L’e-démocratie débarque aux USA et en Grande-Bretagne. A quand la France ?

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Ledemocratie en avant en Grande Bretagne

Comme je le disais dans le titre, l’e-démocratie vient de franchir un grand pas en avant chez nos voisins anglophones.

Le cas britannique

Chez nos amis britanniques, c’est Gordon Brown qui a lancé la révolution internet de la démocratie anglaise, en lançant, entre autres, un grand mouvement de créations de sites web ayant pour vocation de permettre aux concitoyens de noter leurs services publics. Bien sûr, un tel mouvement vers l’internet est complètement impensable en France, où l’on a fait plusieurs fois fermer les initiatives privées de notation des professeurs, des médecins, etc. A chaque fois, le problème évoqué est le mal qui peut être fait. Cela ne ressemble à rien d’autre qu’à un mouvement de méfiance face à l’inconnu (le racisme vient de là, aussi), alors qu’aujourd’hui, les systèmes de feedback et de sélections des meilleurs commentaires (à la sauce Yahoo! Q&A, ou les commentaires IMDb) font que le web social s’auto-contrôle, et il est vrai que à ce niveau, internet est en fait devenu un exemple en terme de qualité et de démocratie !

Le cas américain

Cette fois ce sont les citoyens des Etats-Unis qui ont de la chance, avec un Barack Obama résolument convaincu des bénéfices de l’internet (contrairement à son homologue français, de toute évidence), et qui lance actuellement un système de Questions-Réponses à la Digg, avec une technologie basée sur Google Moderator. Bilan : pour une expérimentation, c’est fantastique ! Notez bien dans la vidéo ci-dessous, le président Obama qui parle aux internautes, en leur affirmant qu’il va lire les questions posées (ce qui est évidemment faux, mais l’idée y est), et que cela permettra d’ouvrir la Maison Blanche aux américains.

Et… en France ?

Aïe. Les questions qui fâchent. Alors, et bien, heu, en fait, c’est à dire que en dehors de la webtv de l’Elysée qui n’est autre qu’un archivage des différents discours officiels du président (ça fait déjà pas mal de contenu il est vrai), et bien rien. Ah si, on a une sous-ministre à l’économie numérique, qui tente pour l’heure de sauver sa peau, alors que la ministre de la culture tente de la tuer, mais également (et avec l’aide des majors) de diminuer la présence du web dans la société française (coupures de la connexion internet, abolition de la présomption d’innocence, restrictions au niveau des Wifi gratuits disponibles dans les lieux public). Bref : la France prend un chemin résolument différent de celui de ses voisins anglophones. A-t-elle raison ? Je ne le crois pas.

2 commentaires sur ce billet

  1. Sylvain dit :

    Et si la « révolution numérique » ne venait pas du gouvernement mais d’initiatives locales ?
    Rive de Gier (42) fait du micro-blogging !
    > http://www.villes-internet.net/UPLOAD/article/pages/2296_article.php

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  2. Louis dit :

    En fait, il est probable qu’il n’y ait pas de progression forte de la numérisation des collectivités locales tant que le niveau national ne donnera pas un vrai élan.

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