Pourquoi j’aime les transports en commun

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Je ne sais pas si j’ai déjà fait ce billet (il semble que non), mais j’ai écrit sur le papier plusieurs idées que j’aimerai argumenter. Les voici.

Attention, ce dont je parle ici s’applique surtout aux transports parisiens, sur lesquels je me base pour écrire le texte ci-dessous.

RER

Disponibilité

Les transports en commun sont disponibles toute la journée. Ils sont réguliers (même s’ils peuvent quelque fois faire mieux dans ce domaine, surtout au niveau des RER SNCF). Ils sont fréquents (moins de 3 minutes d’attente est une bonne fréquence). Bref : ils sont pratiques : pas besoin de chercher une place de parking (ni de la payer), on ne risque pas d’avoir d’accident de voiture, et donc pas de dégâts matériels, et surtout, on n’est pas susceptible d’avoir des bouchons. Ou en tout cas, beaucoup moins qu’en voiture.

Humilité

Chaque passage dans les transports en communs me rappelle que j’ai de la chance de ne pas être SDF, et que je peux trouver bien pire que la situation dans laquelle je vis actuellement. Ça fait du bien. Cela me « remet en place », en quelque sorte. On voit la misère chaque jour dans les transports, et, si le travers inverse à éviter est de de s’y habituer, je crois que je m’efforce de me dire que je ne suis pas si mal lotis. La saleté ambiante (qui est variable en fonction de la ligne que l’on prend) nous sort de notre chez-soi, de notre cocon aseptisé, et je trouve cela bien, également. Quand j’entends des gens me dire : « ah oui mais moi je ne supporte pas les transports en commun, parce que c’est sale et qu’il y a plein de mendiants », je leur répond que justement, c’est peut-être là qu’est l’avantage des transports en commun. Dedans, on est tous au même point : le cadre supérieur comme le chômeur sont tous deux assis sur un strapontin de même saleté. C’est certes du nivellement par le bas, mais ça sonne un peu comme une revanche.

Écologie

Les transports en communs permettent à chacun d’agir pour environnement, et chaque jour de faire un geste pour la nature, en laissant un moyen polluant au garage. Au moins pour cette raison, je crois que l’on devrait subventionner beaucoup plus les prix des transports en communs, pour inciter encore davantage les gens ç les utiliser.

Ouverture

Dans les transports, on voit énormément de panneaux publicitaires. Je crois que c’est bien, car cela fournit beaucoup de matière à réfléchir, notamment en terme de markéting, de cible visée, de stratégie, etc. Alors on va me dire que l’on est vraiment des vaches à lait, toussa toussa, mais je suis persuadé que les panneaux publicitaires sont, pour majorité, sources de revenus bien utilisés, et notamment en ce qui concerne l’entretien et la rénovation des gares.

Les inconvénients

Et oui, il y en a.

  • Les bus sont ma hantise : je les vois comme dépendants du trafic automobiles, s’arrêtant beaucoup plus fréquemment que leur nombre d’arrêts (par exemple, ils s’arrêtent aux feux rouges, ce qui augmente leur nombre d’arrêts). L’idée qu’ils ne seront pas à « l’heure pile » m’angoisse, et c’est la raison pour laquelle je les évite comme la peste. C’est en fait idiot, car je pense qu’honnêtement, les bus ne sont pas plus en retard (en moyenne) que les trains, qui eux aussi sont soumis à variations, telles que lors d’un malaise voyageur, par exemple.
  • Les transports parisiens sont trop chers. Si je prend un exemple extrême : en Grèce, à Athènes, pour 1 euros, on avait le droit d’utiliser les transports pendant 90 minutes à compter de la première utilisation. C’est pas fantastique, ça ? Or sur la banlieue parisienne, les transports en communs sont trop chers, et ce en particulier sur la grande banlieue (soit donc là où les gens sont les plus pauvres). Ça donne une seule envie : prendre sa voiture. C’est intelligent, tiens.
  • Le matin, les réseaux RATP comme SNCF sont bondés, ce qui occasionne des ralentissements, pouvant multiplier par deux les temps de trajets originaux ! Cela n’est bien sûr pas acceptable.
  • Le bruit : les transports sont un lieu où l’on doit subir énormément de bruit. C’est certainement à mes yeux leur plus gros défaut. Le plus de bruit que j’ai pu constater a été dans les vieux RER A (et vieux métros). Ce bruit augmente encore plus à haute vitesse sur une voie en courbe. Bruit qui bien sûr n’est nullement atténué lorsque toutes les fenêtres sont ouvertes (ce car il fait trop chaud).
  • La chaleur : Cela aussi, c’est quelquefois dur. C’est localisé aux heures d’affluences. Dans les nouveaux trains et RER, des climatisations sont fonctionnelles et permettent d’améliorer grandement la situation.
  • Les odeurs : Honnêtement, ça c’est rare. Bien sûr, il y a toujours des gares avec des odeurs nauséabondes, mais dans les trains, c’est très rare. Bref : la situation n’est pas pire que dans la rue.

Pour conclure

A part le bruit qui rend complètement sourd, les odeurs sont supportables et la chaleur aussi (sauf pendant les canicules de l’été, mais c’est rare). Pour autant, je crois que ça fait beaucoup de bien d’être un petit peu dans un « endroit hostile », afin de prendre la mesure de son confort personnel.

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