Monétisation sur le web : à quand la fin de la seule publicité comme source de revenus ?

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Freemium : payer plus pour des services et fonctionnalités supplémentaires

Depuis quelques jours, on lit sur la toile que les revenus de la publicité en ligne sont en chute libre. Un article paru sur le site d’AFP Mediawatch est venu s’ajouter à cette complainte, citant même une étude du cabinet Precepta qui va dans le même sens.

La publicité en ligne a-t-elle encore un avenir ?

A cette question, je répondrai par l’affirmative. Il va sans dire que la presse papier courant à sa mort, la télévision reculant devant internet, il est naturel que Internet récupère au moins ce que perdent les deux autres. Et puis, Internet apporte des garanties de performance (paiement au clic) qui permettent d’accroître la compétitivité de la publicité sur internet par rapport à celle des autres supports.

Les entreprises ont-elles d’autres moyens de se rémunérer ?

Le grand principe du net est sa gratuité. En tout cas la gratuité d’accès aux contenus. La différence est très importante. Autant un internaute n’acceptera pas de payer pour un article ou une vidéo, autant ça ne le gène pas forcément de devoir passer outre quelques obstacles publicitaires. L’œil s’est habitué, l’internaute aussi.

Sauf que la publicité n’est pas tout. Elle reste un secteur dynamique, et ce dynamisme implique un danger, surtout en temps de repli économique, comme aujourd’hui.

Alors que faut-il faire ?

La publicité n’est pas le seul vecteur de rémunération sur internet : un autre chemin commence à faire son apparition même s’il n’est pas encore parfait, c’est le freemium. En gros, le principe est de donner accès à un service gratuitement, et d’en faire payer les ultimes fonctionnalités, pour une somme médiocre. On compte par exemple les services tels que Flickr (avec Flickr Pro) et Vimeo (avec Vimeo Plus) qui ont choisi cette voie au lieu du tout publicitaire.

Autres vecteurs de rémunération sur le web

Les différents vecteurs de rémunération sur le web

Attention, là encore, il faut bien voir que ce sont les fonctionnalités qui deviennent payantes, jamais l’accès au contenu (j’exclus d’emblée les sites d’info en ligne qui permettent de s’abonner en ligne). Ainsi, un gros travail doit être fait sur le web, de la part des éditeurs (presse, blogs), pour trouver des fonctionnalités à mettre en avant, et trouver à quel prix les vendre.

En effet, si les utilisateurs ne sont pas prêts à payer un seul centime pour du contenu, je reste persuadé qu’ils accepteraient de débourser quelques euros par mois pour des fonctionnalités sur le web. Par exemple, la limite d’une quinzaine d’euros par foyer et par mois est relativement abordable. Avec 15 euros, on peut très bien imaginer une demi-douzaine d’abonnements à des services divers (pour 1€ à 2€ par mois) : un service tel que Picnik premium pour la retouche de photos en ligne, un service de météo à plusieurs jours d’avance tel que celui proposé par Meteo Consult, etc.

Bref : la monétisation est tout à fait possible, via des services premium peu chers, mais largement diffusés, et surtout apportant un plus décisif par rapport au service de base et gratuit.

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5 commentaires sur ce billet

  1. Anas Benayad dit :

    Il est vrai que les revenus généré par la publicité sur internet sont majoritairement à la baisse, cela est principalement dû au budget pub des société qui se voit réduit à cause de la crise économique mais étant donné le potentiel de ciblage des internautes, la pub à encore de beau jour devant elle 😉

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  2. Louis dit :

    Oui, je suis d’accord, mais pour certains sites, la pub n’est pas adapté (cf Facebook, où elle ne prend pas). Pour ceux-ci, mon propos est de dire qu’ils devraient mettre en place un système de Freemium. Par exemple, je ne comprend pas pourquoi Facebook ne propose pas un service payant de retouches de photos comme Picnik, ou un service de retouche/montage de vidéos.

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  3. Anas Benayad dit :

    Pour facebook le revenu est encore plus important étant donné leur nombre de membres et le nombre d’info collectées sur ce dernier 😉

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