Comment un photographe a généré plus de 100 000$ grâce à Facebook

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Quand vos clients deviennent vos publicitaires, votre hobby peut se transformer en un « vrai » travail.
Simon Owens a intérrogé Craig Finlay sur la façon dont FaceBook est devenu un acteur majeur dans son business des photos de mariages. Seulement, pour Craig Finlay, Facebook n’est pas seulement un facteur important de son business, c’est la principale source de revenu.

Le cas de Finlay est un cas d’école du pouvoir du marketing social. Jusqu’à 2010 la photographie n’était qu’un passe temps. Il était un passionné pratiquant l’exploration urbaine, ce qui consiste à entrer illégalement dans les bâtiments abandonnés et photographier leurs intérieurs. Simon Owens l’a accompagné dans l’un de ces « voyages » au cours de l’année 2009. Ce trip était dans une petite ville de l’Illinois, dans un collège abandonné depuis plus de 10 ans.

L’expérience a été d’après Simon Owens : « surréelle », il a suivi Finlay dans son travail, passé de pièces en pièces et photographier les salles de lasses laissées telles quel, sans préoccupation pour tout ce qui pouvait rester sur les lieux. En descendant à la cave ils ont même trouvé une pièce éclairée par une ampoule nue. Finlay a alors expliqué que lorsque de telle surface était libérée les propriétaires ne coupaient que rarement l’électricité car ils espéraient pouvoir les revendre très rapidement. Ces bâtiments sont simplement considérés comme « vides ».

Finlay a travaillé comme reporter pour un petit journal local de l’Illinois pendant un an. Ceci l’a amené à prendre très souvent des photographies pour illustrer ses articles. La plupart du temps son travail photographique n’était pas rémunéré. La notion financière n’entrait pas en ligne de compte pour lui, c’est sa femme qui l’a convaincu que son travail méritait d’être rémunéré. En fait d’après Finlay, sa femme a eu l’idée de monétiser son travail, alors que Finlay nettoyait son matériel. Lui demandant combien il avait investi dans son matériel (près de 5 000$) elle avait alors posé la question de la monétisation de son travail.

Le choix de faire de la photo de mariage s’est imposé par lui même, Finlay était à mi parcours de sa thèse à l’Université de l’Indianna, du coup les mariages ne gênaient en rien son emploi du temps professionnel. Les premiers mariages n’ont cependant pas généré beaucoup de revenus. Un de leurs amis leur a demandé de photographier leur mariage, gratuitement en tant que cadeau de mariage. Ensuite un autre couple l’a payé 200$. Le mariage qui a lancé à proprement parlé sa carrière a été le mariage d’une amie de la mère de sa femme. Cette femme était coiffeuse, et bien qu’il n’a pas été  beaucoup rémunéré au sens pécuniaire, sa réputation a fait un bond phénoménal.

Le bouche à oreille est d’une importance énorme, tout fonctionne quasiment qu’avec ça. Un mariage en amène un autre et ainsi de suite. De fil en aiguille Finlay a développé son activité au point de passer professionnel. A l’occasion d’une prise de vue d’un couple, Finlay a vu son carnet de commande se remplir d’un coup : toutes les demoiselles d’honneur étaient fiancées ! De plus c’est en publiant ces photos sur une page FaceBook (la page de leur entreprise : Soda Fountain Photography) que Finlay a rencontré son succès. Les mariés en ayant posté ces photos sur leurs murs ont déclenché une campagne de pub exceptionnel ! Chaque invité au mariage est allé se tagger sur les photos, ils ont ainsi posté à leur tour les photos sur leurs murs et permit la publication des photos vers d’autres personnes.

C’est à partir de ce moment que Facebook est devenu leur source principale de revenu. Très simplement, après les prises de vue des mariages, Finlay et sa femme les postent sur FaceBook et tag les mariés, recréant ainsi le cercle vertueux des tags en chaîne des différents invités, se faisant ainsi connaître d’avantage de tag en tag. Les photos étant watermarquées, les internautes peuvent touts le temps identifier le photographe derrière l’objectif, d’autant plus que Finlay a ajouté une option de contact à ses photos (en cliquant dessus une pop-up vous permet de les contacter).

Cette stratégie a si bien marché que le couple a réussi en moins d’un an, le pari de transformer un hobby en une affaire bénéficiaire gérénant un chiffre d’affaire à 6 chiffres. Nous sommes début décembre et Soda Fountain Photograpy affiche déjà un agenda rempli jusqu’à l’année prochaine. Demandant initialement 800$ pour photographier un mariage, le couple demande maintenant 3 500$ pour un package complet. Finlay ne revient pas aujourd’hui sur la facilité de dévelopement de son activité, pour lui s’est comme si quelqu’un avait développé FaceBook seulement pour développer l’activité des photographes.

Via Niemenlab

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Un commentaire sur ce billet

  1. Yohann dit :

    Une histoire bien agréable, comme quoi notre métier de photographe de mariage est bien un métier à part entière, reste à trouver du business!

    RépondreRépondre

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