5 façons par lesquelles le Google Nexus S (aka Nexus Two) pourrait briser le contrôle des opérateurs

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Les rumeurs de l’annonce d’un nouveau Google phone commencent à faire beaucoup de bruit. La date du 8 novembre est revenue pas mal de fois, elle correspondait à l’événement presse Samsung. Eh oui, alors que le premier Google phone était fabriqué par HTC, la fabrication de la seconde mouture devrait être confiée à Samsung. Taylor Wimberly du site AndroidAndMe a d’ailleurs cité plusieurs sources allant dans ce sens là. Il faut souligner aussi que Samasug a déjà vendu près de 5 millions de son smartphone Galaxy S, et il a démontré à cette occasion sa capacité d’adaptation aux divers opérateurs. Or comme le Nexus One, le Nexus S/Nexus Two aura peu de chance de faire changer les choses sur le marché de la téléphonie, à moins que des changements soient fait d’ici là.

Voici 5 éléments qui pourraient changer la donne, et permettre au Nexus S/Nexus Two de réussir là où le Nexus One avait pêché (lire : Google voulait « donner » le Nexus One débloqué pour 99$, mais les opérateurs téléphoniques l’en ont dissuadé).

Etre multi-compatible. Le Nexus One se déclinait en plusieurs modèles suivant les quatre grands opérateurs américains, qui utilisaient des fréquences 3G différentes. Or, comme l’explique Kevin Tofel sur GigaOM, les consommateurs américains choisissant d’abord leur opérateurs et ensuite leur téléphone, le Nexus 2 devra s’inspirer de la stratégie choisie par Nokia pour la commercialisation de son N8. Celui-ci fonctionne sur l’ensemble des réseaux 3G et utilise les standards GSM. Comme Verizon et Sprint utilisent la technologie CDMA (qui fonctionne sans carte SIM) en lieu et place de la technologie GSM, il faudra que le Nexus 2, s’il veut rencontrer un grand succès, soit compatible avec ces deux technologies. C’est possible, et ça s’est déjà fait. Par ailleurs, Google pourrait s’inspirer, pour développer ses ventes à l’étranger, des choix récents d’Apple et notamment de son accord passé avec Gemalto pour la création d’une SIM intégrée.

Garder un Nexus Two « naturel ». Il serait préférable que le Nexus 2 conserve l’interface Android de base, car bien que pour beaucoup d’utilisateurs cela soit un inconvénient (l’interface pouvant être moins jolie que celles proposées par les constructeurs, notamment HTC Sense), il s’agit plutôt d’un avantage. En effet les interfaces personnalisées peuvent gêner les mises à jour du logiciel, même si aujourd’hui la plupart des mises à jour des smartphones sont organisées par les opérateurs.

Remplacer la subvention de l’opérateur par une subvention Google. Les consommateurs américains, comme les français, ne sont pas habitués à acheter leurs téléphones plein pot. Les opérateurs subventionnent d’ailleurs largement leurs appareils proportionnellement à la durée d’engagement qu’ils proposent. Ils tiennent ainsi les consommateurs captifs. Pour que le Nexus 2 change la donne, il va falloir que Google prenne en charge cette subvention, contrairement au Nexus One qu’ils ont vendu « nu ». D’autant plus que Google peut se le permettre : ils ont fait, le trimestre dernier, $7,29 milliard de bénéfices grâce à leur revenus publicitaires. Google a par ailleurs souvent déclaré que a publicité mobile lui apportait $1 milliard à elle seule. Donc même en étant en limite de rentabilité pour ce qui est du hardware, ils devraient pouvoir se rattraper sur la publicité.

Adapter le processus de vente. Google avait presque réussi à se libérer des opérateurs, en vendant son smartphone depuis internet. Pour aller plus loin dans l’agressivité du processus de vente, Google pourrait même « donner » son smartphone à chaque internaute qui en ferait la demande sur internet. Le prétexte ? Proposer de récupérer les anciens téléphones des consommateurs, pour les recycler en échange de ce nouveau smartphone.

Changer votre partenaire. Bien que ces approches pourraient commencer à réduire le contrôle des opérateurs, il y a encore de grosse difficultés à surmonter : les partenaires d’Android pourraient facilement se sentir menacés par le téléphone de Google qui serait vu comme un concurrent immédiat. Il est clair que le Nexus One n’a pas été une menace, ceci est dû notamment au fait qu’il a rencontré un très faible succès auprès des consommateurs.

Quoiqu’il en soit, il ne faudrait pas que le Nexus Two soit perçu comme une menace par les autres constructeurs qui ont recours à l’OS Android pour leurs smartphones. Ceci est d’autant plus vrai que les possibilités de différenciation entre les constructeurs utilisant Android sont quasi illimitées. Ces différences peuvent être de l’ordre du logiciel, comme ce qui se passe avec les différentes interfaces comme Motorblur, TouchWiz et Sense qui sont respectivement les interfaces des constructeurs suivant : Motorola, Samsung et HTC. Mais elles peuvent être aussi de l’ordre du matériel, un smartphone comme celui que serait entrain de nous con-coqueter Sony Ericsson, à savoir le Playstation phone. Ce dernier ne souffrirait en effet en rien de la présence d’un Google Nexus Two.

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