G.M.B. Akash « Child Labor » : le photo-journaliste contre le travail des enfants dans le monde

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Zoriah_net Photojournalism for GMB Akash in Bengladesh

J’ai trouvé cet article intéressant, et c’est la raison pour laquelle je le relaye. Voilà, traduit, ce qu’écrivait G.M.B. Akash à propos de ses photos.

Pour abolir le travail des enfants, il suffit de le médiatiser. Durant les quatre dernières années, j’ai travaillé sur le travail des enfants au Bangladesh.

Le travail des enfants a été interdit au Bangladesh depuis 1992. En Décembre 2005, j’ai visité une usine de confection dans le Narayanganj, qui est le centre de l’industrie du vêtement au Bangladesh. J’ai pris une photo du propriétaire en train de battre un enfant de 12 ans, parce qu’il avait été trop lent à coudre des t-shirts.

Selon le rapport des Fonds des Nations Unies pour l’enfance, plus de 6,3 millions d’enfants de moins de 14 ans travaillent au Bangladesh. Beaucoup d’entre eux travaillent dans de très mauvaises conditions, certains d’entre eux, même au péril de leur vie. Les propriétaires d’usines les payent environ 400 à 700 taka (10 US$) par mois, alors qu’un adulte gagne jusqu’à 5000 taka par mois.

Cette situation est très largement connue, mais depuis longtemps personne n’en parle. Avec mon travail, je veux faire face à la population avec le problème du travail des enfants et motiver les gens afin qu’ils commencent à penser à ce sujet – au Bangladesh où les enfants sont employés et dans les pays riches du monde occidental où ces même produits sont vendus.

Mon intention n’est pas seulement de montrer les enfants au travail victimes de mauvais patrons qui les exploitent, mais je veux montrer la complexité de la situation : Les parents qui envoient leur petit garçon travailler dans une usine parce qu’ils sont pauvres, les enfants qui doivent travailler pour gagner de l’argent pour la famille, le patron de l’usine qui est poussé par les grandes entreprises à produire des vêtements pour moins cher et les client occidentaux qui achètent des vêtements bon marché.

Je pense qu’il est impossible de supprimer complètement le travail des enfants au Bangladesh dans un temps très court, mais je suis sûr qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail des enfants et de les faire davantage aller à l’école.

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Jasmine, 7 ans, récupère des déchets sur une montagne de détritus encore fumants par un froid matin d’hiver. Via la récupération des objets sur la décharge Kajla, elle gagne un peu d’argent pour aider sa famille. Kajla est l’un des trois sites d’enfouissement d’une ville de 12 millions d’habitants. Environ 5.000 tonnes d’ordures sont jetées ici chaque jour et plus de 1000 personnes vivent du tri des déchets et de la collecte des objets qu’ils revendent à des détaillants à des fins de recyclage.

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Des enfants dans une usine de briques à Fatullah. Pour 1000 briques portées, ces enfant sgagnent l’équivalent de 0,90 US$.

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17.5% des enfants agés de 5 à 15 ans sont impliqués dans une activité économique. Beaucoup de ces enfants travaillent sur des postes dangereux dans les usines. Dhaka 2006.

Le billet original est ici.

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2 commentaires sur ce billet

  1. Caroline dit :

    Et dire que des instances internationales existent dans ces domaines…

    RépondreRépondre
  2. Dr.pepper dit :

    Vraiment désolant !!
    On ce demande défois ce que font les organisations humanitaire..

    RépondreRépondre

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