Ebook : Christine Albanel commande un rapport

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La ministre de la culture Christine Albanel souhaite « anticiper » l’arrivée sur le marché de l’E-book pour ne pas la « subir », contrairement à celle du téléchargement de la musique et des films via le net.

Elle a donc commandé un rapport sur la question, afin de savoir quelles décisions prendre (ou pas) pour gérer cette nouvelle consommation.

On entend même que la mort du livre est envisagée, à la manière de celle aujourd’hui constatée du CD audio.
Ebook | Image ZDnet
MAIS :

  • La différence entre un journal/livre papier et un CD, c’est que pour en profiter, il faut faire attention au CD (et donc éviter de le toucher), alors qu’il faut saisir et tourner les pages du périodique ou de l’œuvre littéraire. Vient donc une vraie différence : il y a un rapport aux livres et aux journaux, un plaisir physique, une sensation, un toucher (on aime les pages glacées des magasines ou la texture veloutée ou très fines de certains livres), rapport totalement inexistant sur le format CD.
  • La lecture sur format papier n’est pas la même que celle sur un écran. Ce qui implique d’ailleurs que beaucoup de gens impriment leurs document avant de les lire. Bref : le format papier n’est pas prêt de mourir car il offre une sensation visuelle différente du format numérique (même si les marques vendant des Ebooks assurent que leur produit offre une qualité de lecture optimale). De même d’ailleurs que le format Vinyl n’est toujours pas mort.
  • Enfin, le format d’un livre, d’un journal, le fait qu’ils soient des objets inertes et, pour majorité, des objets non fragiles fait que Monsieur-tout-le-monde les préférera dans une certaine quantité de cas : Quelqu’un imagine-t-il une table remplie d’ebooks chez le coiffeur/dentiste/médecin ? Un ebook à côté de la cuvette des toilettes chez soi ? Brûler un ebook pour allumer son barbecue ? Remplir sa bibliothèque d’ebook ?

Bref : Le format papier a cela de formidable qu’il constitue un objet, ce qui le différencie d’une copie numérique. Et l’objet peut être associé à des sentiments, à des habitudes, d’une manière de vivre avec complètement différente que celle d’un engin électronique. On remarquera d’ailleurs ici que l’enjeu de la différence entre le format original et sa copie numérique reviens souvent en ce moment (HADOPI en fait partie) : le DivX contre le DVD Collector, les mp3 contre l’album/le Vinyl et sa pochette, la photo numérique contre celle imprimée.

On comprendra donc que, pour revenir au problème de l’ebook, il y a de très forte probabilité qu’il ne soit qu’un outil d’appoint, qui permette de se passer du format papier classique lorsque celui-ci n’est pas pratique (en voyage, dans les transports, etc.), mais certainement pas de le remplacer. Un outil complémentaire, en quelque sorte.

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