Japon – Jour 9 : Kyoto Nord Ouest : Kinkaku-ji, Daisen-In, Ryoan-ji et bambouseraie d’Arashiyama

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Nous nous levons tôt ce matin (vers 7h10) car il faut essayer d’arriver le plus tôt possible au Pavillon d’Or : c’est sans doute un des monuments les plus visités de Kyoto (sinon LE plus visité). Nous prenons notre petit dej dans la chambre, puis on part vers 8h15 pour la gare centrale. On rate le bus touristique 101 de 8h33 car Caro ne peut courir à cause de son genoux, mais on prend un bus 205 qui part à 8h40 : il dessert plus de stations donc il va moins vite mais au moins ça ne nous met pas trop en retard.

Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji

On arrive à 9h15 au Kinkaku-ji (le pavillon d’or), il y a déjà des cars d’enfants qui arrivent. D’ailleurs, il y a beaucoup de monde déjà, voire même c’est la foule juste après l’entrée car c’est là qu’il y a la photo classique à prendre (c’est d’ailleurs une des photos de Kyoto les plus connues), c’est à dire de l’autre côté du petit plan d’eau, ce qui permet d’avoir le reflet du pavillon dans l’eau. Mais la lumière du matin est assez belle, pas trop forte, et elle est parfaitement disposée (= dans notre dos) pour prendre en photo le pavillon d’or.
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji

Coup de chance supplémentaire : il y a des érables rouges superbement placés, ce qui nous a permit de prendre une de nos plus belles photos de ce voyage.
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji

Le pavillon a été construit comme une villa pour le shogun Ashikaga Yoshimitsu après son retrait à la fin du xive siècle, et a été transformé en un temple par son fils. Cependant, le pavillon a été brûlé en 1950 par un jeune moine qui en était devenu obsédé (l’histoire est devenue la base du roman de Yukio Mishima, Le Pavillon d’or).

On doit jouer des coudes pour prendre des photos tant il y a de monde. Les enfants passent par groupes pour se faire prendre en photo : on constate pour la deuxième fois que les groupes d’enfants en sortie se déplacent toujours avec quelqu’un qui fait photographe, et qui les prend en photo devant les monuments important (avec un appareil reflex, donc pas avec un petit appareil à l’arrache). C’est plutôt une bonne chose !
Japon - Kyoto Kinkaku-ji

Le reste du lieu présente moins d’intérêt : on passe en fait juste derrière le pavillon puis on remonte le long de la petite colline juste derrière.
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji
Japon - Kyoto Kinkaku-ji

En sortant, on reprend le bus 204 pour aller jusqu’au complexe de temple Daitoku Ji. Il se situe à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau au Nord-Est du Kinkaju-Ji, mais en réalité, on met bien 5 minutes avec le bus pour rejoindre l’arrêt correspondant.

Dans le Daitoku-Ji, personne. A peine deux bus stationnés devant, mais personne à l’intérieur. Ce complexe de temples est assez intéressant car il est comme une ville dans la ville. Il y a des rues, des temples (comme des grosses maisons) autour de la rue et délimités par des haies. Il n’y a aucune voiture, aucun bruit, c’est vraiment très reposant. En plus, le soleil tape légèrement, donc il fait juste assez chaud pour être bien.
Japon - Kyoto Daitoku-Ji
Japon - Kyoto Daitoku-Ji
Japon - Kyoto Daitoku-Ji
Japon - Kyoto Daitoku-Ji

On visite seulement le temple Daisen-In ; malheureusement ils imposent qu’on range les appareils photos dans nos sacs à dos car d’autres touristes ont pris des photos et les ont revendus sur internet, donc maintenant ils n’acceptent plus que des photos soient prises.
Japon - Kyoto Daitoku-Ji Daisen-In
Japon - Kyoto Daitoku-Ji Daisen-In

L’atmosphère dans le Daisen In est très calme, il n’y a quasiment personne, aucune agitation, on n’entend pas les voitures. En gros, le temple est entouré par un jardin japonais qui représente la rivière de la vie se jetant dans la mer, la rivière étant elle-même parsemée d’obstacles représentant les obstacles de la vie. L’intérieur du temple présente des peintures sur panneaux coulissants fait par les frère Kano, qu’on retrouve un peu partout dans les temples et palais.
Japon - Kyoto Daitoku-Ji Daisen-In
Japon - Kyoto Daitoku-Ji Daisen-In

Un peu avant 11h, on part vers le Ryoan-ji, qui se situe de l’autre côté du Kinkaku-ki (à peu près à un kilomètre au sud-ouest à vol d’oiseau du Kinkaku-ji). On reprend le bus 204 mais dans le sens inverse afin d’arriver au Kinkaku-ji, puis nous prenons le 59 qui nous emmène au Ryoan-ji.

Sur place, un peu plus de monde qu’au Daisen-In, mais rien comparé à la quantité de gens au Kinkaku-ji. Le Ryoan-Ji est beaucoup plus grand que le Kinkaku-ji, avec d’abord un grand étang. Nous nous arrêtons quelques minutes car Caro a mal à la tête… mais au moment de repartir, elle se rend compte qu’elle a récupéré une mante religieuse sur son sac à dos (on ne sait pas comment elle est arrivée là).
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji

Encore une fois ce qui se visite principalement est le jardin zen sec (graviers et pierres), avec quinze pierres, que l’on ne peut jamais toutes voir en même temps (il faut se déplacer pour les voir toutes). En gros, quel que soit l’endroit où on se trouve, il y a toujours une ou deux pierres cachées par d’autres.
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji

Il y a aussi un jardin zen humide (arbres et mousse) très joli avec un érable aux feuilles rouges.
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji

Dans le temple, les panneaux sont peints.
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji

Derrière le temple, juste après le jardin humide, on se trouve le lavabo en pierre appelé «Tsukubai» qui aurait été fourni par Tokugawa Mitsukuni au XVIIe siècle. Il porte une inscription simple mais profonde de quatre caractères: «Je connais seulement la satisfaction».
Japon - Kyoto Ryoan-Ji

Nous continuons la visite pour arriver à une zone avec des arbres dont le tronc a été coupé à moins de 1m du sol, et du coup ce sont des branches qui sont parties vers le haut verticalement, comme si le tronc se démultipliait à partir de 1m.
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji
Japon - Kyoto Ryoan-Ji

Une fois sortis du Ryoan-Ji, on aimerait aller réserver nos places pour visiter la Katsura Imperial Villa et le Palais Impérial le lendemain, donc il faut nous rendre à l’Imperial Houseold Agency qui se situe pas loin du Palais Imperial, au centre de Kyoto. On reprend le bus 59, qui nous amène tout près.

Au passage, Kyoto est une ville très étendue. Je ne sais pas combien de kilomètres de large la ville fait, mais c’est clairement impossible à faire à pied. La ville pourtant n’est pas bien « haute », il n’y a pas beaucoup d’immeubles de grande taille, c’est globalement surtout des maisons de 2-3 étages (hors le quartier de la gare). Ça rappelle beaucoup les villes à l’américaine, très étendues, adaptées surtout pour les voitures.

Pour autant, reconnaissons que nous n’avons pas eu énormément à marcher entre les sites (jamais plus de 10 minutes à chaque fois), grâce aux bus qui étaient toujours disponibles quand on en avait besoin.

Comme l’Imperial Houseold Agency ferme entre midi et 13h, nous mangeons pas loin, dans un petit restaurant type Diner dans lequel il faut commander ses plats dans une machine automatique. Celle-ci donne des tickets en fonction de ce qu’on a commandé, puis on remet ces tickets à une personne derrière le bar (tout le monde est assis contre le bar), qui nous amènera le plat une fois préparé dans la cuisine juste à côté. Plus tard, nous apprendrons que cette chaine de diner (plus exactement de la restauration rapide à la japonaise) s’appelle Matsuya et la spécialité est le Gyudon (bol de riz au boeuf).
Japon - Kyoto Matsuya
Japon - Kyoto Matsuya
Japon - Kyoto Matsuya
Japon - Kyoto Matsuya
Japon - Kyoto Matsuya
Japon - Kyoto Matsuya

Vers 13h30, nous passons à l’Imperial Houseold Agency pour réserver. Malheureusement la villa Katsura est complète en terme de réservation jusqu’à la semaine d’après, donc on ne pourra pas la visiter. Par contre on peut réserver pour le Palais Imperial. C’est ce que nous faisons pour une visite demain à 10h.

Nous marchons ensuite un bon kilomètre jusqu’au sud du Palais Imperial pour récupérer un bus nous amenant à la bambouseraie d’Arashiyama ; on voulait prendre le 93 mais il nous est passé sous le nez, donc on a pris le 204 jusqu’à la gare JR de Nishinokyo En-machi, puis le train JR jusqu’à Saga Arashiyama.

Arrivés à la gare d’Arashiyama vers 15h, on est stupéfait par la quantité de monde dans les rues commerçantes.

On va d’abord voir le pont Togetsu parce que je croyais qu’il était joli, mais non, en fait il ne présente pas d’intérêt visuel particulier. Ne nous reste plus donc qu’à aller voir la bambouseraie d’Arashiyama. On ne se presse pas car il parait qu’il est mieux de faire les photos le soir au coucher du soleil. Et vu le monde qu’il y a, ça risque d’être bondé ! Comme on ne sait pas trop quoi faire, et même en traînant les pieds, on s’y rend quand même.
Japon - Kyoto pont Togetsu
Japon - Kyoto pont Togetsu
Japon - Kyoto pont Togetsu

Il y a un monde fou dans les allées de la bambouseraie. C’est assez frustrant pour prendre des photos sans autres touristes. Le chemin (bamboo path) est assez large, assez plat, d’une longueur totale n’excédant pas le kilomètre, donc sans aucune difficulté : tout le monde peut venir ; mais en conséquence les allées sont pleines de gens. Vers le dernier tier du chemin, une montée permet d’égrainer un peu les touristes, mais ça ne suffit pas pour prendre des photos correctes (la photo que je voulais prendre étant celle de la page de garde du Lonely Planet, c’est à dire le chemin de la bambouseraie sans personne)…

On attend pendant une bonne heure et demi au bout du chemin en espérant qu’il va finir par y avoir moins de monde. Bilan, à la tombée de la nuit, il y a toujours plein de gens. Nous parvenons à prendre quelques photos correctes à la nuit tombée en se mettant en temps de pause très long et en posant l’appareil photo sur une pierre, mais ce n’est pas la panacée.
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama
Japon - Kyoto bambouseraie Arashiyama

Nous rentrons par le train JR jusqu’à la gare centrale ; un peu déçus ne n’avoir pas trop pu faire les photos que l’on voulait de la bambouseraie.

Après une pose à l’auberge de jeunesse, nous repartons vers 20h vers la gare centrale où se trouve un petit restaurant de type diner (la chaine était Sukiya cette fois-ci), en un peu mieux que ce que nous avions fait ce midi.

Il se trouve qu’effectivement c’était un peu plus classe, mais moins propre : les verres sentaient la machine à laver pas bien nettoyée. Du coup on a commandé en plus une bière (on voulait boire seulement de l’eau à l’origine) afin de boire dans quelque chose de propre.
Japon - Kyoto Tour

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