Inde du Nord, Jour 1 : Voyage Aller et Mandawa

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En mars 2014, Caroline et moi avons fait un voyage d’une petite vingtaine de jour en Inde du Nord. D’habitude, je raconte mes voyage au fil de l’eau via des photos uploadées sur Instagram, mais cette fois-ci je n’avais pas trop d’internet durant mon voyage, je n’avais pas non plus trop envie de sortir l’iPhone de Caroline (je me suis fais voler le mien en prenant le RER vers l’aéroport de CDG), donc tout cela explique que je n’ai pas trop publié sur Instagram. Par contre, durant ce voyage, j’ai pris plein de notes sur un petit notebook que j’avais emmené, et dont voici la série de billet, ainsi que quelques photos que j’ai sélectionné pour illustrer ces notes.

Le voyage Aller

On part à la bonne heure (par rapport à celle qu’on avait prévu) de chez nous. A Châtelet les Halles, on prend sur le quai d’en face le RER B. Mais il est aux alentours de 9h00, et le RER est (évidemment) plein. On gène, avec nos deux valises.

Un gars m’aide à rentrer dans le wagon en m’aidant à tirer ma valise. Il parait bizarre (balafré), mais bon, c’est gentil de sa part. Une fois rentré dans la rame, et les portes fermée, je bloque quand même l’entrée avec ma valise (la rame est pleine, et ma valise est encombrante). A la station suivante, Gare du Nord, les gens veulent sortir, et notamment le gars qui m’avait aidé. Caro et moi gênons la sortie, il y a un peu de bousculade car les gens veulent sortir avant que les portes ne se referment, et il y a beaucoup de monde également sur le quai qui souhaite rentrer dans la rame.

Une fois les portes refermées et le train reparti, je me rends compte que je n’ai plus mon portable… J’ai dû probablement me le faire voler par un pickpoket pendant la cohue de l’arrêt à Gare du Nord. La bonne ambiance de début de voyage…

A Roissy, nous nous enregistrons au bureau d’Etihad, puis nous cherchons un poste de police pour déposer plainte. Il y en a un : il est juste à côté du contrôle de douanes. Nous y allons, expliquons ma situation, et le policier m’explique que ce n’est pas la peine de déposer plainte maintenant et ici, je pourrai le faire de la même façon en rentrant, dans trois semaines. Il semble sous-entendre que de toute façon, rien ne sera/pourra être fait.

Pendant ce temps, j’exploite abondamment le portable de Caroline pour tenter de géolocaliser mon iPhone, de le signalé comme volé à Apple, mais également de changer tous les mots de passe des services que j’avais branché sur mon iPhone (notamment Google).

Nous prenons l’avion d’Etihad.

Le vol n’est pas plein du tout, nous nous déplaçons de nos places (pourtant nous avions un couloir et un hublot), car nous préférons prendre 4 places à côté au centre (y’en a plein de disponibles), et ça permet de s’étaler pour dormir.

L’arrivée à Abu Dhabi se fait à l’heure. Nous étions un peu stressés, car ne voulant pas louper la correspondance. Mais sur l’aéroport, l’avion est stationné quasiment 45 minutes car il n’y a pas de place disponible pour faire débarquer les passagers. Le stresse augmente.

L’avion finit par se voir attribuer une place ; nous débarquons sur le tarmac, puis un bus amène tous les passagers à la porte 19. Ça nous permet de voir l’aéroport d’Abu Dhabi : grosse précarité des personnels au sol, qui ont des espèces de recoins (pas fermés), comme locaux de récup’, avec des chaises dépareillées et des tables trouvées un peu partout (j’imagine). Il y a des zones de travaux tous les 50 mètres, bref, on se dit que c’est pas étonnant finalement qu’ils n’aient pas pu nous trouver une place en 45 minutes…

En attendant, le bus qui nous emmène à la porte 19 ne nous débarque pas là directement, car il n’a pas la clef pour ouvrir la porte, alors il appelle quelqu’un sur son portable, puis remonte dans son bus et nous refait faire un gros tour de l’aéroport (10 bonnes minutes de route)… pour au final nous ramener à la porte 19, qui cette fois-ci est ouverte. D’ACCORD.

Finalement, donc, nous voilà à la porte 19, et il ne nous reste moins d’une heure avant l’heure officielle de décollage de notre avion suivant ! (celui qui va d’Abu Dhabi à Delhi). On se dit que vu comment ils sont organisés, ils n’auront jamais le temps de prendre nos valises et de les faire transiter…

Donc nous nous pressons de rentrer par cette porte 19. Elle débouche sur un Duty Free, avec des panneaux de « Transfert », qui font juste remonter d’un étage, et puis là, plus de panneaux ! Evidemment, personne n’est là pour indiquer quoi que ce soit. On finit par comprendre que c’est dans l’endroit où on se trouve que se font les transferts (c’est d’énorme salle circulaire, avec des magasins sur les côtés, et des dizaines de gens s’agglutinant aux endroits où il y a des prises électriques pour faire recharger leurs appareils, via des branchements improbables, de multiprises sur multiprises, ou encore de PC portables branchés à la multiprise, mais PC portable auxquels sont branchés trois câbles USB, chacun rechargeant un téléphone. Cela tranche un peu avec le côté rutilant de la salle.

On finit par voir sur un écran que l’embarquement pour notre avion Abu Dhabi-Delhi est en train de se faire (il y a une queue énorme en dessous de l’écran), donc on demande à des indiens si c’est bien pour ça qu’ils font la queue (ils nous répondent que oui), donc on la fait derrière eux. La queue est énorme, et il est déjà 10h00 du soir heure locale, et on est sensé décoller dans 20 minutes.

Il s’avère qu’en fait la queue est énorme car ils refont un contrôle de sécurité avant de monter dans l’avion, sauf qu’il n’y a qu’un tapis avec scanner pour tout l’avion ! Evidemment, ça prend une plombe. D’autant plus que les indiens ont un peu de mal à comprendre le concept de faire la queue, et il y en a toujours un paquet qui tente de doubler les autres.

Bilan, on finit par réussir à rentrer dans l’avion, il doit être 10h30 ou 10h45, et la queue des gens derrière nous qui doivent encore passer le contrôle est toujours aussi grande. Il s’avère que nous attendrons encore plusieurs minutes, puisque nous avons décollé à minuit et demi, si mes souvenirs sont bons. En fait, après ils nous ont dit qu’il manquait 21 personnes dans l’avion, donc ils attendaient qu’ils se présentent (et au bout de 45 minutes à poireauter, ils nous ont dit que finalement ils débarquaient leurs bagages). Mais bon on avait l’impression que pas grand monde n’était là pour prendre une décision…

Bref, on a fini par décoller.

Le vol était quand même relativement plein, on a pu discuter avec des gens autour de nous, notamment avec deux frères africains venant du Ghana, qui se rendaient à New Delhi car un des deux frères devait subi une opération du cerveaux, pour se faire enlever une poche d’eau qu’il avait dans le crâne… Gloups.

Niveau nourriture, c’était pas mal, faut bien reconnaître, et niveau avion, c’était pas mal non plus : j’aime particulièrement le hublot dans les toilettes, c’est toujours sympa.

On s’est posés de nuit à Delhi (vers 4h30).

Evidemment, dans l’avion les hôtesses nous ont distribué des papiers à remplir pour les douanes et l’immigration. Et évidemment, on n’avait pas de stylo.

On se pose, on va à l’immigration, et il n’y avait au début qu’un seul gars pour tous ceux qui avaient un passeport autre que Indien. Les autres sont arrivés au bout de 10 minutes…

Ensuite, on va aux bagages, et heureusement, les nôtres sont là tout de suite. La pression retombe. On change vite de l’argent (on va en avoir besoin dans la journée), à un taux qui se révélera plus tard assez peu compétitif… On avait qu’à mieux se préparer.

Le gars de l’agence de voyage indienne avec qui nous avons réservé le chauffeur nous réceptionne directement après, et ça fait plaisir ! Il maîtrise son sujet, parle un peu français, nous rassure. Ça va mieux, déjà. Il nous présente ensuite le chauffeur qu’on aura jusqu’à Agra.

Et nous partons de l’aéroport vers Mandawa.

Le chauffeur nous explique qu’il faut 6 heures de route pour faire les 300 ou 400km qui nous séparent de Mandawa car il n’y a de la highway (prononcer « aillevè » en accent anglais indien) que sur une petite partie du trajet, et sur le reste de la route il ne peut pas accélérer.
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa (41)

J’ai des doutes sur sa non capacité à accélerer ailleurs que sur la Highway… mais rapidement je comprendrai qu’il avait raison.

Alors attention, faut voir la gueule de la highway. C’est un 2×3 voies, ou tout le monde se double de tous les côtés, où il y a tous les 200 mètres un camion en panne, tantôt sur la voie de droite, tantôt sur la voie de gauche, et où tous les 500 mètres il y a des piétons qui veulent traverser. Autant dire que la circulation n’est pas fluide, et qu’il est rare que le chauffeur puisse rouler à plus de 60km/h pendant 2 minutes.

Et faut voir aussi l’état de la route. Il y a des pans entiers où le goudron manque, ou alors avec des énormes nids de poule (que tout le monde contourne => ralentissement général).

1er jour : Delhi – Mandawa

A partir d’un moment, notre route a du quitter la highway, et passer sur une plus petite route. Là, c’était pire : on faisait au maximum du 50km/h, mais souvent on slalomait entre les camions très lents, et la petite centaine de carrioles tirées par des chameaux qu’on a croisé.

Jamais vu autant de chameaux de ma vie. Ici, ils ont pas de chevaux, mais ils ont des chameaux en pagaille. Je vais essayer de monter sur une carriole avec les chameliers afin de faire une photo à côté d’eux.

Notons aussi la grosse quantité de vaches sur le bord de la route, certaines en liberté, d’autres attachées. Je ne sais pas trop pourquoi ils les attachent, si le but n’est pas de les manger…

Enfin, gros choc concernant les détritus/déchets sur le bord des routes : on se croirait dans un dépotoir, depuis Delhi, et ça continue quelle que soit la route. A croire qu’ils jettent tous les déchets, leurs poubelles sur le bord des routes. C’est assez crade, et on se dit que si un jour ils veulent corriger ça, ça va leur faire un boulot énorme tellement y’en a PARTOUT.

On est finalement arrivé à Mandawa vers 12h15. On a déposé nos affaires à l’hôtel (on est les seuls clients, alors ils nous ont changé de chambre et nous ont donné celle qu’ils avaient de mieux).
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Hotel

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Hotel

Devant l’hôtel, un chameau. premier contact de près !
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Chameau

Nous avons été ensuite déjeuner chez Bungli, un restaurant recommandé par le Routard. Devant le resto, il y avait une vache en liberté (celles qui ont la grosse bosse), alors on a pris une photo avec.
Le déjeuner est correct, mais le reste du resto est rempli par un groupe de français. Sans abuser sur le nombre de plats (on aura pris que 1 plat chacun + un naan chacun + une bouteille d’eau chacun + jus de banane « Nassi »), ça nous coûte quand même 1109 roupies (= 9 euros)… Pas donné pour un pays apparemment si pauvre. Les restos adaptent les prix pour les touriste, à l’évidence (de toute façon, y’a que les touristes qui vont aux restos, les indiens mangent dans les petits restos de rue).

Après le déjeuner, on est retournés se coucher une heure de 14h à 15h, ce qui nous a permis de laisser passer les heures chaudes de la journée.

A 15h, nous avons commencé une visite de la ville avec le guide francophone (« Samim ») qu’on avait réservé sur proposition (insistante) du chauffeur.

On voit pas mal de Havelis (des superbes maisons avec patio),
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Haveli

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Haveli

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Haveli

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Haveli

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Haveli

un baori (un puits avec des minarets au dessus),
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Baori

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Baori

un hôtel assez cher (le Royal Rest),
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Hotel Royal Rest

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Hotel Royal Rest

puis on descend dans le centre ville, où se trouve le marché,
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Down Town

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Down Town

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Down Town

ainsi qu’un mosquée.
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Mosque

Nous remontons ensuite par le fort de Mandawa,
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Fort

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Fort

2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Fort

puis, nous revenons à notre hôtel en passant par le restaurant Monica.
2014-03-07 Inde Shekawati Mandawa Monica Restaurant

Le guide nous explique qu’il y a 15% de musulmans à Mandawa, et 85% d’hindous, mais que ça les gênent pas trop d’aller dans les temples hindous quand même.

A 17h30/18h on est rentrés à l’hôtel pour faire une pause avant de partir dîner le soir au Monica Restaurant, lui aussi conseillé par le Routard. Après une petite pause internet, nous nous y rendons. Au moment de partir, il fait déjà nuit (la nuit tombe vers 18h, donc c’est pas étonnant), et une petite chouette viens se poser pas loin à côté de nous ! Elle reste un petit moment, pas du tout effrayée. C’est la première fois qu’on en voit une « libre » aussi longtemps !

Nous allons donc au resto. Le guide nous demande si on veut de la bière. Je répond que non, que je n’en bois pas, notamment car je suis très fatigué suite à la nuit blanche du voyage. Par contre, le guide me dit que lui il en boit des fois, mais juste un fond (tiens, moi qui croyait que les musulmans ne buvaient pas de bière).

Je prend un Chicken Afghani (= c’est un poulet grillé avec de la panure et un peu de piment : c’est excellent), et Caro prend un Chicken Byriani (poulet avec du riz, très bon aussi). On prend aussi un dessert, un pancake banane (c’est en fait une crêpe avec des morceaux de banane dedans et un lit de confiture de fruits mixés, parfum ananas, fraise et kiwi. Caro aime beaucoup). Bilan, le restaurant est beaucoup mieux que celui de ce midi (et en plus on paye moins cher, sans trop savoir pourquoi : 985 roupies= 11,6 euros).

Tous les billets de ce voyage :

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