BitLet.org montre que le P2P viendra peut-être au secours des services de partages de vidéos tels Youtube ou Dailymotion

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Et oui, je ne suis pas devenu fou : à l’heure où le streaming est prôné par tous (dont moi) pour défendre le piratage (ou le contraire, c’est selon), le P2P est très certainement la seule technologie qui viendra sauver des services tels que Youtube ou Dailymotion de la faillite.

Le constat est là : les services de partages de vidéos sont des puits sans fond où le coût de la bande passante est très supérieur au gain engendrés par des publicité disposés ça et là, de façon plus ou moins intrusive (de plus en plus d’ailleurs).

BitLet.org est un site qui propose une autre voie : pour faire simple, un site de partage de vidéo enverrait une première fois la vidéo chez un visiteurs, puis les autres visiteurs ne téléchargerait plus la vidéo depuis le site de partage (comme cela se fait habituellement), mais seulement depuis le visiteur qui l’a déjà obtenue. Du P2P au sens propre du terme. Et rentable.

Avec un système comme celui-ci (système mieux expliqué par Fabrice Epelboin dans sont billet sur ReadWriteWeb), on pourrait diminuer fortement les coûts de bande passante des sites tels que Youtube ou Dailymotion. Le but n’est pas de faire payer le visiteur sans qu’il le sache. Non, ce n’est pas parce que le système est gratuit qu’il contient une quelconque arnaque. Simplement, il présuppose d’accepter que le P2P ne sert pas que à échanger des fichiers illégaux, et que, bien au contraire, c’est une technologie d’avenir.

Sera-ce aussi simple que ce qui se fait actuellement ? Clairement non. D’après ce que j’ai pu constater, Bitlet propose l’utilisation simultanée de plusieurs technologies telles que le Bittorrent pour les échanges de fichiers, ainsi qu’une applet Java (comme un player Flash, mais en Java 🙂 ). Bref : c’est plus compliqué que ce qui se faisait avant, mais c’est aussi plus intelligent, moins centralisé, et donc moins cher. Pour l’instant, Mme Michu ne peux pas utiliser ce système, car il demande quelques menues manipulations, et elle n’aurait pas le faible niveau en informatique requi pour les effectuer. Mais je fais confiance au temps et surtout aux développeurs pour automatiser le système, et permettre d’ici peu l’émergence d’un nouveau site de partage de vidéos, qui lui, sera instantanément rentable.

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5 commentaires sur ce billet

  1. Itch dit :

    Il y a un petit souci à cette logique : dans les pays qui ne sont pas passés par la case de l'internet illimité (comprendre : la Belgique, à cause de Belgacom qui trust le marché), on nous facture aussi l'upload…

    Donc si un belge devient le seeder d'un fichier, il peut dire adieu à son haut débit très vite 🙂 (Oui, car une fois la quantité de down/up atteinte, on se retrouve avec un 48b/s très nostalgique… manque juste le bruit du modem quand on décroche le téléphone. )

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  2. AbriCoCotier dit :

    C'est clair, mais bon, là c'est plus la faute de Belgacom qui est une entreprise de bandits 🙂

    Au final, l'illimité doit devenir un standard, ce qui ramène cette news à une vraie avancée.

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