Tout sur : Actus du monde

Carla Bruni est contre la loi Création et Internet (la fameuse loi HADOPI) !

C’est une assez bonne nouvelle : les pirates ont un soutien de charme, jusque dans les (anti)-chambres de l’Elysée ! En effet, Carla Bruni (l’actuelle femme du Président de la République, pour ceux qui resteraient chez eux sans jamais ouvrir un quelconque journal) s’est exprimée pour le piratage, parce que, comme elle l’explique, si un artiste est piraté, c’est qu’il intéresse un certain public !

Pour être précis, elle a déclaré : « je dit [...] que j’ai grand plaisir à être piratée, car au fond quand on est piraté c’est qu’on intéresse les gens.« . Si ça c’est pas un soutien !?
Allez hop, la vidéo :

Une manifestation contre HADOPI

Alors je pourrais également reparler de la manifestation contre la loi HADOPI, qui se déroulera le 25 avril, à laquelle je prendrai certainement part, et pour laquelle vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire ici (mais vous pourrez venir même si vous ne vous êtes pas inscrit). N’oubliez pas : la loi n’est que retardée (elle sera sans doute votée le 27 avril), mais elle a subit un revers de taille lors de son rejet du 9 avril dernier. En clair, on n’est plus si loin de la victoire, et il suffirai d’un coup de fil de l’Elysée au ministère de la culture pour que les rapporteur M. Riester et la ministre de la culture Mme Albanel « décident d’un commun accord » que la loi a besoin de quelques modifications… Et qu’en clair, on mette le projet de loi définitivement à la poubelle, surtout avec l’arrivée à grand pas des élections européennes, où le gouvernement (et surtout son chef) n’a pas vraiment envie de prendre une raclée monumentale.

Après le rejet, les murs se fissurent

Notez aussi que le rejet du projet de loi a eu le mérite de délier quelques langues, autrefois bâillonnées dans les rangs de la majorité (le joli prétexte de la solidarité du groupe UMP au texte, même si celui-ci est une vraie honte). Cette fois-ci c’est le député Christian Vanneste, pourtant réputé pour ses positions plutôt conservatistes, qui démonte la loi HADOPI :

Bref : plus ça va, plus on sent et on entend que le projet est aussi nul que sa réputation est mauvaise. Ne reste plus que les dirigeant ne notre pays comprennent une fois pour toute que Internet n’est simplement pas l’affaire de quelques gus dans leur garage, mais plutôt une part intégrante de la société, qu’il serait plus que risqué de laisser pour compte…

Quand la Read Write Culture contribue à la paix dans le monde

Playing For Chance : la Read Write Culture aide la paix dans le monde

J’ai découvert cette vidéo via un article de Numérama, et même si cela n’y est pas mentionné, c’est de la Read Write Culture dont il est question : les artistes ré-interprètent la chanson Stand By Me, en y ajoutant une touche personnelle qui qui valorise différemment le morceau original.

Les artistes chantent tous pour une noble cause : les profits générés vont à l’association Playing For Change, qui a pour but, en favorisant la création de liens entre les artistes de contrées différentes, à contribuer à la paix dans le monde. L’association peut d’ailleurs être fier d’avoir été à l’origine du financement d’une école de musique dans le quartier pauvre et violent de Gugulethu en Afrique du Sud, et d’un centre de réfugiés pour les tibétains en Inde et au Népal.

Vous pouvez acheter les morceaux de musiques créés par l’association notamment sur iTunes, ou acheter des produits dérivés, mais la meilleure façon de voir et connaitre l’association est certainement de se rendre sur son site web : Playingforchange.com.

Une piste intéressante pour le traitement du VIH

C’est sans doute la bonne nouvelle de la semaine, et elle nous est apportée par Thomas. Pour faire court, les scientifiques ont remarqué que via une injection de moelle osseuse, un patient avait perdu toute trace de contamination au VIH 20 mois plus tard.

Je ne vais pas me lancer dans une quelconque explication technique, via laquelle je risquerais trop d’écrire des erreurs, mais je vous invite très fortement à aller lire cet article, qui donne de l’espoir.

[Photo]

Quand Mininova s’allie avec une Major pour promouvoir l’achat de musique

Victoire !

ENFIN ! ENFIN !

Je ne crie pas encore victoire, mais voilà LE rayon de soleil sur la journée : Numérama relate qu’une Major a signé un partenariat avec le site de torrents Mininova pour proposer à côté des liens de téléchargement torrent, les liens pour acheter légalement des contenus prémium (le CD physique par exemple, ou encore un beau coffret incluant des posters, des vidéos sur l’enregistrement du CD, des dédicaces,etc.).

Voilà l’article en question :

Mininova aide les artistes à gagner de l’argent grâce à BitTorrent
Peer-to-Peer -

Le site de liens BitTorrent néerlandais Mininova, moins connu mais plus utilisé que The Pirate Bay, propose aux labels d’offrir toute leur musique en partage et de bénéficier en retour d’une vitrine pour exposer leurs produits dérivés et leurs coffrets physiques payants. Un premier label a décider de tenter l’aventure.

Même s’il est lui aussi poursuivi par les ayants droit dans un procès qui sera organisé dans quelques semaines, le moteur de recherche de liens BitTorrent Mininova ne veut pas se mettre dans les pas de The Pirate Bay. Il estime que BitTorrent est un moyen de distribution qui profite aux artistes et labels indépendants, et veut les aider à en tirer profit. Ainsi après avoir déjà lancé un service de distribution pour mettre en avant les contenus légaux proposés gratuitement par ses partenaires, proposé le streaming des MP3 partenaires, testé le financement de contenus par la publicité, Mininova lance une nouvelle fonction qui permet aux créateurs de vendre des contenus premium pour les utilisateurs.

Le label néerlandais Beep!Beep! s’est ainsi mis d’accord avec Mininova pour diffuser gratuitement l’ensemble de son catalogue sous licence Creative Commons par BitTorrent. En échange, Mininova met en avant une boutique qui permet aux internautes qui le souhaitent d’acheter des coffrets matériels des chansons, et bientôt des billets de concerts ou des produits dérivés. Le tout avec une réduction de 20 % pour les utilisateurs de Mininova, qui participent à diffuser la musique en donnant de leur bande passante pour l’upload.

« Selon nous les torrents sont une excellente manière de présenter notre musique. C’est pourquoi Beep!Beep! et Mininova se sont alliés« , explique le label.

« Nous apprécions le fait que vous fassiez l’effort d’écouter de nouvelles musiques. En fait, nous aimerions vous remercier pour le télécharger et le seeding de notre musique en vous donnant une réduction sur les copies matérielles« .

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

FANTASTIQUE !

Retour d’expérience sur le passage de la Gendarmerie Française en logiciels libres

Comme vous le savez sans doute, la Gendarmerie Nationale est passé aux logiciels libres ces dernières années, ce qui lui aura permit de réaliser d’une part des économies directes sur les licences, mais également d’acquérir une indépendance au niveau des éditeurs de logiciels. Les solutions qui ont été choisis pour remplacer les précédentes s’appellent notamment OpenOffice.org, Firefox et Thunderbird. Le Lieutenant Xavier Guimard a fait une présentation, dans laquelle il retrace cette migration, et donne un avis à posteriori sur cette évolution :

Cette migration a grande échelle permet, après celle de l’Assemblée Nationale, de montrer une nouvelle fois aux entreprises que le Logiciel Libre est aujourd’hui une solution tout à fait compétitive avec le logiciel propriétaire, et même que cette solution apporte davantage de garanties dans tous les aspects sensibles, tels que la pérennité du support (car il y a indépendance totale par rapport à l’éditeur), ou la possibilité d’analyser ce que fait exactement le logiciel.

Mme Albanel seule au monde avec sa riposte graduée

Un article très intéréssant Guillaume Champeau pour Numerama.com, qui nous démontre point par point que l’argument de Christine Albanel, selon lequel « la riposte graduée est un système adopté par de multiples pays dans le monde » est un argument qui ne tiens pas la route. J’adore ce type d’article, où la pugnacité d’un journaliste met à mal toute la campagne de propagnade d’un(e) homme/femme politique (en fonction ou non).

Riposte graduée : l’étrange tour du monde de Christine Albanel
Société 2.0 -

L’Irlande a été citée par Christine Albanel comme un exemple où la riposte graduée était déjà en oeuvre. Mais les FAI irlandais ont fait savoir qu’ils refusaient finalement de collaborer dans ce sens avec les maisons de disques. Tous les pays cités par la ministre de la Culture ont fait marche arrière, sauf la France, qui s’obstine.

Lors de sa présentation du projet de loi Création et Internet, Christine Albanel avait assuré aux députés que « des pays, de plus en plus nombreux, pratiquent l’envoi de messages d’avertissement aux internautes », citant en exemples les États-Unis, la Norvège, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Irlande (ce que chacun peut vérifier sur le site de l’Assemblée nationale).

Prenons les dans l’ordre :

  • Les Etats-Unis : la RIAA cherche encore des fournisseurs d’accès prêts à collaborarer avec elle à l’envoi de messages d’avertissements aux internautes ;
  • La Norvège : non seulement les FAI ont refusé de suivre les ordres intimés par l’industrie musicale, mais en plus le ministre norvégien de l’Education et de la Recherche s’oppose à la riposte graduée et propose la licence globale ;
  • Le Royaume-Uni : après l’avoir envisagée, le gouvernement britannique a finalement rejeté la riposte graduée et promis une solution alternative pour l’automne prochain ;
  • La Nouvelle-Zélande : consciente des difficultés causées par la riposte graduée, l’administration néo-zélandaise a décidé de geler la législation qui devait entrer en vigueur fin février.
  • L’Irlande : le cas est plus compliqué. Le principal fournisseur d’accès du pays, Eircom, a d’abord accepté de se soumettre aux ordres des maisons de disques pour éviter des représailles judiciaires. Mais les choses semblent se compliquer…

L’Association des Fournisseurs d’Accès à Internet en Irlande (ISPAI) a décidé d’envoyer un courrier (.pdf) à l’Association de la Musique Enregistrée Irlandaise (IRMA) pour lui faire savoir qu’elle rejetait tout chantage et toute riposte graduée contre les internautes. « La vie privée des utilisateurs de communications est protégée par les législations européennes et irlandaises. Il n’est pas possible de s’attendre à ce que les FAIs les ignorent simplement parce que ça ne convient pas à une autre partie privée« , notent les fournisseurs d’accès dans leur courrier adressé le 13 mars dernier.

« L’ISPAI est déçue que le grand potentiel qu’apporte internet, pour offrir des chances de se connecter aux utilisateurs via de nouvelles manières et de développer de nouveaux modèles économiques, soit manqué par l’industrie de la musique enregistrée. Internet a révolutionné un nombre incalculable d’autres services où les consommateurs ont bénéficié d’une accessibilité à tout moment, d’un choix plus large et de prix réduits« .

Or l’ISPAI regroupe les principaux fournisseurs et prestataires irlandais parmi lesquels figurent BT Ireland, O2, Verizon, Vodafone, Clearwire, Google Ireland, UPC Ireland et… Eircom. La position exprimée a été adoptée à la majorité, mais engage Eircom, qui devrait donc renoncer à la riposte graduée et au filtrage de The Pirate Bay.

La France est véritablement le seul pays au monde à s’obstiner dans la voie de la riposte graduée.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Social Media et Démocratie, une conférence publique du Social Media Club France à La Cantine

Social Media et Démocratie, une conférence publique du Social Media Club 3

« Social Media et Démocratie » était une conférence publique du Social Media Club France qui a eu lieu hier soir à La Cantine de 19h00 à 21h30.

Les intervenants étaient :

  • Nicolas Vanbremeersch alias Versac, fondateur et PDG de Spintank et célèbre blogger politique,
  • Quitterie Delmas, célèbre blogueuse du MODEM,
  • Benoit Thieulin, Fondateur et PDG de la Netscouade, créateur de desirsdavenir.org,
  • Nicolas Voisin, fondateur, PDG de 22mars et bloggeur sur Nuesblog.com.

Le thème de la conférence : Les nouveaux medias sociaux sont-ils une nouvelle forme d’action tenant compte de la singularité de chacun, une communication synaptique entre militant ? Doit-on considérer comme un cinquième pouvoir les nouvelles communications ( cf Twitter et Bolloré) ? Quelle optimisation de la circulation du message politique et pour quel périmètre d’action ? Quel poids financier et quelle influence sur le lobbying ont-ils ? Le netizen consomme-t-il de la politique pour réenchanter la démocratie ?

Qu’en a-t-on pensé ?

Une soirée très agréable et instructive. Bien que les participants étaient tous plus ou moins engagés politiquement (en dehors des partis politiques), le débat est resté relativement neutre. Ce qui est assez appréciable et qui permet à mon sens de mener sereinement un débat constructif.
Le découpage de la soirée a été fait de sorte à favoriser l’échange entre la salle et les intervenants. Les interventions étaient donc plutôt courtes (quinzaine de minutes), ce qui à permis de garder l’attention du public. Je tiens d’ailleurs à préciser qu’il s’agit d’un public assez large. Ne pensez pas qu’il ne s’agisse que d’une réunion de geeks qui se posent des questions de geeks (en fait, la proportion de femme était peut-être supérieure à la moyenne). Lors des questions les intervenants ont eu à répondre aux questions de bloggeurs, sociologue, avocat, maire-adjoint, ce qui a permit d’aborder des aspects vraiment variés autour du sujet de départ.

Toutefois, j’ai ressenti une certaine inégalité dans la qualité des prises de paroles. Alors que Nicolas Voisin, Benoit Thieulen et Versac se montraient vraiment pragmatiques et réaliste, Quitterie Delmas m’est apparue avec son idéalisme et son utopisme quelque peu naïve, ce qu’elle a pour autant revendiqué très clairement, argumentant ses opinions.

Donc en résumé voici les raisons qui font que je vous conseille d’aller à ce type de réunion :

  • des interventions de qualités et argumentées
  • un public large (il n’y avait pas seulement des geeks, mais des avocats, sociologues…)
  • une ouverture d’esprit des intervenants ainsi qu’une grande accessibilité de ceux-ci
  • et enfin un cadre sympa : La Cantine !

Social Media et Démocratie, une conférence publique du Social Media Club 5

Social Media et Démocratie, une conférence publique du Social Media Club 6

Social Media et Démocratie, une conférence publique du Social Media Club 8

Les autres photos que j’ai prises durant cette soirée sont disponible sur l’album Flickr créé ici.

Sinon, j’ai pu prendre quatre vidéos (qui valent ce qu’elles valent, hein) des questions et réponses :

Là c’est Quitterie Delmas qui répond :

Nicolas Voisin répond au niveau de la différence entre opinion et démocratie, Benoit Thieulin prend la suite (et Quitterie Delmas finit) :

Nicolas Vanbremeersch (Versac) s’exprime sur l’utilisation des réseaux sociaux et l’utilisation de ceux-ci par les différents élus :

Versac, Benoit Thieulin, puis Quitterie Delmas, parlent des engagements que représentent une communauté d’utilisateurs :

Le Réseau des Pirates /-) : la conférence de presse à La Cantine

Conférence de presse "le Réseau des Pirates /-)" à La Cantine

J’étais ce soir à La Cantine, à la conférence de presse du tout nouveau Réseau des Pirates, afin d’écouter leurs arguments. Bien sûr, je suis d’accord avec la grande majorité de ce qui a été dit, mais je continue à être pessimiste sur l’issue de cette lutte.

Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. D’abord parce que globalement, pour comprendre les enjeux de la lutte contre le téléchargement légal et la légalisation du P2P, il faut avoir à mon avis certaines notions technologiques (comprendre les bases d’internet et du partage via les réseaux P2P), notions que je pense peu répandues dans le personnel politique actuel. Ensuite, je crois qu’il y a un gros problème qui subsiste : celui de l’idée reçue selon laquelle le téléchargement P2P nuit à l’économie. Or cette idée reçue n’est jamais remise en cause, et même pas parmi les médias ! Tout ça pour dire que je crois cette cause pour l’instant mal engagée.

Je vous renvoie tout de même à la lecture de deux articles sur le blog ReadWriteWeb France : « Un rapport commandé par le gouvernement Hollandais conclu à un impact « très positif » du peer to peer sur l’économie » et « Hadopi est une mauvaise réponse faite par des gens désemparés ».

Enfin, une vidéo que j’ai pu prendre à l’issue de cette conférence de presse, d’une discutions entre Damien Douani (ReadWriteWeb France), Benoit Thieulin (La Netscouade), Maurice Ronai, et Jean-Bernard Magescas.

A propos du contrôle de l’accès à Internet dans les lieux publics

Je me fend d’une lettre ouverte à Christine Albanel, actuelle Ministre de la Culture. Pourquoi ? Suite aux propos que j’ai entendu sur France Info :

Faut-il filtrer l’accès à Internet dans les lieux publics ? C’est l’idée du ministre de la Culture Christine Albanel. Celle-ci suggère que les points d’accès Wifi gratuits situés dans les bibliothèques, les mairies, les écoles, les hôpitaux et peut-être même dans des endroits privés comme les Mac Donald’s puissent être verrouillés pour ne donner accès qu’à une sélection de sites Web soigneusement triés sur le volet. Il s’agit bien entendu d’éviter que l’on puisse télécharger illégalement des films ou se connecter à un site pédophile dans un lieu public. [...] Quels sites seraient autorisés à figurer dans cette « liste blanche » ? Sur quels critères seraient-ils choisis ? Et surtout par qui ? Selon un document de travail dévoilé par le site PCinpact, la tâche délicate de sélectionner les sites Web « autorisés » pourrait être confiée à des organismes comme la CNIL, le CSA, le Forum des Droits sur l’Internet ou encore la future Hadopi – la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet – qui sera prochainement créée par la loi du même nom. On peut se demander comment seraient traités les sites communautaires tels que Youtube ou Facebook ? [...]

Ma réponse :

D’abord et avant tout, je ne tiens pas ici à être insultant, ni méprisant. D’aucune sorte. Là n’est pas la question.

Commençons par la raison de cette « idée » : filtrer l’accès à internet dans les lieux public, pour éviter toute pratique répréhensible. A priori, pas de quoi s’émouvoir : c’est le rôle de l’état que de s’assurer que la connexion qu’il met à disposition, de surcroit gratuitement, n’est pas utilisée à des fins frauduleuses.

Par contre, il est clair que le téléchargement peer-to-peer (P2P), celui qu’il faut parait-il bannir, même s’il n’est qu’un protocole, et non pas une pratique répréhensible en soit — comme celle de tenir dans ses mains un révolver chargé : cela n’a rien de répréhensible, mais dans certains cas l’utilisation qui en est faite peut être illégale –, le téléchargement P2P disais-je, peut être facilement rendu inutilisable via ces réseaux. Pour rentrer dans les détails : la navigation sur internet utilise les protocoles HTTP et HTTPS, alors que le protocole P2P en est un autre. Or il est techniquement simple de ne laisser disponible que les protocoles HTTP et HTTPS sur une connexion (en l’occurrence, l’accès à Internet dans un lieu public). Voilà donc trouvée la solution au problème du téléchargement illégal.

Ne reste plus que celui des sites à caractères pédophiles (ou homophobes, antisémites, racistes, etc.). Je peux comprendre que le gouvernement tienne à bloquer l’accès à de tels sites. Admettons. Dans ce cas là, il est relativement simple de bloquer l’accès à de tels sites, simplement via un système de liste noire (un blocage a posteriori et non a priori donc), pour laquelle chaque site répertorié ne serait pas accessible via ce point d’accès public. Bref : ce problème est lui aussi facile (techniquement) à régler.

Maintenant, venons-en au cÅ“ur du problème : celui de l’accès simplement à une sélection de sites, soigneusement triés sur le volet. Je crois que c’est tout bonnement idiot, et je m’explique. Je prend l’exemple de l’étudiant qui fait des recherches : il utilise Wikipédia (site dont j’espère qu’il serait validé par la commission en question), mais comme ne contient pas tout (notamment au niveau des illustrations), l’étudiant est constamment obligé d’aller chercher un peu partout sur le web pour trouver des informations complémentaires à ses recherches. Ce qui serait impossible si la sélection de sites était restreinte.
Je ne prends volontairement pas l’exemple de la personne qui veut regarder des vidéos via cette connexion publique : les temps de téléchargement sont souvent tellement lents que c’est mission impossible. En d’autres mots, pas la peine de bloquer Youtube ou Dailymotion sur la connexion publique : il n’est déjà pas réellement possible d’y regarder des vidéos.

Enfin, et pour en finir avec les exemples, je crois que l’intérêt majeur de ces connexions publiques, c’est qu’elles offrent aux citoyens –le temps d’une pause dans un lieu public– un internet certes lent, mais équivalent à ce qu’ils auraient chez eux. Or, si ceux-ci respectent déjà la loi (ils ne vont pas sur des sites web à caractère répréhensible, et ne téléchargent pas de façon illégale sur des réseaux P2P), ils sont censés ne pas voir de différence notable avec leur connexion personnelle. C’est la raison pour laquelle les deux solutions techniques que j’ai expliqué plus haut sont les seules à priori nécessaires.

Je suis resté poli dans mon billet, j’en attend de même dans les commentaires.

[Photo]

Photos de la récupération de l’Airbus A320 dans l’Hudson River à New York

L’A320 qui s‘est crashé dans l’Hudson River le 15 janvier dernier a été récupéré. Les dépèches AFP sont là et là.

Les photos sont ci-dessous :

En parallèle de cela, le webmaster du site Airbus.com a eu le plaisir de recevoir une foule d’emails, dont voici les perles (il faut savoir lire l’anglais) :