Le communisme et le baptême de Georges Marchais

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Tiens, pour une fois, je vais faire un billet qui a pour sujet la politique. Alors voilà : j’ai eu la chance de regarder la vidéo suivante, après avoir lu l’article la concernant sur l’excellent blog de Jean Véronis.

Au delà des politiques que je n’ai pas envie d’aborder ici, je crois avoir compris quelque chose (alors je le dit) : comme les spécialistes qui débâtent à ce débat le disent, les communistes avaient autrefois (lorsqu’ils faisaient des gros scores aux élections) une ligne claire : il parlaient de la lutte des classes, du combat des ouvriers contre les patrons. Aujourd’hui, le parti communiste peine à rassembler, et a d’ailleurs complètement abandonné cette lutte des classes qui pourtant lui était si chère par le passé.

Sans pour autant comparer telles ou telles qualités oratoire, force est de constater qu’aujourd’hui, Marie-Georges Buffet ne peut plus défendre les ouvriers contre les patrons, rien que parce que la classe ouvrière (le fond de commerce du PCF) à quasiment disparu de la France. Et avec elle, les résultats correct du parti communiste. Aujourd’hui, la France compte beaucoup moins d’usines par rapport à ce qu’elle en comptait auparavant, ce à cause de plusieurs facteurs, parmi lesquelles l’automatisation d’un certain nombre de tâches et la délocalisation des secteurs de production.

Car voilà : la France est aujourd’hui une société de service. Cela ne fait pas de son peuple un peuple plus riche, mais cela change la donne en terme de distinctions de classes.

Le baptême de Georges Marchais

La deuxième partie de mon titre portait sur un trait qui m’est singulier : j’ai beaucoup entendu parler de Georges Marchais depuis que je m’intéresse à la chose politique, sans jamais l’avoir vu en « action ». On me le décrivait comme un très grand humoriste, quelqu’un qui faisait beaucoup rire, tout en disant énormément de bêtises. J’ai donc été agréablement surpris en voyant la vidéo d’un de ses interview (à la minute 23 de la vidéo ci-dessus : fantastique !).

Un commentaire sur ce billet

  1. Ouvrier dit :

    Je n’arrive pas à remettre la main sur les dernières statistiques de l’INSEE, mais les ouvriers et les employés représentaient encore lors des derniers recensements entre 50 et 60% de la population active. Si beaucoup d’usines ont fermé, de nombreux emplois de services par exemple ont été créés, dont les conditions de travail ne sont guère plus enviables. Le problème n’est pas la disparition de la classe ouvrière, mais de la conscience d’appartenir à cette classe. Trop de gens confondent justement classe ouvrière et ouvriers d’usine. Et la tendance est justement à essayer d’arracher cette conscience de classe, en essayant de convaincre une majorité de travailleurs qu’il font partie des classes moyennes, en donnant de pseudos-responsabilités, en donnant un statut de cadre à de simples exécutants (statut qui permet en outre de dégrader les conditions de travail).

    Bref, arrêtons de dire qu’il n’y a plus de classe ouvrière. Elle est loin d’avoir disparue, elle a juste perdu la conscience de son existence.

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