachant que la technologie et le modèle économique du site seront communiqués dans le détail début juin, à l’occasion de la conférence JavaOne à San Francisco. Sun proposera aux développeurs de s’inscrire sur le portail Java Warehouse qui sera « un dépôt central pour l’ensemble des applications codées en JavaFX ». L’inscription sera facturée 50 dollars ; d’un autre côté, l’éditeur aura pour rôle de contrôler le contenu et la sécurité de l’application proposée, avant de la diffuser sur sa boutique. Enfin, un système d’enchères permettra aux développeurs de placer leurs applications en tête d’affiche sur le site : ainsi, et d’une manière très similaire à l’App Store, Java espère attirer des développeurs et créer ainsi des échanges financiers entre utilisateurs et professionnels de la programmation.
Qui est visé ?
Bien sûr, certaines sociétés vont en prendre un coup. Je pense notamment à tous ces sites qui proposent de mettre les développeurs en contact avec des clients. Ces développeurs, pour peu qu’ils aient de bonnes idées (ou qu’ils aillent un peu voir ailleurs – sur l’App Store par exemple – ce qui se fait, et qui est apprécié), et qu’ils prennent la peine de le développer, pourront donc à l’avenir avoir un lieu privilégié pour mettre en vente leurs applications. C’est, je crois, vraiment important, car si mes souvenirs sont bons, ce sera le premier App Store pour PC/Mac (ben oui, jusqu’ici on avait des App Store pour iPhone, Blackberry, Android, Nokia, Windows Mobile : bref, le monde du mobile, mais rien pour le monde du PC).
Un nouveau modèle économique pour le Logiciel Libre
Je sais que je ne parle que de ça, mais cette news m’offre l’occasion d’en parler à nouveau : le Java Store offre une réelle autoroute pour la commercialisation des applications faîtes à partir d’un Langage/Logiciel Libre : Java. Et prouve par la même occasion que ce n’est pas parce que Sun offre totalement gratuitement cette gamme de produits (en fournissant les sources de toutes les briques de Java), qu’ils ne peuvent pas avoir de retour sur investissement. La gratuité et la souplesse de Java (offerte par son statut de logiciel libre) ont largement contribué à en faire un standard, adopté par environ un milliard d’utilisateurs à ce jour. Le produit plait, est utile, correspond à un besoin. Ne reste plus qu’à le rentabiliser, et c’est possible, grâce à un service supplémentaire qui viendrait se greffer sur ce standard.
Au final, on a là une entreprise (Sun), qui s’est d’abord constitué une base d’utilisateurs (donc a d’abord prouvé sa valeur et l’utilité de son produit), pour, en toute fin de processus, aller chercher une possible rémunération en plus du service déjà proposé. Je dit Bravo.
[Photo]
Sur ce même blog, je suis souvent amené à exposer mes arguments pour montrer pourquoi et comment le logiciel libre peut être un facteur bénéfique pour l’économie. Ce matin, j’ai eu la chance de lire un article fort intéressant (ci-dessous), qui expose 10 points à développer pour permettre au logiciel libre d’apporter encore davantage pour la situation globale économique. Ce document est bien rédigé, plutôt bien expliqué, et permet, je le pense, à qui ne croit pas encore au logiciel libre (souvent par méconnaissance), d’obtenir quelques éléments supplémentaires dans la compréhension de ce mouvement.
Bien sûr, je ne vous le cache pas, ce billet est grandement créé pour devenir un bookmark récurrent lorsque je ferai référence aux raisons d’adopter une brique libre dans un projet
Relancer l’économie numérique grâce au logiciel libre
[ 5 juin 2009 | Communiqué ]
Dans le contexte de la crise actuelle, le logiciel libre apparaît de plus en plus comme un atout pour favoriser la relance économique et pour renforcer la compétitivité des entreprises et l’emploi en France. 10 propositions sur la table.
En favorisant l’innovation ascendante, le logiciel libre permet également aux entreprises de se préparer dès à présent à accéder à des positions de leader dans la perspective d’une sortie de crise à l’horizon 2010-2012.
Le logiciel libre est un important facteur de compétitivité pour les entreprises qui en font usage. Parce qu’elles obtiennent un service et des outils informatiques de qualité à un moindre coût, ces entreprises sont mieux armées pour s’inscrire dans la compétition internationale, et à leur tour créer des emplois. Ainsi, une relance appuyée sur le logiciel libre ne bénéficie pas aux seuls acteurs d’une filière, mais se propage en création de valeur pour l’ensemble de l’économie.
Le logiciel libre est également un catalyseur de l’innovation. Parce qu’il est fondé sur une logique de partage de la connaissance et de validation par les pairs, le logiciel libre s’insère parfaitement dans une démarche d’innovation, dont il est à la fois l’outil, le produit et le vecteur de création de communautés innovantes. Comme le soulignait récemment Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’État à l’Économie numérique, dans une interview au quotidien La Croix : « [d]ans le libre, il faut sans cesse inventer et améliorer des produits pour pouvoir survivre. L’avantage du libre est son caractère innovant. »
Voici 10 pistes d’action pour le Gouvernement, sur la base d’analyses et de rapports récents consacrés à l’économie numérique et à la compétitivité des entreprises. Elles ont été élaborées par PLOSS.
1. La non-discrimination à l’égard les logiciels libres dans les appels d’offres publics ainsi que des recommandations objectives, claires et actionnables sur l’usage des logiciels libres dans les administrations et collectivités.
2. Une prise en compte accrue du logiciel libre dans l’enseignement et la formation professionnelle (ajustement des programmes, formations initiales spécifiques, thématiques prioritaires pour la formation continue, etc.).
3. Une articulation claire des exigences d’interopérabilité au sein de l’administration, en mettant en avant les standards ouverts librement implémentables, et en finalisant en priorité le RGI (Référentiel Général d’Interopérabilité).
4. Une position claire de la France contre les brevets logiciels, néfastes pour l’innovation, cause d’incertitude juridique et destructeurs de valeur pour l’économie.
5. La condamnation des pratiques commerciales de vente liée de matériel et logiciel ou du « bundling » qui rendent l’accès au marché plus difficile aux produits challengers, en particulier issus du Logiciel Libre.
6. Une orientation des investissements en R&D vers le logiciel libre, en tenant compte de ses spécificités (via notamment Oseo, des fonds d’investissement spécifiques, ou les pôles de compétitivité).
7. Une simplification des aides, l’accélération des règlements et des conditions d’attributions (par exemple, condition sur les fonds propres) qui ne pénalisent pas les PME du libre.
8. Sur le modèle du « Small Business Act » américain, l’attribution d’une part minimale de commandes publiques aux PMEs, afin de soutenir leur croissance.
9. L’incitation fiscale en faveur de la participation au développement de logiciels libres et, dans le cadre de projets financés par l’état, l’encouragement au reversement de contributions au logiciel libre.
10. Sur le modèle de la fondation Apache, l’introduction d’un statut particulier d’ « association à but non lucratif dédiée au logiciel libre », et l’instauration de la déductibilité fiscale des donations en nature sous la forme de code source ou de temps-homme au bénéfice de ces associations.
Stéphane Fermigier, Founder and Chairman, Nuxeo.
Contenus libres : le travail est énorme !
Je me faisais la réflexion joyeuse que, au contraire d’un certain nombre de domaines plus ou moins verrouillés car depuis trop longtemps exploités, le domaine des contenus libres de droits (ou plus exactement sous licence Creative Commons) est encore tout neuf, et donc reste à construire.
Voilà un domaine ou, autant sur le plan des bouts de son, des photos, des petites vidéos, des textes, bref : les contenus sous licence libres se comptent encore seulement par milliards, quand on pourrait en multiplier la quantité par le même nombre ! Bref : il est un plaisir non dissimulé que d’apporter à tous une photo, une vidéo, un texte utile.
Comment faire ?
A vrai dire, ça n’est pas si difficile. Soit vous utilisez des plateformes déjà faites, telles que Flickr (pour les photos et vidéos courtes) ou Jamendo (pour les sons), soit vous la créez vous même (un blog de base suffit), et vous distribuez vos contenus (de toute sorte) en facilitant leur téléchargement, et en précisant bien sous quelle licence libre ils sont.
Ainsi, quand vous prendrez une photo de chez vous (une fleur, comme celle que vous pouvez voir ci-dessus), permettez-en le partage ! De toute façon, vous n’y perdrez rien, et au contraire, vous gagnerez peut-être la fierté de voir votre travail admiré ça et là !

Bouygues Telecom a eu la très bonne idée de lancer dès début juillet 2009 un mobile sous Android, en concurrence directe (à mon avis) avec le HTC G2 Magic de SFR. Bien sûr, en temps que mobile sous Android, il fait également penser au HTC G1 Dream d’Orange, mais bon, le fait qu’il n’embarque pas de clavier physique reste une grosse différence.
D’une manière générale, le Samsung i7500 Galaxy propose des caractéristiques très intéressantes :
- Système d’exploitation Android “Cupcake 1.5″
- Écran 3,2″ HVGA (320×480 pixels) AMOLED
- Appareil photo 5 Mp (Auto Focus), Flash LED
- Vidéo : MPEG4, H.263, H.264, WMV
- Audio : MP3, AAC, AAC+, e-AAC+, WMA
- Connectivité HSDPA, HSUPA (900, 1700, 2100 MHz), Edge et GPRS (850, 900, 1800, 1900 Mhz)
- Navigation Internet et applications Google : Search, Maps, Gmail, You Tube, Calendar, Google Talk, Android Market
- Clavier tactile AZERTY
- Bluetooth 2.0, USB 2.0, MicroUSB, Wi-Fi, Micro SD, Prise jack 3,5 mm
- Mémoire interne : 8 Go
- Batterie 1500 mAh
- Dimensions 115 x 56 x 11,9 mm
On voit peu à peu que même si Bouygues Telecom vient de sortir à grand renfort de publicités l’iPhone, Android devient un enjeux qui semble tout aussi grand.
Mon avis est que, d’ici très peu, on va tous se retrouver avec une très large majorité de mobiles tactiles, sous Android ou… sous iPhone OS (donc l’iPhone). En tout cas, à l’heure actuelle, les constructeurs semblent penser que Android, avec l’apport de la communauté open-source, est le seul OS mobile capable de rivaliser avec celui de l’iPhone, ce pour un cout de développement optimal. Sachant aussi que d’ici peu, et progressivement, le grand nombre de smartphones vendus sous Android vont créer un effet de popularisation intrinsèque. Je m’explique : de la même façon qu’avec Windows, si la large majorité des smartphones sont sous Android, les utilisateurs vont « connaitre » cet OS, et donc vont « en redemander ». Bref : à force d’être bon et gratuit, Android va être… incontournable !
La chaine techno a fait une démonstration vidéo du Le Samsung i7500 Galaxy sous Android :

Je viens de lire avec grand plaisir que Nicolas Dupont-Aignan, pourtant considéré sur l’échiquier politique comme à droite de l’UMP, soutiendrait les licences Creatives Commons. Pourquoi ? Car il vient de publier un livre sous cette licence (voir ci-dessous), et plus précisément sous la licence CC BY SA.
En tout cas, c’est vraiment une bonne nouvelle, de voir que certains hommes politiques comment à comprendre un peu la philosophie du libre, et cela augure de bonnes choses pour le futur. Au delà de ça, j’espère participer au buzz qui pourrait montrer aux autres politiques que : 1. Les licences CC ce n’est pas de la merde (et que ça méritait d’être considéré au même titre que les licences copyrightées à mort), et que 2. Alban\o/ a encore fait une idiotie en les rejetant de la loi Creation et Internet. Mais bon, on est plus à ça près.
Au passage, je constate avec plaisir que pendant que l’UMP creuse sa tombe européenne, d’autres partis (je pense notamment aux Verts, mais on peut désormais y ajouter Debout La République de Dupont-Aignan) montrent que, à gauche comme à droite (je ne suis pas ici pour donner une quelconque consigne de vote), une alternative plus « honnête » est possible.
Très opposé à la loi Création et Internet qu’il juge faite pour « les amis du Fouquet’s », Nicolas Dupont-Aignan met ses actes en accord avec ses paroles. Dans la perspective des élections européennes du 7 juin prochain, le député de l’Essonne vient de publier son nouveau livre, Le Petit Livre Mauve, sur Internet. Mieux, et c’est une première pour le livre d’un homme politique de premier plan, il est proposé sous licence Creative Commons by sa, qui permet à tous les internautes de le consulter, de le modifier et de le distribuer gratuitement, à condition de citer l’auteur.
C’est l’éditeur InLibroVeritas, spécialisé dans la publication de livres sous licence libre, qui édite ainsi le dernier ouvrage de Nicolas Dupont-Aignan. Les lecteurs qui le souhaitent peuvent commander une version papier de l’ouvrage de 150 pages, pour seulement 2 euros l’exemplaire.
Nicolas Dupont-Aignan explique ainsi sur son blog que « ce livre est publié par Inlibroveritas, une maison d’édition originale qui fait le pari innovant de l’émergence d’un nouveau modèle économique et culturel du livre, fondé sur l’accès gratuit aux Å“uvres sur internet. Créée en 2005 par Mathieu Pasquini, Inlibroveritas édite des livres sous licences totalement libres de droits, qui sont diffusés à la fois sur support physique payant et sur support numérique gratuit par internet. Le site communautaire d’Inlibroveritas constitue ainsi une sorte de bibliothèque ouverte contenant toutes les Å“uvres publiées par cette maison et qui draine plus d’un million et demi de connexions par mois. La démarche d’Inlibroveritas s’inscrit dans le concept d’ « édition équitable », qui est un peu au livre ce que la licence globale – l’un des combats majeurs de Debout la République – est à la musique et au cinéma« .
Une jolie publicité, très méritée.
Abécédaire sur l’Europe, « le petit livre mauve offre toutes les clés importantes à la compréhension des faits et enjeux liés à ces élections européennes, pour que celles-ci ne soient pas, une fois de plus, des élections pour rien« .
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