Même uTorrent a son AppStore désormais

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uTorrent (ou µTorrent) certainement un des clients BitTorrent les plus populaires, vient de lancer une nouvelle version de leur programme (la version « Griffin » téléchargeable sur leur Labs), or celle-ci inclut des extensions. µTorrent dispose donc d’un App Store. Et, ce qui est plus étonnant, c’est que uTorrent n’est pas la seule application a s’ouvrir une plateforme d’extension : celles-ci commencent à pousser comme des champignons !  

Des applications pour Torrents

Une de ces applications est un scanner de virus gratuit, qui permettra de s’assurer que l’on télécharge des fichiers sains et non infectés.

µTorrent a fait le choix de ne pas choisir pour ses utilisateurs, puisque ces nouvelles possibilities prennent la forme d’extensions. L’utilisateur reste donc totalement libre de les installer ou non. Cela aurait bien été différent si µTorrent avait le choix de les inclure directement dans le logiciel.

Des App Stores non conventionnels

uTorrent n’est pas le seul programme, cette année, à avoir lance son “App Store”. En effet un peu plus tôt, le réseau social Foursquare avait fait de même en lançant sa propre AppStore : App Gallery. Cet App Store propose une dizaine d’API basées sur le réseau social. A l’image de la catégorisation sur les smartphones, ces applications sont elles aussi classées en catégories comme « Mobilité », « Jeux », (…) et bien d’autres. Ce qui peut paraître surprenant c’est que Foursquare était initialement une application (donc elle-même appartenait à l’App Store).

Cependant il y une autre application qui lance elle aussi sa plateforme d’extension, il s’agit de Lavar Reality Browser. C’est un navigateur pour Android et iOS permettant la réalité augmentée. Le contenu de cette nouvelle plateforme comporte des AR expérience que les marques mettent en ventes sur Layar.

Des App Stores qui remplaceraient Internet ?

Et n’oublions cette année l’annonce du lancement de Intel’s Appup ; une plateforme d’application dédiée aux netbooks. L’idée est de proposer cette plateforme en « white label » et de laisser le client le personnaliser à l’envie. Présenté en janvier lors du Consumers Electronics Show de Las Vegas, Intel en avait profité pour annoncer quelques partenariats à ce sujet.

Un autre App Store intéressant : le nouvel App Gallery pour Google Analytics, site Web de suivi des visiteurs. Il compte plus de 30 applications jusqu’à présent, y compris les widgets, gadgets et autres applications de collecte de données de business intelligence, mais aussi de gestion de reporting, d’audit et bien plus.

Ensuite, il ya Rackspace Cloud, un service d’hébergement en cloud computing, qui a lancé en février dernier « un App Store inverse. »
Vous avez par ailleurs les opérateurs de téléphonie qui tentent de récupérer quelques miettes d’un marché fort juteux (7 milliards de dollars en fin d’année dernière), lancé il y a quelques années par Apple. Verizon, par exemple, a lancé le « Vcast App Store », où les clients peuvent acheter des applications (le paiement se faisant sur la facture suivante de l’abonné).

Ce billet est une traduction libre d’un billet de ReadWriteWeb.

Edit de Caroline : Attention ce billet ne se veut en aucun cas une attaque contre l’App Store, il s’agit juste de faire remarquer que le terme commence à se galvauder et qu’il perd de son sens à être utiliser pour tout et n’importe quoi. Et puis peut être que de cette multiplication des applications, on peut tirer une réflexion sur nos sociétés : la simplification intellectuelle comme temporelle des processus. Comme si les gens n’étaient plus capables d’aller chercher l’information seuls, ce qui implique prendre le temps de chercher.
Ce mouvement peut s’avérer très pratique et faire gagner du temps, cependant il peut à mon sens s’avérer dangereux. Il est en effet possible de craindre que les utilisateurs adoptent une attitude passive et donc une restriction aux seules applications proposées. Cela peut fortement influer sur l’ouverture d’esprit des utilisateurs et leur capacité à découvrir d’autres choses.
Par exemple dans le cas d’Intel, où le centre AppUp dirige les propriétaires de sur un portail unique pour installer leurs application, au lieu de les laisser aller sur Internet choisir ce qu’ils ont envie d’installer. Même Apple empêche ses utilisateurs de trouver de meilleures applications en les limitant à l’App Store.

Edit de Louis : Effectivement, le mouvement des App Store se démocratise à tous les types d’applications (même celles qui proviennent d’un App Store, comme on l’a vu avec FourSquare et Layar), ce qui n’est (je pense) pas plus mal. Au final, qu’à-t-on ? Pour moi, je vois l’ouverture de plateforme, plus ou moins libres (a ce niveau, voire la différence entre les extensions Firefox et les Apps de l’AppStore), plus ou moins contrôlées, plus ou moins différemment monétisées, mais en tout cas les marques commencent à comprendre qu’elles ne peuvent assurer la popularité de leurs produit qu’en assurant une certaine compatibilité avec des « idées » extérieures, idées pour lesquelles les marques ouvrent une plateforme, ou fournissent un SDK.

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