Japon – Jour 8 : Kyoto Est et Sud-Est : Fushimi Inari Taisha, Ginkaku-ji et Kiyomizu Dera

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Ce matin, je me réveille vers 6h30 parce que je n’arrivais pas à dormir. Un problème à régler en plus avec mon boulot donc ça ne contribue pas à l’apaisement. Nous partons finalement manger vers 7h40 : l’hôtel offre le petit dej, mais nous ne savons pas de quoi il est constitué exactement.

En fait, il s’agit d’un buffet, mi-occidental (avec pâtisseries, certes pas fameuses, mais ayant au moins le mérite d’exister), et mi-japonais. Il semble que les japonais de l’hôtel sont déjà tous là, et ils ont l’air de préférer le petit-déjeuner japonais. Comme il n’y a pas beaucoup de places libres, ils n’hésitent pas à partager leur table à plusieurs même s’ils ne se connaissent pas ; chacun regardant dans son assiette et mangeant à l’évidence le plus vite possible. La bonne ambiance. Cette capacité à se mettre à la même table que des parfaits inconnus et à manger le plus vite possible en regardant son assiette se retrouve assez souvent au Japon, nous l’avons vu déjà plusieurs fois, dès qu’en fait les japonais n’ont pas beaucoup de temps pour manger (quand ils ne sont pas là pour le loisir ou les vacances, en fait).

Nous parvenons quand même à prendre le train vers Kyoto de 8h46, qui nous amène un peu avant 9h à destination. Le temps d’arriver à l’auberge de jeunesse pour déposer nos valises, il est 10h15. L’auberge nous dit que notre chambre est déjà disponible, mais pas encore faite, donc on peut s’y rendre pour poser nos valises. On en profite pour planifier notre journée à Kyoto : nous allons essayer de visiter la partie Est et Sud-Est, en commençant par le Fushimi Inari Taisha (pour prendre la photo des torii en enfilade, une des photos les plus connues du Japon).

Pratique : il est sur la même ligne de train que celle qu’on a pris pour venir, donc pas besoin de payer pour s’y rendre car nous avons le pass JR.
Japon - Kyoto Train JR

Une fois sur place, nous nous rendons compte qu’il y a énormément de monde. Nous passons les temples à l’entrée, afin d’accéder à l’enfilade de torii. Ils y a en plus de 3000 alignés, ils forment des allées couverte jusqu’en haut du mont Inari (238m d’altitude, donc pas énorme). En tout cas, il y a tellement de monde sous les torii que nous piétinons pendant pas mal de temps.
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha

Plus l’allée monte, plus la densité de gens baisse… car beaucoup de gens finissent par en avoir assez de monter les marches, et comme il y a sur le chemin des petits hameaux-étape avec vue sur Tokyo et buvette (et vendeur de glaces), beaucoup de japonais s’arrêtent à une de ces étapes et rebroussent chemin une fois leur glace consommée.

Pour ne rien arranger, il fait assez chaud : une bonne vingtaine de degrés, et une certaine humidité. Evidemment, nous ne l’avions pas prévu, et nous étions venus avec nos manteaux, donc ça plus le fait de monter les marches, ça n’aide pas à se rafraîchir !

Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha

De surcroît, il y a toujours quelqu’un devant ou derrière nous qui empêche de faire des photos avec l’enfilade vide de touriste ! C’est rageant (c’est pas du aux autres touristes, simplement, il est pas loin de midi et il y a du monde). Nous montons, à chaque fois espérant qu’on pourra prendre une photo sans personne, mais à chaque fois il fini par y avoir quelqu’un. Quelque fois on réussi à avoir l’enfilade vide, mais en quelques secondes on voit quelqu’un apparaître et on ne peut plus prendre la photo sans personne.

Caroline n’est pas trop d’accord pour monter encore plus à chaque fois car son genoux lui fait de plus en plus mal à chaque marche et elle a peur pour la descente (ça lui fait beaucoup plus mal à la descente qu’à la montée).

Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha

Bref, à force de monter un peu plus à chaque fois, nous arrivons à un croisement nous indiquant qu’on est aux trois cinquièmes de la montée, et qu’il reste 15 minutes de montée pour arriver au sommet. Donc on se dit que c’est pas si horrible de finir, et que ce serait dommage.

Le sommet se révèle assez décevant. Il n’y a pas de point de vue (alors qu’on en avait eu sur la montée), il y un autel comme on en a déjà vu d’autres le long de la montée. D’ailleurs nous ne rendons pas compte tout de suite que c’est le sommet, mais en voyant deux affiches, on découvre qu’on y est effectivement, et on fait des photos devant. A l’évidence, on n’était pas les seuls à ne pas avoir compris tout de suite parce que plusieurs autres touristes présents commencent à faire comme nous et à se prendre en photo devant l’affiche indiquant qu’on est au sommet !

Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha

Nous redescendons par l’autre chemin que celui par lequel on est monté et, peut-être parce qu’il est midi passé (et que tout le monde doit chercher à prendre son déjeuner) ou parce qu’on est sur la dernière portions de la montée, il n’y a plus vraiment grand monde et on peut désormais prendre pas mal de photos sympas des enfilades de torii.

Caro a vraiment mal au genoux, donc la descente lui est difficile, même en allant assez lentement.

Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha
Japon - Kyoto Fushimi Inari Taisha

Nous finissons quand même par arriver en bas, et nous reprenons le train (vers 13h49), ce qui nous fait arriver à 14h à la gare de Kyoto.

Japon - Kyoto Train JR
Japon - Kyoto Train JR
Japon - Kyoto Train JR

Nous enchaînons en prenant le bus nous emmenant à l’Est de Kyoto, au temple Ginkaku-ji (le pavillon d’argent). Le trajet se révèle assez long voire lent, car le bus est plein à craquer, qu’il prend tous les feux rouges et qu’il s’arrête à chaque arrêt même si le bus est déjà plein et que tout le monde va sortir à la fin de la ligne.

Au Ginkaku-ji (dont le nom officiel est Jisho-ji), vers 15h, nous sommes entourés d’écoliers avec leurs professeurs, ça court de tous les côtés, ils crient, s’amusent ; même s’ils ne sont vraiment pas méchants, ça tranche un peu avec l’aspect zen du pavillon. Ce temple a été construit en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, qui voulait rivaliser avec le pavillon d’or (le Kinkaku-ji), construit par son grand-père Ashikaga Yoshimitsu. Son intention était de couvrir le pavillon d’argent, mais à cause de l’intensification de la guerre Onin, qui avait éclaté quelques années plus tôt, en 1467, la construction a été arrêtée et le pavillon n’a jamais été couvert d’argent. Le bâtiment, qui devait être un monument ostentatoire, est maintenant pris en exemple pour montrer le raffinement dans la simplicité de la culture japonaise. Beaucoup de Japonais pensent qu’il est plus beau que son homologue doré.

Pour autant, la visite du pavillon est sympathique, même si assez courte (le lieu n’est pas excessivement grand). Le soleil commence à tomber (la nuit tombe à 17h20 en ce moment), et la lumière rasante empêche de prendre un certain nombre de photos.
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji

On voit notamment le Kō getsudai, le tas de sable symbolisant le mont Fuji, avec à côté le « jardin de sable » (Ginshadan) qui représenterait les vagues et la mer.
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan
Japon - Kyoto Ginkaku-ji Ko Getsudai Ginshadan

La visite continue via un chemin qui remonte le long de la colline derrière le temple, ce qui permet d’avoir une vue en hauteur du temple, avec la ville de Kyoto en arrière plan. Cette colline est joliment boisée d’érables aux feuilles rouges magnifiques.

Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji
Japon - Kyoto Ginkaku-ji

A 15h30, nous sommes sortis et nous continuons à pied pour prendre le chemin des philosophes (ou chemin de la philosophie), qui débute juste à la sortie du Ginkaku-ji. C’est assez décevant, et je m’imaginais mieux. Il s’agit tout au plus d’une jolie promenade au bord d’un court d’eau.
Japon - Kyoto Chemin de la philosophie
Japon - Kyoto Chemin de la philosophie
Japon - Kyoto Chemin de la philosophie
Japon - Kyoto Chemin de la philosophie
Japon - Kyoto Chemin de la philosophie
Japon - Kyoto Chemin de la philosophie

A l’issue du chemin (il fait un bon kilomètre), nous marchons une quinzaine de minutes pour rejoindre un arrêt de bus. On attend le bus, qui arrive plein à craquer. En parvenant à s’insérer dedans, on se fait emmener jusqu’au Kiyomizu Dera (un des trois temples les plus visités de Kyoto). Là encore, sur la petite ruelle qui monte jusqu’au temple, la quantité de touristes est impressionnante : nous devons limite jouer des coudes pour parvenir à avancer jusqu’au temple.

Ce qui est bizarre, c’est que nous voyons beaucoup de filles en tenue traditionnelle japonaise (kimono et sandales) visiter le temple. Nous en avions déjà vu au Ginkaku-ji, mais là c’est vraiment flagrant. A se demander si ce n’est pas une tradition ou un des événements particulier de leur vie qui occasionne qu’elles utilisent cet habit. Peut-être est-ce du à la proximité du quartier Gion (où se trouvent les geishas).

Le temple Kiyomizu Dera est intéressant visuellement pour sa pagode à l’entrée (nous avons droit aux couleurs douces du coucher du soleil), et pour son mode de construction : il repose sur une plateforme à 13m de hauteur à flanc de colline, soutenue par 139 énormes piliers de bois.
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera

A l’intérieur, pas grand chose à photographier, surtout qu’une grande partie du temple est en travaux. Donc nous prenons pas mal de photos de l’extérieur, pendant la nuit fini de tomber.

Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera
Japon - Kyoto Kiyomizu Dera

Nous reprenons ensuite le bus afin de rentrer à la gare. Une fois arrivés, il fait totalement nuit, il est 18h30, nous flânons un peu dans les boutiques du centre commercial devant la gare. Caro trouve une doudoune comme elle voulait chez Uniqlo, puis nous cherchons à manger.

Sans trouver quoi que ce soit qui nous convienne, nous revenons à l’auberge, où nous leur demandons si ils ont des conseils pour des restaurants. En parallèle, nous regardons quels restaurants sont bien notés sur TripAdvisor : on en trouve un à 600m que l’auberge nous conseille également, donc nous nous y rendons.

C’est un petit restaurant genre cantine populaire où l’on croise des gens normaux comme des gens en costard-cravate qui sortent du travail avec leur sacoche. Les gens partagent leur table, mangent sur un bout de table le plus vite possible, comme au petit déjeuner à Nara en somme.

Nous nous faisons attribuer une table où quelqu’un mange déjà, mais en cinq minutes il est déjà parti. Viennent deux autre personnes qui sont ensembles : elles aussi mangent très rapidement et s’en vont avant nous. Caro prendra un verre de saké pour goûter : c’est plutôt bon et très peu alcoolisé, en fait.

Nous rentrons le soir à l’hôtel après être passé au 7-eleven pour acheter de quoi se faire un petit-dej demain (l’auberge n’en propose pas), puis nous faisons une lessive pour renouveler notre stock d’habits propres car celui-ci vient à se tarir.

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