Un jeu pour maigrir : le concours du temps maximal de faim

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Attention, les pseudos conseils que je vais donner ici n’émanent en aucun cas d’un médecin et pas plus d’un nutritionniste, donc ils sont à prendre avec la plus grande précaution.

J’ai eu ce matin une idée sympa pour maigrir. Je vais l’expliquer.

Trop gros sur la balance !

Le constat d’une grande difficulté

Le problème, quand on est (ou que l’on se sent) trop gros, c’est que la durée nécessaire pour maigrir (et donc perdre les kilos que l’on considère être de trop) est beaucoup plus longue que celle pour les (re-)prendre. Ainsi, si vous mettez quinze jours à prendre cinq kilos (par exemple : pendant des vacances bien arrosées : barbecues, bières, gâteaux, chips, bref : tout ce qui permet d’affoler la balance en un rien de temps), vous mettrez au moins deux fois plus de temps à les perdre. Et encore : si seulement vous y parvenez.

En effet : le problème est d’autant plus grand avec les individus depuis longtemps en sur-poids ou obèses, dans la mesure où ils ont une certaine addiction aux sucreries, et témoignent d’un manque autant physique que psichologique lorsqu’ils n’ont pas mangé beaucoup. Et je ne parle pas seulement en terme de quantité (car dans ce cas là, trois grands verres d’eau suffiraient pour remplir l’estomac), mais également en terme de gras : il faut qu’ils soient repus, qu’ils aient le ventre lourd, ce qui leur procure un sentiment de plénitude et de satisfaction. En cela on peut comparer l’obésité à la cigarette : ça n’est pas bon pour la santé et est associé à une grande addiction. C’est ainsi qu’on peut expliquer l’agressivité des individus obèses lorsqu’ils sont au régime, et qu’ils n’ont pas leur « dose » de sucre/gras. D’ailleurs, il est fort possible que ce sentiment de plénitude et de satisfaction, de chaleurs diront d’autres,  se retrouve lorsque l’on mange du chocolat. Regardez autour de vous : combien de gens vous affirment que « quand [ils] mangent du chocolat, [ils] vont beaucoup mieux, ils se sentent bien » ?

Pour revenir à ces individus en sur-poids ou obèses, plus ils mangent, plus ils s’habituent et deviennent accrocs à ce sentiment de plénitude, et donc plus ils en redemandent. Ainsi, les régimes qui consistent tous plus ou moins à réduire l’apport en graisse dans l’alimentation réduisent de fait leur sentiments de plénitude, et sont donc très durs à tenir sur du long terme. Plus précisément, si un obèse décide de maigrir, et même si il a la meilleure volonté du monde, il lui faudra tenir longtemps sans son addiction pour commencer simplement à voir les premiers effets de son régime. Et, si les premiers kilos sont simples à perdre, un « palier » arrive vite, et la perte de kilos se ralenti nettement. Vient alors un sentiment de désespérance, car les efforts ne sont plus vraiment récompensés (en tout cas ils le sont beaucoup moins et moins rapidement que dans les premiers temps), alors que la constance dans le régime est d’autant plus difficile que celui-ci s’étend dans le temps !

Passé un certain cap où la perte de poids est assez importante pour que l’ancien obèse puisse ré-apprécier son corps, qu’il trouve désormais plus svelte, celui-ci va continuellement penser à son régime, et vouloir être de plus en plus « beau ». Cette phase est donc bénéfique, même si elle ne permet aucun écart, et donc demande une certaine intransigeance que certains verront aller jusqu’à la folie (la même folie que l’on voit pour ceux qui arrêtent la cigarette : ils doivent constamment aller contre leur corps qui leur re-demande leur « dose »). Or, avec le temps, les écarts viennent forcément, la constance dans l’alimentation saine commence à s’effriter… et les kilos reviennent.

Nutrition a vendre

Entendre sa faim, un privilège !

Je me permet de préciser que beaucoup d’obèses ou d’individus en sur-poids n’entendent plus depuis longtemps leur faim. Inutile donc de leur dire « mais pourquoi tu ne manges pas seulement à ta faim ? Pourquoi tu n’arrêtes pas de manger quand tu n’as plus faim ? ». Question en fait idiote, car très souvent, ces individus ne mangent pas du tout en fonction de leur faim, et ce depuis très longtemps, pour la bonne raison qu’ils ne l’entendent plus depuis belle lurette : ils sont davantage régulés par l’heure à laquelle il faut manger, et prennent à chaque repas un maximum de nourriture pour éviter d’avoir faim dans la période suivante (celle entre le repas présent et avant le futur repas), au risque peu grave à leur yeux de ne pas du tout avoir faim lors du prochain repas.

D’ailleurs, très souvent, les nutritionnistes font un gros travail là-dessus lors des régimes, pour que la personne à soigner finisse par ne manger qu’à sa faim (et pas plus), et seulement quand elle à faim. Les individus qui y parviennent se rendent d’ailleurs souvent compte qu’en fait, ils n’ont pas plus faim que les autres personnes avec lesquelles ils vivent d’habitude et qui pourtant mangent beaucoup moins. Mais, d’une part, ils veulent manger beaucoup pour éviter une potentielle faim future, et d’autre part, ils sont extrêmement gourmands et aiment la nourriture grasse, ce qui n’arrange rien.

Au passage, si mes souvenirs de classe de seconde sont intacts (j’avais fait un bel exposé avec Caroline sur le diabète de type 1 et 2), la faim signifie une baisse de la quantité de sucre (le taux de sucre dans le sang est appelé glycémie) dans le sang, qui passe sous une moyenne habituelle. Si la quantité de sucre baisse trop dans le sang, on peut passer en coma hypoglycémique (c’est d’ailleurs pour cela que les pompiers donnent du sucre aux gens en coma étylique, car il se caractérise souvent par une hypoglicémie). Bref, tout ça pour dire que quand on a un taux de sucre trop faible dans son sang, on a faim. Là, deux solutions : soit on mange, auquel cas on fait remonter son taux de sucres dans le sang rapidement, soit le corps produit lui-même du glucagon (produit par les cellules Alpha du pancréas), un hormone qui va dire aux cellules adipeuses (celles qui retiennent les graisses), de lâcher un peu de graisse dans le sang, et donc ce qui va permettre de refaire monter la glycémie. En d’autres terme, c’est grâce au glucagon que l’on maigri.

Voilà un petit schéma pour résumer comment ça se passe dans le corps :

pancreas_glucagon

Un jeu pour maigrir

Je ne vais pas donner ici de conseils pour mieux manger, à part simplement que manger des légumes est bon pour le corps, car ils viennent de la terre, et sont naturellement pleins de vitamines (produites par la nature, et pas chimiquement comme celles que l’on trouve dans les pilules vitaminées), donc présentent de multiples avantages pour la santé, comme la diminution des risques de cancer. Bref : manger des légumes, c’est certes moins bon que manger des frites au fromage fondu, mais c’est se faire beaucoup de bien à son corps.

Où en étais-je : oui, voilà. Le jeu.

Je disais donc que j’ai trouvé un jeu qui peut être intéressant. Sachant que pour maigrir il faut manger en quantité plus faible et moins gras, et donc que l’on a faim plus souvent, et que la faim est une des pires choses que redoute toute personne accroc à l’alimentation trop grasse, il peut être intéressant de se muter en une personne totalement folle, dès le début du régime.

En cela, il peut être intéressant de rechercher ce sentiment de faim, et de se contraindre à compter (honnêtement) chaque heure de faim que l’on aura eu à subir. Se faire volontairement mal à soi-même, en vue de se faire du bien, en quelque sorte. De la fierté peu évidemment être retiré de ce temps passé à souffrir : si chaque jour un obèse augmente la durée pendant laquelle il aura eu faim, on peut penser qu’il est sur la bonne voie pour maigrir. Alors évidemment, c’est difficile, mais cela peut être un bon moyen de rechercher cette impression de faim de manière « active », car on va progressivement éviter de manger trop, justement dans le but d’avoir faim le plus rapidement possible, puis durant les durées de faim, on va se dire que c’est autant de temps gagné sur le potentiel record de la journée.

Je rappelle que tout ce qui a été écrit ici n’a pas été vérifié ou agréé ni par un médecin nutritioniste, ni pas un médecin généraliste, donc n’est pas à prendre pour parole d’évangile.

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14 commentaires sur ce billet

  1. Helran dit :

    Oula, je n’ai pas compris ta démarches, tu penses qu’il faut attendre d’avoir beaucoup faim pour enfin manger et tu penses sérieusement que ça va marcher -_- ?

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  2. Louis dit :

    Non, juste essayer d’avoir faim le plus souvent possible, ce qui implique de ne pas manger beaucoup.

    Psychologiquement, c’est mettre la recherche de la faim avant tout (et pas la recherche de la non-faim comme beaucoup de nutritionnistes le font), ce qui change radicalement la façon dont on aborde le régime (et son efficacité à mon avis).

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  3. Helran dit :

    Pardon ?
    Non mais tu sais que la sensation de faim est justement la dans le but de manger et qu’on est sencé s’arrêter de manger dès qu’on à plus faim.
    Ensuite à quel moment tu manges dans ton histoire ? en quel quantité ?

    Non mais les régimes ne marchent pas, c’est physiologiquement impossible, faut complètement changer son alimentation et sur de très long terme !

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  4. Louis dit :

    Oui, la sensation de faim indique qu’il faut manger, sauf que tu peux pas manger dès que tu as faim (puisqu’on est sensé manger à heures fixes, ce qui -soit dit en passant- n’est pas forcément très naturel).

    En fait, le but c’est vraiment d’attendre au maximum pour manger (ne pas manger dès qu’on a faim) et de diminuer ses quantité, pas dans un but de manger sainement ni rien (c’est pas le but, c’est la conséquence), mais plutôt dans le but d’avoir faim dès que possible.

    Comme on sait que quelqu’un de déjà obèse ou en surpoids ne se laissera pas mourir de faim, ça va le favoriser à arrêter de manger plus vite lors d’un repas (par exemple, ne pas prendre 2 desserts ou ne pas reprendre d’un plat qu’il a déjà pris), justement dans le but d’avoir faim plus tôt pour le repas suivant…

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  5. Helran dit :

    Effectivement mangé à heure fixe n’est pas « naturel »
    Mais quand bien même je ne comprends pas la logique de ton « idée ». Si le mec mange autant que d’habitude même dans t’as théorie d’avoir tout le temps faim, ca ne va strictement rien changer !

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  6. Louis dit :

    Oui, bien sûr. En fait il ne faut pas voir ce régime comme un « premier » régime qui viendrait se substituer à ceux des nutritionnistes.

    Au contraire : dans pas mal d’endroit dans mon billet, je parle des régimes classiques des nutritionnistes, et donc je place mon idée dans une « après nutritionniste », au cas où leur méthode n’aurait pas fonctionné, ou bien la personne soignée serait re-devenue obèse/en sur-poids (dans les faits, les « rechutes » sont très fréquentes).

    Là, donc, le but n’est pas d’essayer de se restreindre sur la bouffe, de faire attention, toussa toussa. Non : le but est d’avoir faim. Démerden sie sich, mais faut avoir faim. Ce qui est une approche différente (et le temps me dira si j’ai eu raison, gloups).

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  7. Helran dit :

    Non mais en quoi avoir faim te fais maigrir ?

    Tu sais que le métabolisme énergétique c’est la resultante de se que tu apportes comme energie et de ce que tu dépenses.

    Donc le faite d’avoir faim, ne change pas la donne si tu consomes les même quantité qu’avant -_-

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  8. Louis dit :

    Oui, c’est vrai que si tu manges autant qu’avant, c’est pas la peine.

    Sauf que : comme je l’ai dit, on parle là de gens qui mangent trop, et, dans la situation normale, font tout pour éviter d’avoir faim (ce qui passe par la consommation excessive de nourriture, au moment des repas et/ou en grignotant).

    Si leur but est d’avoir faim, d’une part, ils ne vont plus manger autant (pas pour faire un régime, mais vraiment pour avoir faim). Après, même la gourmandise va être éliminée, car elle va diminuer le temps de « souffrance pour cause de faim ». Donc si le but est vraiment la recherche de la faim, l’individu va diminuer ses quantité (mais ce ne sera pas sa hantise : ce sera juste un moyen).

    (je ne sais pas si j’explique très bien, à vrai dire…)

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  9. Louis dit :

    Helran, j’ai lu ton article (très bien d’ailleurs), et je dois avouer que ici, le but n’est pas réellement de se priver méchamment (il n’est pas question de régime privatif), mais de parvenir à revenir à une alimentation normale.

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  10. Fabrice dit :

    Le probleme c’est que plus l’individus aura faim lors de son repas plus son corps va stocker les graisses pour pallier au prochain manque de nourriture, sur le long terme l’individus aura grossit.

    Contrairement à se qu’il as été dit pendant des années; il ne faut pas « s’abstenir » de manger pour maigrir, les études démontrent que 9 cas sur 10 les kilos sont repris dans les 5 ans. Un gourmand doit sécréter sa dose de plaisir dans un carré de chocolat, le combat est dans la quantité.

    L’activité physique est également primordiale car pour la même quantité de nourriture consommé en une journée la personne qui sera allé au travail à pieds ou à vélos, pris les escaliers, et fais 20 minutes d’activité sportive, n’aura retenus que tres peu de cellule graisseuse.

    Pour résumer un travail interne doit être fais par la personne qui souhaite maigrir, comment je peut réduire les quantité ? Une barre de Twix + 1 pomme plutot qu’un Twik + 1 kinder, procurera la meme sassiété et sera moins calorique. La ou je peut recoupé avec ton idée c’est au niveau de la satisfactiopn personnelle, s’encourager est tres importants surtout quand on est bloqué essoufflé au millieu de l’escalier !!!

    Bref encouragez vous en interne (attention à la schyzofrénie ;)) reduisez les quantité, félicitez vous aprés avoir manger une banane plutot qu’un pot d’hagendass de 500 ml, (pour la glace, acheter des petits pot !) et faites du sport ! Vous devez vous coatcher sans non plus vous restreindre betements ! Barbeuq samedi soir ? pas de problèmes on se fais un squash vendredi midi ? ne vivez plus vos kilos comme un calvaire mais plutot une occasion pour vivre plus sainement !

    Pensez à votre capital santé !

    ps : je pratique moi même ces conseils ! et dsl pour les fautes !

    Fabrice 23 ans 1m75 86 Kg.

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  11. Louis dit :

    Oui mais pas fastoche de se coacher, surtout quand la cause de son surpoids/obésité est justement l’habitude de l’abus (reprendre 2 ou 3 fois le plat, prendre 2 desserts, etc).

    Décidément c’est un sujet qui intéresse beaucoup de monde, ça fait plaisir 😉

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  12. Fabrice dit :

    Tu peut manger 1kg 200 de poireau vapeur avec 100 gr de rotis, tant que les quantités de matières grasse ne sont pas ingurgité avec abus. ne JAMAIS se resservir, prendre plaisir à se concocter une grosse assiete plutot le plaisir sera équivoque, pas de frusrtration. il faut comme tu dit varier les aliments, il n’y as qqs temps je n allais jamais au rayon fruits et legumes =) aujourd’hui c’est 1/3 de nos caddies. On se coatch avec ma copine également c’est encouragents. manger des haricoverts quand le conjoins enchaine les mc cain c’est pas le top 🙂

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  13. Caroline dit :

    C’est sûr que c’est important de s’encourager mutuellement, et je pense comme toi que le partenaire doit aussi suivre le régime afin justement de montrer son soutien à la personne en sur poids qui tente de perdre du poids.
    Après c’est tout de même difficile d’encourager quelqu’un qui n’aime aucun des légumes ou presque. Parce que l’un des problèmes des gens bien portant, c’est bien d’aimer les choses qui ont du goût, or qui dit « goût » sous-entendu souvent « beurre », « crème fraîche »…
    Enfin bref, maigrir ou motiver quelqu’un à maigrir c’est un combat de tous les jours qui est parfois dur à porter. 🙁

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  14. abr_ino dit :

    Je suis tout à fait d’accord, le principe est le même qu’une coquille de noix à qui il faut des longues périodes pour développer son poids, mais pour le perdre imaginez combien de temps qui lui faut, peut être des dizaines de fois plus

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