Twitter down again : Comme Google, c’est un service public ?

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Hier après-midi et ce matin, on a pu constater que Twitter était une fois de plus dans les choux. A chaque fois que ce genre de scénario se produit, l’on se rend compte à quel point Twitter est aujourd’hui rentré dans nos habitudes, tout autant qu’utiliser Gmail pour ses emails ou Google pour ses recherches. Twitter ne devient donc plus seulement un passe-temps « social » comme certains veulent continuer à le penser (même s’il est vrai que Twitter est entre-autre un réseau social parce qu’il se base sur une relation de suiveurs/suivis pour diffuser les live streamings), mais il devient une vraie source d’informations personnelles et professionnelles sur ce qu’il se passe dans le monde, et plus particulièrement sur le net.

En effet : Twitter, sur un mode tout humain et amateur (car les informations rassemblées sur Twitter le sont par vos « amis », qui ne sont très souvent pas journalistes, et donc encore moins payés pour relayer l’information), deviens toutefois un vrai live-streaming pertinent sur l’actualité chaude. Un peux comme la box « Flash actus » du Figaro (en haut à droite de la home-page) qui diffuse en continu les dernières dépêches et news.

Oui, Twitter, en fait, c’est ça : mieux que d’écouter tout le temps France Info, mieux que de rafraichir incessamment la home-page du Figaro, Twitter rassemble un nombre incalculable d’informations, avec une pertinence proportionnelle à la qualité des gens que vous suivez.

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L’absence de Twitter créée un manque

Quand un service qui fait l’unanimité (et se situe bien au dessus de ses concurrents en terme de qualité) vient à faire défaut, on observe un manque chez le sujet (vous, moi), car il a un besoin de ce service. Exactement comme si vous aviez l’habitude de prendre votre vélo pour aller au travail, et que du jour au lendemain, vous ne pouvez y aller qu’à pied : il y a une demande, mais il n’y a plus d’offre à la hauteur. D’où le manque généré. Notez qu’en temps que live-streaming de l’info chaude, Twitter était justement à la bonne place pour référencer toutes les petites baisse de régimes des servives utilisés tous les jours : Gmail et Google en sont des exemples frappant. Mais, de la même façon que le problème de la poule et de l’oeuf : comment fait-on pour annoncer que Twitter est down ? Il n’y a pas (pas encore ?) de service en amont de Twitter, où l’on peut réagir à cette baisse de régime, où l’on peut communiquer des astuces (par exemple : « Twitter est un peu disponible en utilisant tel ou tel service annexe »).

Certains diront que Friendfeed est là pour ça, et d’ailleurs c’est sans aucun doute le service qui profite le plus de la baisse de régime de Twitter. Il peut au passage tenter de gagner quelques lettres de noblesse, le temps nous le dira (Friendfeed : un phénomène temporaire ou une vague de fond ?).

Twitter, Google et Gmail : des « services publics » de l’internet mondial ?

Au delà d’une quelconque concurrence, on peut constater le nombre d’internautes qui comptent sur ce service, et qui ont besoin que ce service soit « infaillible ». Un peu comme le principe d’un service public à la Française (vu de loin), mais pour l’ensemble des internautes.

J’attire votre attention sur la différence entre l’effet que fait l’absence de Twitter et l’absence de Facebook. Quand Facebook est down (ce qui n’arrive pas souvent), beaucoup de monde est touché, mais peu de gens se montrent en situation de stress intense, comme si leur activité en dépendait. Cela montre une nouvelle fois la différence d’utilisation qui est faite de ces deux services. Facebook est définitivement un réseau social orienté « temps libre », qui permet de revivre de bons moment avec ses amis, de leur parler, bref : de faciliter et d’augmenter le « temps libre ».

Au contraire, Twitter est un service qui influe directement sur le travail de chacun, et permet de se tenir à jour heure par heure et minute par minute, ce qui est fondamentalement différent, et (disons-le) nettement plus sérieux. Pour prendre un exemple extrême : vous n’êtes pas vraiment touché s’il vous faudra attendre demain pour voir les photos de votre amis à la plage (même si vous auriez bien aimé vous moquer de lui dès maintenant), mais par contre, cela vous stresse au plus haut point de ne pas pouvoir être tenu au courant des dernières évolutions d’une (possible) catastrophe aérienne, ou de la mort d’un chanteur de renommée mondiale (la diffusion de l’information via Twitter lors de l’annonce du décès de Michael jackson va devenir un cas d’école).

Twitter c’est ça : un live-streaming de ce qu’il se passe sur la Terre, et le monde est assez grand pour qu’il se passe toujours quelque chose de potentiellement important.

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3 commentaires sur ce billet

  1. Araen dit :

    La réflexion est intéressante, comme toujours, et je pense en effet que l’effet le plus oppressant lors d’une panne de Twitter, c’est le « Merde, il faut que je twitte que twitter est en panne ». Or, comme tu l’as dit, c’est impossible puisqu’il n’y a aucun concurrent sérieux au service de microblogging. Et même FriendFeed ne fait pas le poids (pour preuve, moi qui suis un bon Twitter-addict, je suis même pas aller faire un tour du côté de FF pour voir un peu ce qui s’y passait).

    Le fait est que Twitter n’est pas là, c’est tout l’internet qui semble congelé.

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  2. Louis dit :

    Je suis vraiment d’accord avec toi, et notamment avec le terme « congelé ». Twitter apparait comme la « chaleur » de web, aussi étrange que cela puisse paraitre. D’autre diront « le coeur » ou le « cerveau » du web.

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  3. Z3n1th dit :

    Facebook peut mourir, je déteste son laxisme concernant la protection des informations privées de ses membres.

    Twitter, par contre, me semble intéressant. Il s’agit juste de suivre les bonnes personnes, et on a là un outil d’information et de communication formidable. Un pur concentré de web 2.0.

    Une défaillance d’un tel service se remarque. Beaucoup ressentent un vide.

    En cas de défaillance du service, des infos sont communiquées sur http://status.twitter.com/

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