À propos des grandes entreprises américaines qui offrent des vacances illimitées à leurs salariés

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Une tendance qu’on a vue apparaître ces derniers temps : un des nouveaux perks des grandes boites américaines devient d’offrir des vacances illimitées à leurs salariés. En gros : ils peuvent prendre autant de vacances qu’ils veulent, quand ils veulent ! Et ce n’est pas un poisson d’avril.

Les plus perspicaces auront reconnus le classique travers des entreprises enlevant les barrières. Officiellement pour dire que l’on ne force pas les employés à bosser énormément… et avec un effet totalement inverse. Comme pour les horaires des cadres payés à la journée, et qui en fait font énormément d’heures (alors qu’ils pourraient en faire encore moins que ceux qui doivent faire un certain nombre d’heures par jour !).

C’est d’ailleurs ce qu’avait vu Marco Arment (traduction par mes soins) :

Mathias Meyer de Travis CI, sur pourquoi ils ont abandonné leur politique de vacances illimitées :

Quand les gens ne sont pas certains du nombre de vacances qu’ils peuvent prendre, vous pouvez voir des choses curieuses se passer. Les employés vont hésiter à prendre des vacances car ils ne veulent pas être vus comme celui ou celle qui prend le plus de vacances. C’est donc une compétition à celui qui prendra le moins de vacances, plutôt qu’à une équipe d’employés heureuse et bien reposée.

Exactement. Je n’ai jamais entendu un employeur dans l’industrie de l’IT avec une de ces politique de vacances illimités dont les employés prenaient en fait autant de vacances qu’ils en auraient pris avec un contrat stipulant un nombre de jours de vacances fixe.

Ce qui se passe à la place est que la culture du workaholism prend le pas sur le reste, et il devient politiquement mal vu de prendre des vacances, spécialement des vacances réellement offline.

L’industrie de l’IT est fière de son workaholism, mais elle ne devrait vraiment pas. C’est un signe d’immaturité et de mauvais management.

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4 commentaires sur ce billet

  1. Jean-Baptiste dit :

    Hello,
    Nous ne sommes pas une grande entreprise américaine, mais nous avons cette politique de vacances illimités.
    Il y a cependant un minimum obligatoire afin de forcer la prise de vacances, mais pas de maximum 🙂

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  2. Louis dit :

    @Jean-Baptiste: Bonjour ! Ah oui pas mal. Mais où est le minimum obligatoire ? C’est les 5 semaines de congé légales ou c’est moins ? En tout cas le fait d’avoir un minimum peut effectivement être une bonne chose. Par contre, j’aimerais bien savoir si du coup les employés s’en serve beaucoup (de cet aspect illimité)…

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  3. Jean-Baptiste dit :

    Notre minimum obligatoire est de 25 jours (dès la première année) soit 5 semaines, nous avons des employés FR, et étrangers (prestataire donc).
    Par contre nous sommes tout jeune donc pas de retour pour le moment à ce niveau.
    On l’a rappelé pas plus tard que Lundi dernier qu’il fallait absolument que toute le monde prenne des vacances.

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  4. felix dit :

    le workaholism est souvent induit en partie par les nouvelles formes de travail avec la la croissance des possibilités offertes par les technologies de l’information et de la communication (TIC) : La prévention des risques des nouvelles formes de travail : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=541

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