Les trois grandes étapes de l’évolution du web

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A la lecture de plusieurs articles, je crois vraiment qu’on peux séparer l’évolution du web grand-public en plusieurs étapes, que je vais tenter de décortiquer ici.

La première étape : un web read-only

Ce que l’on a pu appeler le web 1.0 était caractérisé par un web très consultatif, c’est à dire à sens unique, un peu comme la télévision avec d’un côté le contenu et de l’autre côté ceux qui le lisaient, de façon finalement assez passive car le lecteur ne pouvait pas réagir en temps réel et améliorer ou participer au contenu qu’il abordait.

Web 1.0 | Web 2.0 | Web 3.0 | Web 4.0

La deuxième étape : un read-write web

La deuxième étape a été un tournant fondamental dans le web, qui est progressivement devenu un web à double sens : l’utilisateur est devenu la source du contenu, et, mieux, il est devenu la source de l’évolution (en fait la modification et l’adaptation) du contenu original. Ainsi, on a vu apparaitre les commentaires sur les articles, commentaires qui aujourd’hui ne sont même plus remis en cause jusque sur les grands sites de quotidiens nationaux, preuve qu’ils sont plus qu’une mode, plus qu’une tendance, et qu’il est aujourd’hui fondamental de tenir compte des arguments, des avis, bref, de l’impression du lecteur, qui devient de fait co-producteur du contenu (même professionnel). On a vu également apparaitre des sites comme Youtube, qui permettaient d’une part à l’utilisateur d’envoyer ses vidéos (de fournir le contenu), mais d’autre part de commenter, de noter et de lier des vidéos (là l’utilisateur est celui qui modifie et adapte le contenu). Enfin, et c’est certainement le plus bel exemple : les sites tels que Wikipédia (les wikis) sont de bout en bout des créations de l’utilisateur, créations qu’il contrôle en amont comme en aval.

La troisième étape : plusieurs solutions possibles

La troisième étape fait encore aujourd’hui débat. Plusieurs se demandent si elle sera ce que l’on appelle le Web 3.0, c’est à dire en gros la vie de l’utilisateur sur le net (toutes les applications et le stockage en ligne), ou bien encore le web sémantique, qui, pour expliquer rapidement, consiste à « taguer tout ce qui est tagable ». Pour prendre un exemple : une photo pourrait être taguée avec des données sur la façon dont la photo a été prise (avec quel appareil, quels réglages), où elle a été prise, et ce qu’il y a sur cette photo. Tout ce qui est tagué devra l’être, afin qu’on puisse baser de nouvelles application sur ces informations. Les différents débouchés sont par exemple la réalité augmentée, qui est parmi les grands enjeux du web de demain.

Si on prend un peu de distance par rapport à ces deux solutions possibles pour la troisième grande étape du web (on parle aussi d’itération), on peut se poser quelques questions. En effet, le principe du web 3.0 vise à mettre le web comme le lieu de la vie de l’internaute, et non comme un tuyau de partage et d’échange de données (principe du web 2.0). Ainsi, le web irait plus loin qu’un simple vecteur, car il deviendrait le centre de création et non plus d’échanges. Je n’ose pas dire que le web deviendrait un centre de vie, mais c’est vraiment ce que j’ai en tête, car le fait que demain le web puisse être partout et tout le temps (dans la mesure où toutes les applications seraient connectées pour aller chercher des informations sur le web) fait qu’il sera demain un vrai auxiliaire de vie. Ne criez pas au loup : le web ne va manger personne, mais disons qu’il sera demain ce que le téléphone portable et l’ordinateur sont pour nous aujourd’hui.

D’une façon tout à fait différente, le principe du web sémantique vise à donner une dimension supplémentaire au web, c’est à dire une dimension de classement des informations par rapport à ce qu’un humain peut en tirer (on parle de permettre aux machines de comprendre les informations, ce grâce aux différents tags rajoutés sur les contenus).

Conclusion

Pour ma part, je ne crois pas que le web sémantique soit considérable comme une étape ultérieure de l’évolution du web, mais une suite logique dans l’évolution des technologies liées au web. En gros, pour moi, ce que l’on appelle « les link datas » suit directement (technologiquement parlant) ce que l’on appelle « les liens hypertextes » (un peu de la même façon que, par exemple, le HTML 5 suit le HTML 4) et n’est donc pas à mettre sur le même plan qu’une utilisation du web, qui elle tend à définir des usages.

De la même façon que les contenus plus ou moins interactifs tels que les vidéos ou les applications internet riches, je voit les linked datas comme une augmentation des possibilités offertes mais pas comme un tournant dans l’utilisation actuelle, qui elle se retrouverait davantage dans une nouvelle « vie numérique ».

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