L’office 2.0 sera le Web3.0 !

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Alors, vous le savez ou non, mais ce qui semble se dessiner comme définition pour le Web3.0 consiste en gros en du Web in the Clouds, à savoir le web dans les nuages (super, me direz-vous), et plus précisément de l’informatique délocalisée sur des serveurs (dont on ne connait pas la localisation : il sont « dans les nuages », partout et nulle part en même temps).

Je donne des exemples : si le Web2.0 est considéré comme le web collaboratif (qui aura commencé avec les blogs et les forums), puis comme le web social (avec tous les sites/média sociaux tels MySpace & Facebook), le Web3.0 est considéré comme le portage des applications et du stockage de son ordinateur sur internet : ainsi, les webOS (eyeOS par exemple) et les suites office en ligne (Google Docs ou Zoho Office) font partie de cet informatique dans les nuages.

J’en viens à l’objet de mon billet/bookmark : le site ITredux.com a fait un beau listing de toutes les applications web, qu’il a appelé « Office 2.0 Database » (vous comprenez mieux maintenant le titre du billet), rassemblant là un beau nombre d’applications en lignes, vous permettant de trouver à presque chacune de vos applications offline une alternative sur le web. En plus, le site donne pour chaque service la technologie utilisée, et si un plugin spécial est nécessaire, ce qui permet de savoir à l’avance la compatibilité du service avec le matériel que vous possédez.

Pour en revenir au Web 3.0, sachez que sa définition est encore très discutée, et que le terme « Cloud computing » semble pour l’instant préféré.

Quels sont les intérêts du cloud computing ?

Je profite de ce billet pour parler d’un sujet qui m’est très cher, à savoir la mobilité en ligne. En effet, quel plaisir plus intense que de savoir ses données en sécurisées, et ce même si sa maison brule, ou qu’on subit un vol de tout son matériel informatique ? Le stockage en ligne offre un peu cette sécurité. Après avoir accepté que vous ne pouvez pas savoir exactement et comment sont stockées vos données, vous faites confiance à ceux à qui vous les confiez, quitte à introduire une redondance (au cas où un prestataire ferait défaut) dans ce stockage. Pourquoi faire confiance à ces services sur internet ? Parce que les données que vous laissez sur des gros sites web tels que Google, Yahoo! ou Facebook sont stockées de façon extrêmement sécurisée, au moins physiquement. Pour faire simple, ils mettent en place des systèmes de stockage où la multiplication des supports est systématique, et où la sécurité physique des data-center est assurée (climatisation des data-center & protection anti-feu). Bref : vos données sont relativement bien gardées chez les gros du web. Maintenant, rien ne vous empêche de louer un serveur pour y installer vous-même vos applications en ligne (parmis celles qui sont disponibles), afin de maitriser la chaine de bout en bout !

Donc pour revenir à ma question, le cloud computing offre l’intérêt du stockage délocalisé, et d’un accès mondial à ce stockage. Mais le cloud computing apporte aussi la délocalisation des applications, et donc leur accès depuis n’importe où. En bref : on passe d’une ère où les applications sont installées sur les PC de chacun, ce qui introduit des coûts de maintenance énormes dès que vous avez un parc relativement conséquent, à une ère où on centralise les applications et les calculs, et chaque employé utilise un réseau (par exemple : internet), pour se connecter à ses applications. Les calculs sont alors fait au niveau des serveurs, et les utilisateurs n’ont plus besoin d’être équipés d’ordinateurs très puissants !

Conclusion :

Le web3.0 et/ou le cloud computing consistent en gros en une centralisation des application et du stockage, et une généralisation des utilisateurs à des « postes clients » qui se connecteront (via un navigateur dans la majorité des cas) à telle ou telle base de données, tel ou tel serveur pour utiliser telle ou telle application, ou récupérer ses données.

Quelques exemple de cloud computing

Même si le terme est encore peu défini à l’heure actuelle, on peut se risquer à en donner certains exemple.

Stockage

  • Stocker ses photos sur Picasa ou Flickr
  • Stocker ses documents sur des services tels que Google Documents ou Zoho Office
  • Stocker ses emails sur Gmail et/ou Hotmail et/ou Yahoo! mail, sans les sauvegarder chez soi

Applications

  • Les clients mails en ligne (Gmail, Yahoo! Mail et Hotmail) sont des applications en ligne
  • Les suites office en ligne (Google Docs, Zoho Office)
  • Les applications de retouche de photo en ligne (Picnik, etc.)
  • Les applications professionnelles en ligne (ERP et CRM en ligne, par exemple).

Si vous pensez que j’ai écrit des bêtises, je suis prêt à entendre vos critiques, si seulement elles sont argumentées.

[Photo]

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2 commentaires sur ce billet

  1. feufol dit :

    Le cloud computing a beaucoup d’arguments pour lui.
    Mais dans un cadre professionnel il ne peut à mon sens qu’ajouter à l’existant et non s’y substituer sous peine de se rendre bien trop dépendant.
    Dépendant d’une panne extérieure, qu’elle provienne d’un ou plusieurs des services utilisés ou du réseau lui meme.
    Cela dit ca reste une belle avancée…

    RépondreRépondre
  2. Louis dit :

    @Feufol : (Pour dire vrai, j’ai adoré ton commentaire, parce qu’il pose les bonnes questions. Je vais essayer d’y répondre correctement).

    « Le cloud computing a beaucoup d’arguments pour lui. » : C’est vrai. Il est très à la mode (surtout), et c’est malheureusement la raison à mon avis majeure pour laquelle il s’impose à l’heure actuelle dans beaucoup d’entreprises.

    « Mais dans un cadre professionnel il ne peut à mon sens qu’ajouter à l’existant  » : Alors oui, il est vrai qu’une période de transition est nécessaire (et c’est pas plus mal : ça apporte de la crédibilité, de la fiabilité et de la confiance). Une évolution en douceur ne peut être qu’une bonne chose.

    « et non s’y substituer sous peine de se rendre bien trop dépendant. » : Le Could peut à mon avis s’y substituer complètement, et comme je l’expliquais ici : http://www.web30.fr/47-le-cloud-computing-nimplique-pas-la-sortie-des-donnees-sensibles-dune-entreprises , le cloud peut être redondant, et surtout peut très bien rester dans l’entreprise ! Donc je ne crois qu’à part la période de transition et de formation, il n’y a pas à se soucier d’un système basé sur le cloud computing, lorsque celui-ci est sécurisé, stable, redondant, etc.

    « Dépendant d’une panne extérieure, qu’elle provienne d’un ou plusieurs des services utilisés ou du réseau lui meme. » : Panne extérieure, non si le cloud est interne à l’entreprise ; panne interne d’un des maillons de la chaine : non si il y a redondance (à tous les niveaux bien sûr !).

    Encore une fois, je vous invite, si le sujet vou sintéresse, à vous abonner à Web30.fr, le blog que j’ai ouvert récemment sur le cloud computing et les applications en ligne.

    RépondreRépondre

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