Le duo XHTML/CSS sauvera-t-il la planète internet ?

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« C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. » C’est sur ce constat que l’on risque de revenir, devant les exigences croissantes de réductions des consommations électriques de la sphère informatique et internet mondiale.

En effet : le web consomme, et pas qu’un peu. Je ne me souviens plus où j’avais lu ça (Édit : et ), mais la consommation d’électricité liée aux serveurs est en croissance forte, ce même si les constructeurs de machines et de matériel informatique rivalisent de bonnes idées pour réduire la consommation de leur serveurs, ou bien augmenter les capacités des serveurs pour une même consommation (ce qui reviens au même, hein).

Par ailleurs, la raréfaction des ressources naturelles induit une augmentation de leur cout (la loi de l’offre et de la demande), et entraine une migration des utilisations d’énergies vers des énergies dépendant moins de planète, comme l’électricité. Cette migration a pour conséquence une augmentation des prix de celle-ci, et donc amène les décideurs à s’interroger sur les solutions de réductions des couts à ce niveau.

Quelles solutions pour consommer moins d’électricité ?

Attention : je ne suis pas expert. Mais je vais tenter, avec les éléments que j’ai, de mener une réflexion sur le sujet.

Il est acquis qu’un serveur consomme lorsqu’il est en fonctionnement. De surcroit, on peut admettre que ces derniers consomment davantage lorsqu’ils fonctionnent plus, c’est à dire que la consommation d’électricité d’un serveur est liée aux calculs effectués par son/ses processeur(s) (c’est à vérifier).

Or, le web voit des langages différents, qui induisent des exécutions plus ou moins lourdes côtés serveurs : ainsi, une page générée ponctuellement nécessitera plus de ressources qu’une page statique non générée. Ceci permet de hiérarchiser les langages par consommation qu’ils induisent : le duo XHTML/CSS non généré (statique) est donc celui qui est à priori le moins gourmand. Après, des langages comme PHP, Python, Ruby, qui sont des langages exécutés côté serveur, seront moins économiques.

Le Flash, lui, s’en sort bien, puisqu’il consiste en le téléchargement d’une application par le client, et l’exécution chez le client de cette application : en fait, avec Flash, on allège le serveur, mais pour autant, pas sûr que le bilan écologique total soit meilleur.

Ainsi : on voit une réelle opposition entre un web généré et un web statique. Le web statique permettant d’économiser des ressources serveur tout en garantissant une rapidité accrue, justement car on fait l’économie du temps de calcul de chaque page.

Je crois donc que des petits plugins de création de cache, comme WP-SuperCache ou WP-Cache (pour WordPress), ont un bel avenir devant eux.

Plus largement, je crois que les langages lourds comme le Flash ou le Silverlight vont se heurter à des exigences de baisse des couts d’utilisation. Encore plus largement, on peut se poser des questions quant aux contenus multimédia (photos, vidéos, musiques), qui occasionnent souvent des retraitements (chez l’hébergeur, qui réencode le contenu par exemple) ainsi que des exécution (de Flash pour les musiques et les vidéos, par exemple) et donc de la consommation d’énergie.

Je reste donc sur une interrogation : en lisant l’article sur Read Write Web de Fabrice Epelboin, je me suis dit qu’il y avait dans le discours d’Al Gore une contradiction. En effet : faire coïncider le Web 2.0 (source de davantage de consommation de contenus riches, et de consultations de pages générées) avec la réduction de la consommation d’énergie électrique ne va pas être simple. Au moins cela donnera-t-il peut-être un but au web 2.0 : « se développer en respectant l’envirronement » pourait en être un. Qui sait ? Avec le web 2.0, peut-être pourrions nous faire mieux que ce que l’homme a fait depuis la révolution industrielle.

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2 commentaires sur ce billet

  1. Fabrice dit :

    Hello,
    tout d’abord, merci pour le lien 🙂

    En pratique, le discours d’Al Gore est incomplet, il faut regarder ses propositions en matière de politique énergétique, qui consistent à proposer aux Américains de passer à 100% d’électricité issue de source non fossiles (charbon, pétrole…) d’ici 10 ans, ce qu’il compare à l’objectif fixé par Kennedy en 1960 d’aller sur la lune. Il a un plan détaillé pour cela, chiffré a 400 milliard de dollars…

    Al Gore ne se fait pas d’illusion sur la capacité des américain à consommer moins d’energie, mais il a des idées sur les sources…

    Le but qu’il souhaite succiter au web2 n’est pas de respecter la planete, mais d’aider à la sauver, c’est bien plus grandiose encore (et probablement un peu optimiste, il faut bien le reconnaitre, mais les américains, avec l’election d’Obama viennent de vivre un moment d’action civique extraordinaire… sait on jamais…).

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  2. kroozai dit :

    C’est pas mon site tout pourri qui va tuer la planète ^^.
    je ne sais pas si je peux le donner mais c’est un site qui rassemble mes exposés et projets de Génie Mécanique. http://kroozai.free.fr

    MWA je sauve la planète xD !

    (si c’est hors charte, excuses moi Louis :$)

    RépondreRépondre

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