Déballage d’un SSD Sandisk Ultra de 120Go

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Sandisk m’a proposé (via l’agence Text100, que je remercie également) de tester un SSD Ultra de 120Go. Les caractéristiques le destinent pour le grand public : un prix de 150€ pour 120Go, mais avec une connectique Sata 2 et des débits d’entrée/sortie alléchants : 280 Mo/s en lecture et 270 Mo/s en écriture. Bon, d’après les recherches que j’ai faites sur le web, en fait il s’avère que les disques durs classiques ont à peut près les même débits de transferts, mais que la différence se fait sur les Input/Output Per Second, et c’est là qu’on peut commencer à comparer. Ainsi, la duplication d’un répertoire sur un même disque dur chez moi se faisait à un débit d’environ 12Mo/s (c’est un 5400rpm), alors que j’ai pu obtenir des débits lors d’une duplication sur le SSD d’environ 75 à 80Mo/s, soit donc au mieux 8 fois supérieur à ce que j’avais sur un SSD. J’admets qu’il serait bon d’étayer ces résultats avec ceux pris sur un disque dur 7200rpm.

Pour autant, sachez que le Sandisk est équipé du contrôleur SandForce SF-1222, dont TopAchat en dit que :

Les Vertex 3 d’OCZ ainsi que tous les SSD basés sur les contrôleurs SandForce SF-2000 font partie des meilleurs choix même associés à des mémoires NAND en 25 nm (la technologie DuraWrite réduisant l’usure). Ils sont excellents en IOPS et supportent le SATA 6 Gbps avec de très gros taux de transferts.

Bref, c’est pas si mal, notamment en terme de rapport qualité/prix.

Achetable notamment sur Amazon, Pixmania, RueDuCommerce, TopAchat.

Je passe au déballage

(au passage je note que Sandisk vend également des SSD Ultra, avec les même caractéristiques d’entrée/sortie, mais avec une capacité de 60Go à un prix moindre, à savoir 86 euros ici)

Le SSD, au format 2.5 pouces :

Le boitier, avec au dessus le SSD qui n’attend que d’être vissé 🙂

LE boitier à gauche, puis la connectique eSata, puis USB, puis celle apportant le courant. En haut, on distingue les 4 petites vis.

La connectique du boitier : USB, eSata et l’entrée de courant (au passage, pas sûr qu’elle soit réellement utile dans le cas du SSD : pour mes tests, je ne l’avais pas branché parfaitement, et j’ai constaté que cela fonctionnait quant même. Je suppute que le SSD fonctionne même sans adjonction de courant. C’est plutôt une bonne chose.)

Voilà le boitier prêt à recevoir le SSD :

Le SSD est maintenant vissé sur la carte (via 4 petites vis fournies avec le boitier) :

On met la carte dans le boitier, et l’on visse les deux dernières vis pour fixer la carte avec le boitier…

Tout est donc maintenant prêt pour le branchement !

Et une fois branché, c’est reconnu tout de suite et sans aucun problème par Windows Seven :

Malheureusement, ce que je craignais s’est confirmé : le SSD est limité ici par le port eSata, et donc il ne peut révéler ses vraies capacités à cause de la connectique utilisée ici. C’est de ma faute : j’avais dis aux gens de Text100/Sandisk que je n’aurais pas de PC dans lequel réaliser ces tests via un petit changement de disque dur. Il se trouve que entre temps, j’ai pu avoir la main sur un PC qui pourrait faire l’affaire. Je mettrai donc à jour ce billet (ou j’en referai un autre avec de plus amples tests) au moment où je les aurait fait.

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6 commentaires sur ce billet

  1. Thomas dit :

    Il faut bien admettre que pour utiliser les SSD, il faudra un jour oublier les bus disques classiques pour se connecter directement sur le bus PCI.

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  2. Vincent dit :

    La comparaison avec un 7200 rpm n’aurait pas changé énormément les résultats, on peut se baser sur 100 iops pour un 7,2K et 80 iops pour un 5,4K. Les SSD sont quasi tous au dessus de 50K iops. Quand bien même les performances d’un disque SSD au format sata3 sont déjà époustouflantes, c’est sans comparaisons avec les cartes directement sur bus PCI-e. Les serveurs qui en bénéficient ont des perfs à faire mal au crane sur des bases de données par exemple !

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  3. Louis dit :

    @Thomas et @Vincent: a ce propos justement, j’ai entendu qu’il existait deux types de serveurs : les serveurs donc les HDD sont remplacés par des SSD mais toujours sur des « bus disque classique » (SATA 2 ou 3), et d’autres (plus chers) sur lesquels les SSD sont montés directs en PCI. Mais c’est pas le même prix.

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  4. Thomas dit :

    En effet, tu as les cartes de type IO Fusion sur bus PCI avec des IOPS en centaines de milliers : http://www.fusionio.com/platforms/iodrive2/

    Dans le même genre d’esprit, NetApp intègre une technologie Flash Cache (ex PAM) qui place ce genre de stockage entre la mémoire cache et le disque. Elle permet aussi d’avoir toutes les métadata rapidement accessibles. Un L2ARC ZFS à la sauce NetApp
    http://www.netapp.com/fr/products/storage-systems/flash-cache/flash-cache-tech-specs-fr.html

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  5. Louis dit :

    @Thomas: Pour le reste, je ne vois pas encore beaucoup de constructeurs (à part Apple et autres Sony -mais seulement pour certaines gammes) qui proposent des SSD comme stockage internes des PC, alors que c’est un nouveau vecteur de rapidité (et de confort d’utilisation).

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  6. Thomas dit :

    Et les chromebooks, c’est du cochon ?

    Sinon, Gizmodo a testé un SSD de 1 To : http://goo.gl/hfdMV

    Ca me rappelle toujours cette présentation chez Sun (sniff) où ils montraient un monde dans lequel le moindre périphérique pourraient contenir plus d’informations que l’on ne saurait produire dans sa vie.

    Une vision avant l’heure du débat bits vs atomes
    Perso, ça me manque maintenant, il n’y a plus de société informatique à la recherche philosophique…

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