Chine, Jour 11. Emei Shan

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Après une nuit assez froide et bruyante (la pluie était battante, et ça s’entendait), mais pas si mal, nous avons « complété » notre ascension du Mont Emei en passant deux petites heures au sommet. Sachant que nous, réflexion faite, nous n’avons pas tant souffert de la montée que ça. Certes j’avais le Bouddha de Leshan dans les jambes, ce qui m’a rendu douloureuse la montée finale du mont Emei, mais il faut savoir que certains montent le mont depuis tout en bas (ça prend 3 à 4 jours, à raison de 15 km de montée par jour), et ça, je suis content de ne pas avoir eu à le faire ! Cependant, et pour ne pas se dire que nous n’avions fait que le sommet, nous avons redescendu une partie du chemin à pied (mais nous n’étions pas mécontent quand ça s’est arrêté).

Lendemain matin, lever 6h pour aller voir le lever de soleil (ou ce qu’il en reste). L’avantage c’est que notre hôtel est à moins de 100m à pied en dessous du Jinding Peak. Donc on y est en quelques minutes. Au moins, ce qui a été monté la veille n’est plus à faire !
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En haut du Jinding Peak (= sommet d’or en chinois) est installée depuis 2006 une statue de 48m de haut, représentant Samantabhadra. On parle de Bouddha d’or, aux 4 faces et Dix Directions.
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Sur le Jinding Peak, il y a aussi un temple recouvert d’or.
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Ce temple en or est double, il en a un plus petit au dessus (on peut entrer gratuitement dans les deux, mais les photos sont interdites).
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Sur le Jinding Peak, on trouve enfin un bâtiment argenté, mais… Il ne contient que des boutiques, vendant majoritairement des « spiritual goods » (car l’Emei Shan est une des 5 montagnes sacrées du Bouddhisme)
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Alors que voir au Jinding Peak ? En premier, l’attraction est « la mer de nuages » que l’on voit ici au deuxième plan.
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Encore la mer de nuages (sea of clouds).
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Zoomé, ça donne ça.
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Au loin, on aperçoit le Wanfo (Ten Thousand Buddhas summit) qui est en fait le vrai sommet (3099m) de l’Emei Shan, car plus haut que le Jinding Peak (3079m). On ne peut y accéder que par un train à monorail, mais qui était fermé quand on y était.
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Une dernière photo du Jinding Peak et on redescend.
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Après avoir fait le checkout de notre chambre d’hôtel, on redescend le chemin que j’avais eu tant de mal à monter la veille au soir. Et comme ça dure, ça dure, je comprend pourquoi j’ai mis tant de temps à monter. En tout on mettra 1h30 pour redescendre ce que j’avais mis 2h la veille pour monter (et finalement c’est pas tant que ça vu ce que j’en ai chié).
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Sur le chemin, on recroise les singes (des macaques tibétains, une espèce endémique de Chine).
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La veille, lors de notre passage en montée au même endroits, ils avaient été très agressifs.
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On comprend pourquoi : des employés du parc sont chargés de veiller à ce que les singes ne soient pas trop embêtants avec les gens qui passent. Et ces employés arrêtent leur service à1 7h.
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Comme nous sommes passés à peu près 2h plus tard, les singes savaient bien qu’ils pouvaient aller plus loin avec nous !
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Et pour la petite histoire, on vous dit partout de prendre des bâtons de bambou pour, en les tapant au sol, éloigner les macaques, mais rassurez-vous : ceux-ci sont loin d’être idiots, et ça ne leur fait plus beaucoup peur…
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Et pourquoi ils embêtent les gens qui passent ? Réponse : Pour avoir de la nourriture !
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Les gens qui montent au peak en emmènent souvent dans des sacs plastique avec eux (les magasins sont très très chers en haut), donc les macaques espèrent récupérer une partie des vivres !
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Arrivés au point où nous avait déposé le bus hier, nous remontons dedans pour descendre. Mais nous nous arrêtons à l’arrêt suivant (et donc pas au terminus du bas). En effet, on va repartir sur l’EmeiShan via le temple de Wànnián.
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Après être monté jusqu’au temple de Wànnián en cableway, puis avoir marché une petite dizaine de minutes, on arrive au temple. En fait on parle en chinois de Wànnián Si, qui signifie « Monastère de la Longue Vie ».
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Le temple de Wànnián est le plus ancien de la montagne Emei. Il aurait été reconstruit au IXe siècle, mais je ne sais pas de quand il datait précédemment. On représente souvent le temple de Wànnián en dessinant notamment son « Pavillon des Briques ». Ce pavillon est reconnaissable notamment par son dôme avec des stupas tout autour. C’est le seul bâtiment qui serait resté après un incendie dans le temple en 1945.
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Le temple Wannian est dédié à Samantabhadra, le boddhisattva de la vérité et protecteur de la montagne (et en l’occurrence le même que l’on trouve en haut du Jinding Peak). Une statue datant de 980, en plein dans le Pavillon des Briques, faite de cuivre et de bronze le représente sur un éléphant blanc. Elle pèserait 62 tonnes, et serait haute de 8,50m.
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Dans le temple Wannian, on trouve aussi des petits bassins remplis de tortues (de Floride?).
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On repart du temple, la pente est raide.
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Une bonne heure plus tard, on arrive au Pavillon Niuxin, ou Qingyin (j’ai vu les deux inscriptions). Sur certaines traductions anglophones disponibles sur place, on lit même « Music Pavillion ».
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Ce « Pavillon du Son Pur », est nommé comme cela en raison du son soit-disant cristallin que ferait le torrent passant en dessous quand il ricoche sur la roche l’entourant.
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Et ce son cristallin s’entendrait le mieux une fois qu’on l’écoute depuis un des multiples petits pavillons situés autour du temple.
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Le torrent en dessous du temple est très joli car il donne des couleurs très claires, bleutés.
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On continue notre marche vers la station de bus. Elle devait officiellement se trouver à 500m du Pavillon du Son Pur. Je pense que c’est davantage 2km que 500m.
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Revenus en ville, nous profitons du temps qu’il nous reste pour aller visiter le temple parait-il le plus joli, celui de Baoguo.
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Ce temple, datant du XVIe siècle, renfermerait un bouddha de porcelaine de 1415 faisant 3,5m de haut. Pas trouvé.
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Le bouddha se trouverait près de la bibliothèque, pas vu non plus.
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