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Dupont-Aignan soutient les licences Creative Commons et montre une très grande ouverture pour les technologies libres

Nicolas Dupont Aignan Livre mauve

Je viens de lire avec grand plaisir que Nicolas Dupont-Aignan, pourtant considĂ©rĂ© sur l’Ă©chiquier politique comme Ă  droite de l’UMP, soutiendrait les licences Creatives Commons. Pourquoi ? Car il vient de publier un livre sous cette licence (voir ci-dessous), et plus prĂ©cisĂ©ment sous la licence CC BY SA.

En tout cas, c’est vraiment une bonne nouvelle, de voir que certains hommes politiques comment Ă  comprendre un peu la philosophie du libre, et cela augure de bonnes choses pour le futur. Au delĂ  de ça, j’espère participer au buzz qui pourrait montrer aux autres politiques que : 1. Les licences CC ce n’est pas de la merde (et que ça mĂ©ritait d’ĂŞtre considĂ©rĂ© au mĂŞme titre que les licences copyrightĂ©es Ă  mort), et que 2. Alban\o/ a encore fait une idiotie en les rejetant de la loi Creation et Internet. Mais bon, on est plus Ă  ça près.

Au passage, je constate avec plaisir que pendant que l’UMP creuse sa tombe europĂ©enne, d’autres partis (je pense notamment aux Verts, mais on peut dĂ©sormais y ajouter Debout La RĂ©publique de Dupont-Aignan) montrent que, Ă  gauche comme Ă  droite (je ne suis pas ici pour donner une quelconque consigne de vote), une alternative plus « honnĂŞte » est possible.

Nicolas Dupont-Aignan publie son nouveau livre sous licence libre
Très opposĂ© Ă  la loi CrĂ©ation et Internet qu’il juge faite pour « les amis du Fouquet’s », Nicolas Dupont-Aignan met ses actes en accord avec ses paroles. Dans la perspective des Ă©lections europĂ©ennes du 7 juin prochain, le dĂ©putĂ© de l’Essonne vient de publier son nouveau livre, Le Petit Livre Mauve, sur Internet. Mieux, et c’est une première pour le livre d’un homme politique de premier plan, il est proposĂ© sous licence Creative Commons by sa, qui permet Ă  tous les internautes de le consulter, de le modifier et de le distribuer gratuitement, Ă  condition de citer l’auteur.

C’est l’Ă©diteur InLibroVeritas, spĂ©cialisĂ© dans la publication de livres sous licence libre, qui Ă©dite ainsi le dernier ouvrage de Nicolas Dupont-Aignan. Les lecteurs qui le souhaitent peuvent commander une version papier de l’ouvrage de 150 pages, pour seulement 2 euros l’exemplaire.

Nicolas Dupont-Aignan explique ainsi sur son blog que « ce livre est publiĂ© par Inlibroveritas, une maison d’édition originale qui fait le pari innovant de l’émergence d’un nouveau modèle Ă©conomique et culturel du livre, fondĂ© sur l’accès gratuit aux Ĺ“uvres sur internet. Créée en 2005 par Mathieu Pasquini, Inlibroveritas Ă©dite des livres sous licences totalement libres de droits, qui sont diffusĂ©s Ă  la fois sur support physique payant et sur support numĂ©rique gratuit par internet. Le site communautaire d’Inlibroveritas constitue ainsi une sorte de bibliothèque ouverte contenant toutes les Ĺ“uvres publiĂ©es par cette maison et qui draine plus d’un million et demi de connexions par mois. La dĂ©marche d’Inlibroveritas s’inscrit dans le concept d’ « Ă©dition Ă©quitable », qui est un peu au livre ce que la licence globale – l’un des combats majeurs de Debout la RĂ©publique – est Ă  la musique et au cinĂ©ma« .

Une jolie publicité, très méritée.

AbĂ©cĂ©daire sur l’Europe, « le petit livre mauve offre toutes les clĂ©s importantes Ă  la comprĂ©hension des faits et enjeux liĂ©s Ă  ces Ă©lections europĂ©ennes, pour que celles-ci ne soient pas, une fois de plus, des Ă©lections pour rien« .

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Albanel qui devrait démissionner, et son directeur de cabinet retrouvé mort

Alors lĂ , je dit bravo. Après les multiples blagues en cascade qu’on avait pu voir durant les pĂ©ripĂ©ties d’Hadopi, j’apprend (mais l’info ne date pas d’hier) que feu l’ancien directeur de cabinet d’Albanel a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort… chez qui ? Je vous le donne en mille : chez le patron de TF1 International. Si c’est pas bizarre comme affaire, je ne m’appelle pas Louis (j’adore les thĂ©ories vaseuse du complot :) ). Ensuite, Lionel Tardy qui avoue Ă  demi-mot (mais je ne lui en veux pas : si lui parviens Ă  le dire, ça veut dire que tout l’hĂ©micycle le pense !) que Albanel devrait dĂ©missionner, et son cabinet avec. Boarf, rassurez-vous : si Alba\o/ ne dĂ©missionne pas, c’est le patron qui le fera pour elle juste après les europĂ©ennes. Va y avoir du mouvement au ministère de la culture :D

Lionel Tardy (UMP) : « A la place de Christine Albanel, je dĂ©missionne »

InvitĂ© ce mercredi matin de l’Ă©mission Ligne J@une produite par ArrĂŞt sur Images, le dĂ©putĂ© UMP Lionel Tardy a jugĂ© que l’envoi par le cabinet de Christine Albanel d’un e-mail Ă  la direction TF1 pour provoquer le licenciement de l’un de ses employĂ©s anti-hadopi montrait une « collusion qui est très très gĂŞnante » entre la chaĂ®ne et le gouvernement. « Si je suis Ă  la place de Christine Albanel, je dĂ©missionne« , finit-il par lâcher.

Au moment oĂą Ă©tait tournĂ©e l’Ă©mission, les invitĂ©s ne savaient probablement pas encore que le contenu du message envoyĂ© par le cabinet avait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© par le Canard EnchaĂ®nĂ©. « Jean-Michel, vous avez des salariĂ©s qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp« , avait Ă©crit le directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel.

Le ton du message laisse peu de doutes sur les intentions rĂ©elles du haut fonctionnaire, d’autant que comme le prĂ©cise dans l’Ă©mission Claude Soula, journaliste du Nouvel Observateur, le mail a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  Jean-Michel Counillon, « directeur du lobby de TF1« .

« C’est l’homme qui est toujours Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, prĂ©cise Soula avec les approbations de Lionel Tardy, qui est avec les dĂ©putĂ©s. C’est l’homme qui fait voter les lois de TF1, c’est l’homme qui explique au ministère de la Culture ce que veut TF1 et en gĂ©nĂ©ral le ministère de la Culture finit par appuyer ce que veut TF1, et les dĂ©putĂ©s, qu’ils soient de droite ou de gauche, finissent par voter la loi« .

Une collusion d’autant plus dĂ©rangeante qu’il y a peu, le patron de TF1 International a retrouvĂ© chez lui le corps d’un homme, semble-t-il mort par crise cardiaque d’un cocktail cocaĂŻne-GHB après l’organisation d’une « partie fine ». L’homme en question ? Le chef du bureau de cabinet de Christine Albanel. Ce qui ressemblait au dĂ©part Ă  une simple affaire privĂ©e prend aujourd’hui un tour un peu diffĂ©rent.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

L’album live « LeftRightLeftRightLeft » de ColdPlay sera offert Ă  tous les fans venus aux concerts et aux internautes

Enfin ! ColdPlay montre que les maisons de disque sont en perte de vitesse, et que les artistes, s’ils misent sur leurs relation avec le public (les concerts et le live dans son ensemble), peuvent très bien se sortir du joug des maisons de productions qui se font des mines d’or sur leur dos.

Alors on va me dire : « Oui mais ColdPlay c’est un groupe connu, ils peuvent le faire car le public les connais ». Je ne le crois pas. Certainement, eux ont davantage de facilitĂ©s Ă  le faire, mais de plus en plus de groupe de musiques passent le pas et… ne le regrettent pas du tout !

Coldplay offre son album live aux fans et aux internautes
Le groupe Coldplay, produit par EMI, a annoncĂ© qu’il donnera gratuitement un exemplaire de son dernier album live LeftRightLeftRightLeft Ă  tous ceux qui viendront assister Ă  sa tournĂ©e.

L’initiative prendra effet Ă  partir du 15 mai pour la première date amĂ©ricaine du groupe en Floride, Ă  West Palm Beach. Pour Coldplay, il s’agit d’une « marque de gratitude contre la rĂ©cession » Ă©conomique. C’est aussi un moyen d’attirer les fans aux concerts, puisque l’album live physique ne sera pas distribuĂ© autrement.

Il sera toutefois disponible sur le site officiel, où il sera proposé en téléchargement gratuit, également à partir du 15 mai.

« Jouer en live est ce que nous aimons faire. Cet album est un remerciement pour tous nos fans, les gens qui nous donnent une raison de le faire et qui le rendent possible« , explique le groupe, qui anticipe peut-ĂŞtre un dĂ©part de sa maison de disques, pour miser sur les concerts et utiliser les enregistrements comme simple outil promotionnel.

Il n’est en effet pas certain qu’EMI, qui ne dispose en principe que des droits d’enregistrement sur les albums enregistrĂ©s en studio, soit producteur de cet album live. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© Ă  partir d’enregistrements effectuĂ©s depuis l’an dernier pendant la tournĂ©e Viva La Vida.

La tracklist :

1. Glass of Water
2. 42
3. Clocks
4. Strawberry Swing
5. The Hardest Part/Postcards From Far Away
6. Viva La Vida
7. Death Will Never Conquer
8. Fix You
9. Death And All His Friends

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

De la censure jusque dans les rangs de l’UMP

Bizarre, bizarre : la reprise des débats autour du projet de loi HADOPI (loi Création et Internet) ne se fait pas sans bavure. En témoigne la censure interne au parti, subie par les députés Vanneste et Tardy.

Je dis : Joliiiiis ! LĂ , c’est du propre. A tous ceux qui, en entendant l’opposition clamer que « la majoritĂ© de Nicolas Sarkozy est anti-dĂ©mocratique », se disaient que l’opposition en faisait « un peu trop, comme d’habitude », lĂ , ceux-lĂ  (j’en fais partie ?) en sont pour leur pomme, et peuvent constater que la censure va jusque dans ses propres rangs. C’est du propre, lĂ , vraiment.

Christian Vanneste et Lionel Tardy privĂ©s de micro contre l’Hadopi
Mise à jour : Egalement opposé au texte, Lionel Tardy est victime de la même manoeuvre de son groupe UMP, et reprend sensiblement les mêmes mots que M. Vanneste sur son blog.

Les dĂ©bats n’ont pas encore repris que les mĂ©thodes autoritaires du gouvernement et du groupe UMP sont dĂ©jĂ  dĂ©noncĂ©es… en son propre sein. Le dĂ©putĂ© Christian Vanneste, dont l’opposition Ă  l’Hadopi s’est faite de plus en plus vive Ă  mesure qu’avançaient les discussions sur le projet de loi CrĂ©ation et Internet, ne pourra pas s’exprimer ce soir lors de la discussion gĂ©nĂ©rale qui ouvre la seconde lecture Ă  l’AssemblĂ©e Nationale.

« Je m’étais inscrit en fin de semaine dernière auprès de mon groupe politique, l’UMP, afin d’obtenir un temps de parole lors de la discussion gĂ©nĂ©rale sur le projet de loi en nouvelle lecture CrĂ©ation et Internet. Celui-ci passe Ă  nouveau devant les dĂ©putĂ©s cet après-midi« , nous raconte ainsi Christian Vanneste.

Mais « n’ayant aucune nouvelle du groupe -je les avais mĂŞme relancĂ© lundi matin-, je me suis rapprochĂ© du service de la sĂ©ance en fin de matinĂ©e, qui m’a appris que ma demande n’avais pas Ă©tĂ© retenue par l’UMP. Je me suis fait retoquĂ©… »

« Je me suis donc fait suspendre, sans avertissement, … ma connexion au micro de la tribune de l’AssemblĂ©e« , s’Ă©trangle pour sa part Lionel Tardy, victime de la mĂŞme censure. Il se dit aujourd’hui « la première victime de l’Hadopi« .

Le dĂ©putĂ© estime que « cela prĂ©juge mal des discussions Ă  venir« , et « espère que ma connexion sera rĂ©tablie sous peu pour que je puisse m’exprimer sur ce texte« .

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

J’en profite pour publier aussi cette vidĂ©o :

Samedi 25 avril, tout le monde Ă  la manifestation contre HADOPI !

Alors voilĂ , c’est LA lutte de ce mois-ci : la manifestation contre HADOPI !

Manifestation anti-HADOPI

Il faut y aller, c’est important, et croyez-moi, si je n’avais pas eu autre chose de prĂ©vu, j’y serai allĂ©. ALLEZ-Y, il n’y a pas de mais, pas de raison pour rester chez soi ! Le rassemblement unitaire des opposants Ă  la loi HADOPI est donc prĂ©vu le 25 Avril 2009 Ă  13 heures, Place Edouard Herriot Paris 7ème (MĂ©tros AssemblĂ©e Nationale, SolfĂ©rino, Invalides ou RER MusĂ©e d’Orsay).

Agrandir le plan

Mais c’est facile de dire ça si je n’y vais pas moi-mĂŞme. Alors comme je tiens Ă  ce que chacun comprenne pourquoi je ne vais pas y aller, je vais raconter un  peu ma life.

Ce week-end, j’ai prĂ©vu de faire un saut chez mes grands-parents, pour faire plusieurs choses.

  • D’abord, les voir, et passer du temps avec eux.
  • Ensuite, aller voir mon arrière grand-mère, que je n’ai pas vu depuis plus de six mois.
  • Aller fleurir la tombe de feu son mari, qui Ă©tait nĂ© le mĂŞme jour que moi (le 20 mai), ce qui avait créé une proximitĂ© accrue entre nous deux.
  • Aller Ă  l’inauguration de la nouvelle cloche de l’Ă©glise de Mottereau, car  il y a de cela plusieurs mois, j’avais promis au maire (un amis, quelqu’un de vraiment bien) fraichement Ă©lus de m’y rendre le moment venu. Lui, sa femme et un groupe d’amis/administrĂ©s ont pris sur leur temps (et leurs fonds personnels) pour remettre en Ă©tat l’Ă©glise du village. Plus qu’une bâtisse religieuse, c’est de la vie au sein du village qu’ils ont ressuscitĂ©s. Bref : devant tant de bonne volontĂ© (ils ont Ă©crit Ă  Ă©normĂ©ment de personnes et entreprises dans le but d’obtenir des fonds pour la refonte d’une nouvelle cloche), je n’ai pu que leur prĂ©senter mes fĂ©licitations et leur promettre ma venue lors de l’inauguration.

Manifestation anti-HADOPI

40 photos pour le jour de la Terre 2009

Earth Day 2009, c’Ă©tait le 22 avril. Pour ceux qui ne sont pas au courant, voilĂ  ce qu’en dit WikipĂ©dia :

La journĂ©e de la Terre (Earth Day en anglais) est le nom d’une cĂ©lĂ©bration correspondant Ă  deux Ă©vĂ©nements : soit la journĂ©e internationale de la Terre du 20 ou 21 mars (correspondant Ă  l’Ă©quinoxe) ou la journĂ©e de la Terre du 22 avril, initiĂ©e en 1970 aux États-Unis.

Bon, lĂ  n’est pas l’objet du billet.

Ce que je voulais dire, c’est que le Boston.com, cĂ©lèbre pour ses portfolios magnifiques, en a fait un pour l’occasion, regroupant 40 images (et leur lĂ©gende), avec pour but d’illustrer cette journĂ©e pour la Terre.

Je vous laisse aller lire l’article (ou plutĂ´t les lĂ©gendes), et reproduit trois des photos ici.

Le Parti Pirate devient la quatrième formation politique du pays en Suède

C’est entre 18 et le 19 avril que le parti pirate suĂ©dois est passĂ© en nombre d’adhĂ©rents au dessus du parti dĂ©mocrate chrĂ©tien, et est donc devenu la quatrième formation politique du pays, avec, au moment oĂą j’Ă©cris ces lignes, plus de 36700 adhĂ©rents !

Sachant que les élections européennes approchent à grand pas, il est probable que les personnes politiques de Suède commencent à se poser quelques questions.

En France, le parti pirate n’est pas aussi puissant qu’en Suède. Son site web officiel est ici.

Les cinémas sont-ils amenés à disparaitre dans un avenir proche ?

Sous-titre : Petite réflexion sur la situation culturelle et commerciale actuelle.

En apprenant que les places de cinĂ©ma avaient depuis quelque temps grimpĂ© au delĂ  des 10 euros (vous avez bien lus) dans des cinĂ©mas tels que l’UGC CinĂ© CitĂ© de Bercy, je me suis demandĂ© s’ils restaient Ă  l’heure actuelle toujours concurrentiels. Rassurez-vous : tous ne sont pas aussi Ă©litistes, et si vous traversez la Marne, le PathĂ© d’Ivry Sur Seine vend des places par trois Ă  15 euros, ce qui fait… 5 euros la place (vous suivez bien), et donc moins de la moitiĂ© du prix de la place Ă  l’UGC Bercy.

En face, on remarquera que les Blurays se dĂ©mocratisent (leur prix va de 20 Ă  40 euros en moyenne), et que les lecteurs de Bluray de salon aussi appelĂ©s platines bluray) sont aujourd’hui vendus aux alentours de 150 euros.

De surcroĂ®t, mĂŞme si la loi CrĂ©ation et Internet tente de faire peur aux pirates, le P2P reste un gros prĂ©dateur du cinĂ©ma, car il permet gratuitement de voir une première fois le film, et de s’en faire une idĂ©e.

On voit alors l’intĂ©rĂŞt du cinĂ©ma : pour un prix non-modique (au moins 5 euros la scĂ©ance), vous avez un Ă©cran extra-large, un super home-cinĂ©ma, et une ambiance. Sauf que si c’est pour voir un film pleurnichant, lourd, lent, ou tout simplement mauvais, lĂ , il n’y a plus aucun intĂ©rĂŞt d’aller le voir au cinĂ©ma. Ni mĂŞme de l’acheter en DVD/Bluray. Finalement, lĂ , le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal permet d’Ă©viter d’aller voir le navet, mais plutĂ´t de repporter son achat de place sur un autre film, comme par exemple un film d’action. Ce genre de film rentre totalement dans l’univers du cinĂ©ma : les sensations offertes par le film peuvent ĂŞtre dĂ©cuplĂ©es grâce aux moyens proposĂ©s par la salle de cinĂ©ma. On peut dire pareil d’un film drĂ´le, oĂą lĂ  c’est l’ambiance qui sera la valeur ajoutĂ©e. Bref : avec le P2P, le cinĂ©ma n’est plus dĂ©sormais le premier maillon de la chronologie des mĂ©dia (c’est le tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal qui a pris cette place, de manière gratuite), mais devient un acteur au mĂŞme rang que la vente de support physique. Donc le cinĂ©ma doit rĂ©orienter son plan marketing (et son business plan aussi) autour des vraies valeurs ajoutĂ©es : le son, l’image, l’ambiance sont quelques pistes que j’ai dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©es plus haut.

Sauf que, pour le son et l’image, le cinĂ©ma peut avoir peur des Bluray qui, au prix d’un investissement somme toute assez lourd (un Ă©cran plat de grande taille, une platine bluray et un home-cinĂ©ma correct), peut rivaliser en terme d’image et de son (mais pas d’ambiance).

Les blurays, eux, n’apportent finalement pas grand chose par rapport aux DVD, Ă  part pour les films d’action ou les documentaires (pour l’image), ou les films dans lesquels le son est primordial. Ainsi, la quasi-totalitĂ© des comĂ©dies ou des films de sociĂ©tĂ© ne gagnent pas grand chose avec le bluray, et de fait, celui-ci n’est pas compĂ©titif sur ces titres.

Pour ĂŞtre complet, il faudrait Ă©voquer aussi la VOD. Personnellement, je n’y croit pas dans un avenir proche. D’une part car l’offre est Ă  l’heure actuelle trop succinte, en dĂ©calage avec le markĂ©ting des sorties cinĂ©ma (la chonologie des mĂ©dia y est pour quelque chose, et l’on se rend compte progressivement qu’elle est contre-productive), et tout simplement pas adaptĂ©e aux dĂ©bits internet actuels (sachant qu’un Bluray fait plusieurs giga-octects, vous n’allez pas tĂ©lĂ©charger ces giga-octect en 5 minutes, juste avant de voir le film que vous dĂ©sirez…). JĂ©rĂ´me Colombain explique très bien cette situation.

Bref : contrairement Ă  ce qu’explique Ă  qui veut l’entendre notre actuelle ministre de la Culture, l’offre lĂ©gale n’est pas claire et suffisante. Au contraire, l’avènement du tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal, mais la rĂ©volution du Bluray ont tous deux redistribuĂ© les cartes, et la situation actuelle n’est toujours pas stabilisĂ©e.

G.M.B. Akash « Child Labor » : le photo-journaliste contre le travail des enfants dans le monde

Zoriah_net Photojournalism for GMB Akash in Bengladesh

J’ai trouvĂ© cet article intĂ©ressant, et c’est la raison pour laquelle je le relaye. VoilĂ , traduit, ce qu’Ă©crivait G.M.B. Akash Ă  propos de ses photos.

Pour abolir le travail des enfants, il suffit de le mĂ©diatiser. Durant les quatre dernières annĂ©es, j’ai travaillĂ© sur le travail des enfants au Bangladesh.

Le travail des enfants a Ă©tĂ© interdit au Bangladesh depuis 1992. En DĂ©cembre 2005, j’ai visitĂ© une usine de confection dans le Narayanganj, qui est le centre de l’industrie du vĂŞtement au Bangladesh. J’ai pris une photo du propriĂ©taire en train de battre un enfant de 12 ans, parce qu’il avait Ă©tĂ© trop lent Ă  coudre des t-shirts.

Selon le rapport des Fonds des Nations Unies pour l’enfance, plus de 6,3 millions d’enfants de moins de 14 ans travaillent au Bangladesh. Beaucoup d’entre eux travaillent dans de très mauvaises conditions, certains d’entre eux, mĂŞme au pĂ©ril de leur vie. Les propriĂ©taires d’usines les payent environ 400 Ă  700 taka (10 US$) par mois, alors qu’un adulte gagne jusqu’Ă  5000 taka par mois.

Cette situation est très largement connue, mais depuis longtemps personne n’en parle. Avec mon travail, je veux faire face Ă  la population avec le problème du travail des enfants et motiver les gens afin qu’ils commencent Ă  penser Ă  ce sujet – au Bangladesh oĂą les enfants sont employĂ©s et dans les pays riches du monde occidental oĂą ces mĂŞme produits sont vendus.

Mon intention n’est pas seulement de montrer les enfants au travail victimes de mauvais patrons qui les exploitent, mais je veux montrer la complexitĂ© de la situation : Les parents qui envoient leur petit garçon travailler dans une usine parce qu’ils sont pauvres, les enfants qui doivent travailler pour gagner de l’argent pour la famille, le patron de l’usine qui est poussĂ© par les grandes entreprises Ă  produire des vĂŞtements pour moins cher et les client occidentaux qui achètent des vĂŞtements bon marchĂ©.

Je pense qu’il est impossible de supprimer complètement le travail des enfants au Bangladesh dans un temps très court, mais je suis sĂ»r qu’il est possible d’amĂ©liorer les conditions de travail des enfants et de les faire davantage aller Ă  l’Ă©cole.

Zoriah_net Photojournalism for GMB Akash in Bengladesh

Jasmine, 7 ans, rĂ©cupère des dĂ©chets sur une montagne de dĂ©tritus encore fumants par un froid matin d’hiver. Via la rĂ©cupĂ©ration des objets sur la dĂ©charge Kajla, elle gagne un peu d’argent pour aider sa famille. Kajla est l’un des trois sites d’enfouissement d’une ville de 12 millions d’habitants. Environ 5.000 tonnes d’ordures sont jetĂ©es ici chaque jour et plus de 1000 personnes vivent du tri des dĂ©chets et de la collecte des objets qu’ils revendent Ă  des dĂ©taillants Ă  des fins de recyclage.

Zoriah_net Photojournalism for GMB Akash in Bengladesh

Des enfants dans une usine de briques Ă  Fatullah. Pour 1000 briques portĂ©es, ces enfant sgagnent l’Ă©quivalent de 0,90 US$.

Zoriah_net Photojournalism for GMB Akash in Bengladesh

17.5% des enfants agés de 5 à 15 ans sont impliqués dans une activité économique. Beaucoup de ces enfants travaillent sur des postes dangereux dans les usines. Dhaka 2006.

Le billet original est ici.

La loi se fait dans l’hĂ©micycle ou devant les camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision ?

Question posĂ©e Ă  FrĂ©dĂ©ric Lefèbvre, qui a eu une rĂ©ponse plutĂ´t osĂ©e…
Je tiens Ă  prĂ©ciser que non, la loi ne se fait pas QUE dans l’hĂ©micycle bien sĂ»r, mais plutĂ´t Ă  chaque Ă©tape de sa crĂ©ation, Ă  savoir d’abord et avant tout en commissions.

Au passage, FrĂ©dĂ©ric Lefèbvre est certes dĂ©putĂ©, mais n’a effectivement pas Ă©tĂ© Ă©lu au sens propre du terme, puisqu’il Ă©tait supplĂ©ant d’AndrĂ© Santini lors du vote, comme l’explique WikipĂ©dia :

Pour les Ă©lections lĂ©gislatives de 2007, Nicolas Sarkozy le place comme supplĂ©ant du dĂ©putĂ© sortant de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine, le centriste AndrĂ© Santini, qui, réélu le 17 juin 2007 avec 55,90 % des voix au second tour, est nommĂ© dans le 2e gouvernement Fillon le 19 juin. FrĂ©dĂ©ric Lefebvre est ainsi proclamĂ© dĂ©putĂ© le 20 juillet 2007 Ă  sa place, siĂ©geant au sein du groupe UMP alors qu’AndrĂ© Santini s’Ă©tait inscrit dans le groupe Nouveau Centre.

Ceci explique peut-ĂŞtre cela : en fait, Lefebvre n’a pas Ă©tĂ© Ă©lu ! Ce qui explique sa prĂ©sence dans l’AssemblĂ©e Nationale et le niveau plutĂ´t discutable de ses rĂ©ponses.